[Avis] Never Say Regret, de Lau Gwok-Ho

Titre : Never Say Regret / Miu Fooi Hang Dung
Année : 1990
Durée : 1h26
Origine : Hong-Kong
Genre : Action / Guerre
Réalisateur : Lau Gwok-Ho

Acteurs : Yukari Oshima, Dick Wei, Max Mok, Shum Wai, Eddie Ko, Shing Fui-On, Kara Hui, Chow Kung, Chui Jing-yat, Fong Yau, Peter Yang, Yim Chau-Wa

Synopsis : Yukari Oshima est une jeune japonaise qui doit se rendre en Chine populaire. A son arrivée à la frontière, elle est arrêtée pour possession illicite de drogue mais elle a été piégée. Elle est directement envoyée en prison. Son père, un riche homme d’affaire, décide de négocier avec les autorités chinoises. Voyant que cela ne mènera à rien, il envoie une troupe de mercenaires pour tenter de faire évader la jeune femme…

Avis de Cherycok :
Casting impressionnant et faible budget, voilà les deux maitres mots de Never Say Regret, un petit film méconnu mais qui ressemble malheureusement à tant d’autres sortis à la même période. On est vraiment dans du vu et revu et ça va être le gros problème du film tant tout est classique à souhait à part une ou deux petites scènes. Et c’est dommage car on sent qu’il y avait du potentiel et une envie de faire quelque chose.

Chorégraphié par l’équipe de cascadeurs de Yuen Biao (qui n’a à son actif que 3 films), les scènes d’actions vont être tout de même l’attrait principal de Never Say Regret. Assez absentes dans la première moitié si ce n’est deux petits combats avec Yukari Oshima uniquement là pour réveiller le spectateur, la deuxième partie est bien plus fournie. Même si l’ensemble est sans grands éclats, entendez par là sans cascade de la mort qui tue ou chorégraphie de malade, on se retrouve quand même avec quelque chose de bien emballé, avec des combats assez réussis dans l’ensemble, Yukari Oshima et Dick Wei oblige, même si on regrette que ce dernier ne nous délivre pas quelques uns de ses kicks surpuissants dont il a le secret. Dommage également que Kara Hui ne participe à aucun affrontement, se contentant de faire l’apeurée et de se cacher, tant on sait qu’elle peut être efficace quand il faut balancer quelques tatanes.

Mais il y a quand même un gros problème, c’est que la plus part de ces combats se déroulent la nuit et qu’il est parfois difficile de cerner ce qu’il se passe. Alors c’est sur que la qualité exécrable de la bande qui m’a permis de voir ce film n’a pas aidé, mais tout de même, ne pas savoir qui finit vivant à la fin d’une scène d’action tant c’est sombre, avouez que c’est gênant non ?
Never Say Regret finit tout de même sur un bon point en termes d’action, avec une des rares scènes sortant un peu du classicisme dans lequel le film est empêtré, le final complètement bourrin où Max Mok, mitrailleuse lourde à la main, décime des soldats chinois par pack de 10, un régime chinois qui en prend d’ailleurs plein la tête tout le film, ouvertement critiqué à plusieurs reprises.

Néanmoins, Never Say Regret ne nous laisse pas sur une impression négative. Facile à regarder, avec un déroulement simple malgré des personnages pas assez développés, et correctement emballé dans son ensemble, le film est un divertissement sympathique qui risque de ne pas rester dans les annales mais qui sur le coup arrive à nous faire passer 1h30 sans prise de tête. C’est déjà ça de pris non ?

Note : 5.5/10

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Supavince
4 mai 2012 7:21

Même si ça fait un bail que je l’ai vu, il me reste quelques bribes de souvenirs. C’est bon signe! 🙂

Martin
Martin
4 mai 2012 8:22

manifestement Guesar a encore craqué son slip sur celui là …  :/