[Avis] How to Pick Girls Up!, de Wong Jing

Titre : How to Pick Girls Up! / 求愛敢死隊
Année : 1988
Durée : 1h31
Origine : Hong Kong
Genre : Chasing girls movie
Réalisateur : Wong Jing

Acteurs : Stanley Fung, Eric Tsang, Maggie Cheung, Wong Jing, Wilson Lam, Elizabeth Lee, Chingmy Yau, Ellen Chan, Sandra Ng, Charlie Cho, Law Ching Ho, Margie Tsang, Kathie Chow, Jeffrey Ho, Hui Ying Sau.

Synopsis : 3 célibataires à la recherche de l’amour, vont de déconvenues en déconvenues. Ils vont faire la connaissance d’un animateur de radio spécialiste en problème de cœur qui va les coacher et leur apprendre l’art de la séduction pour vaincre le signe indien de chacun.

Avis de Supavince:
How to pick girls up! est l’une de ces nombreuses comédie estampillée « chasing girls movie » qui ont surfé sur la mode lancée par le studio Cinema City (fondé par Dean Shek, Karl Maka et Raymond Wong) avec leur film justement intitulé Chasing Girls dans lequel Dean Shek joue le rôle du dragueur lourdingue… Un énième film sur le sujet donc, qui plus est produit par les studios Shaw Brothers, ces mêmes studios qui avait justement du mal à faire face à la concurrence de la Cinema City et autres Golden Harvest parce qu’ils peinaient à se renouveler. La preuve en est ici une fois de plus avec cette petite comédie réalisée par Wong Jing. Oui mais voilà : c’est du Wong Jing ! Cet homme à tout faire du cinéma de l’ex-colonie britannique sait comment s’y prendre pour nous servir quelque chose de divertissant avec du réchauffé.

Alors, qui sont ici les losers de la drague ? Et bien ils sont 3, voir même 4 si on considère leur formateur. Eh oui ! Car c’est trois losers que sont Stanley Fung, Wong Jing et Wilson Lam, avec chacun leurs défauts qui ne leur permettent pas de trouver chaussures à leur pied, vont par le hasard des choses tous se retrouver lors d’un événement commun et tomber sur un homme (Eric Tsang) qui va les prendre sous son aile et les coacher pour enfin réussir à atteindre leur objectif ! Rien que le fait de savoir que c’est Eric Tsang qui va les initier à l’art de la séduction est déjà drôle en soit. Le petit grassouillet qui ne ressemble à rien, qui est odieux avec sa propre copine (Sandra Ng) est tout sauf crédible en tant qu’expert en séduction et c’est ce côté décalé qui fait mouche.

Le comique de situation est plutôt bien exploité, chaque scène est sujette à alimenter les situations cocasses et les acteurs ont de la répartie. La scène introductive en est un bon exemple. Stanley Fung dont le défaut est d’être violent et d’envoyer chier tout le monde. Quand sa belle famille lui est présentée par sa copine, bien sûr ça part en cacahuète et il décide de foutre tout le monde à la porte ! Sauf qu’il n’est pas chez lui mais chez ses beaux parents !

Le professeur de drague Eric Tsang devra faire passer des exercices pratiques à ses poulains. Stanley Fung tombera amoureux d’une prof de cours du soir (Elizabeth Lee). Wong Jing quand à lui, une vraie poule mouillée, est attiré par une star de cinéma au caractère bien trempé (Chingmy Yau) et Wilson Lam, qui joue les beaux gosses de service, trop timide, essayera de faire craquer la jeune Maggie Cheung. Bien évidemment, ils arriveront tous à leurs fins. Tout est convenu d’avance, mais l’intérêt du film réside vraiment à suivre les bouffonneries de chacun. De plus le casting est plus que sympa et bien équilibré, tant du côté masculin que de celui de la gente féminine. La prestation notamment d’Ellen Chan dans un rôle de trouble-fête n’en laissera pas certains indifférent…

Wong Jing nous sert ici une sympathique comédie de commande. Les gags ne volent pas très hauts mais en même temps c’est ça qui fait rire, comme la machine à baffe qui force à regarder des films de sabre SB violent, quand Stanley Fung se fait passer pour un attardé mental ou encore quand Wong Jing en danseur improvisé (avec du poil à gratter dans son costume), interprète une chorégraphie magistrale avec des danseurs de la TVB sur fond disco de la 5ème symphonie de Beethoven… Un grand moment!

Ça ne révolutionne pas le genre, mais l’ambiance distillée est vraiment bonne et le casting aux acteurs tous plus cabotineurs les uns que les autres, nous font passer un agréable moment.

Note : 6,5/10

Supavince

Épris d’une faim insatiable de découvrir de nouvelles choses, toujours en quête de raretés en tout genre et de films injustement oubliés. Hong Kong reste son espace de jeux préféré, mais il n'est pas contre quelques polars coréens bien nerveux ou encore apprécier un masseur aveugle occire ses adversaires à l’aide de son sabre dissimulé dans sa cane…

6 Comments

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  1. Wong Jing et Eric Tsang se ressemblent sur certains screens ^^

     

  2. Rooh tu vas pas dire qu’ils se ressemblent tous! :p

    Oui, c’est vrai, le même type de petit rondouillard! ^^

  3. Il a l’air rigolo en tout cas ton film, même si les comédies HK, je ne les regarde pas n’importe quand, l’humour étant assez particulier, je sais quand je dois m’y lancer ou pas ^^

  4. c’est une comédie que j’aimerai bien voir !!

  5. Franchement j’en attendais rien non plus, j’avais juste chargé ça dans mon mobile pour mater ça dans le train et passer le temps, et j’ai pas vu le film passer. Comme je dis ça vole pas bien haut mais c’est couillon et assez subtil (parfois) à la fois.

  6. Aaah mais il m’a l’air pas mal du tout ce petit film ! ^^ Roh la la les captures quand même. Y a l’air d’avoir du level. Merci pour la découverte Supavince. 😉 Un p’tit Wong Jing aussi décrié qu’il soit, ça le fait toujours.

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