[Avis] Enter the Game of Death, de Lee Tso-Nam

Un précieux document permettant l’invasion de la Chine est aux mains d’un homme sans scrupule. Ce document a été caché au sommet d’une tour et pour y arriver, il faut affronter 6 épreuves. Un seul homme en est capable, Wang. Japonais, allemands et traîtres s’affrontent dans une lutte sans pitié pour obtenir ces plans. Wang vaincra-t-il les six épreuves ? Récupèrera-t-il le précieux document ?

Avis de Cherycok :
Après la mort de Bruce Lee en 1973, des dizaines et des dizaines de films mettant en scène des sosies (plus ou moins ressemblants) de celui-ci ont vu le jour, les réalisateurs voulant parfois soit faire perdurer le mythe, soit juste se mettre des sous dans les poches. On a donc vu défiler des Bruce Li, Bruce Lei, ou encore Bruce Le dans des films aux titres aussi farfelus que par exemple Bruce Lee fait la Java à Bornéo, Bruce Lee contre Superman ou encore Bruce Lee en Nouvelle Guinée.

Ici, c’est à Bruce Le (plus ou moins ressemblant selon les angles de vue) que nous avons à faire et dans un film qui reprend la trame telle que l’avait vue Bruce Lee avant sa mort, un aventurier qui pénètre dans une tour, qui monte un à un les étages et doit affronter les combattants qui en ont la garde. Le film sort d’ailleurs la même année que le Game of Death de Robert Clouse, sous le titre de Enter the Game of Death.
Ici, c’est un document ultra secret qu’il va devoir récupérer car celui-ci permettrait l’invasion de la Chine par les japonais. En plus donc de cette épreuve de la tour, on a le droit en parallèle à cette petite histoire d’espionnage entre chinois, japonais et allemands qui tous veulent ce précieux document. Mais tout est uniquement prétexte à des combats.

Et des combats, il y en a, et un paquet en plus. Sur 1h22 de film, il doit y avoir 1h de combats, voire plus, ça ne laisse pas une grande place au scénario, mais à vrai dire, là n’est pas l’intérêt. En effet, il ne peut pas y avoir 2 minutes de film sans qu’un combat arrive, et ils arrivent parfois n’importe quand ! Notre héros fait son footing, il se fait attaquer. Une fois ses ennemis réduits en miette, il reprend son footing, mais 30 secondes après, des ennemis lui tombent à nouveau dessus. Et c’est à peu près comme ça pendant la première demi-heure.
Puis il arrive enfin dans cette fameuse tour, qui va remplir à elle seule une bonne demi-heure. Et c’est aussi la meilleure partie. Bruce Le va devoir affronter un adversaire par étage, aussi puissants que farfelues. Il va commencer par combattre une sorte de moine, interprété par le toujours impressionnant Lee Hoi San (Young Master, Project A), véritable expert en Wing Chun ; un vieillard expert en nunchaku (dont le passe temps favori est d’éteindre des bougies avec son arme favorite), un gars qui ne se réveille que lorsque la lumière ambiante est rouge (!?!), un espèce de mastodonte barbu, un peu bourrin sur les bords,… Mais le meilleur reste quand même de ce combattant, vêtu en peau de serpent, qui pratique la technique du serpent (il rampe même par terre), et qui se bat avec des serpents.
Il s’en sert de fouet, il étrangle Bruce Le avec, il leur coupe la tête d’un coup de dent pour asperger Bruce Le de sang, et encore d’autres réjouissances de ce style. C’est d’ailleurs un des grands moments de n’importe quoi du film.
Puis comme si ce n’était pas assez, à peine sorti de cette tour, d’autres gars vont lui tomber dessus, mais cette fois-ci, ce ne sont plus des japonais, mais des occidentaux. Cela prouve d’ailleurs une fois de plus la haine des chinois envers les japonais dans un premier temps, mais aussi envers les occidentaux. Il va se retrouver aussi vers la fin à affronter Bolo Yeung (Bloodsports, Tiger Claws 1 et 2), le demi-boss de l’histoire, qui, avant d’aller aux USA, a joué dans bon nombre de petits films de kung-fu, dont pas mal de faux Bruce Lee.

Ces combats sont donc très nombreux et occupent les 9/10ème du film, et il faut avouer qu’ils sont vraiment pas mal du tout. Bruce Le est un artiste martial hors pair et nous le prouve dans chacun des combats du film, c’est d’ailleurs le cas aussi de Bolo Yeung et de chacun des adversaires que notre héros rencontre dans cette tour. Ces affrontements sont dans le plus pur style Bruce Lee, plus placés sous le signe de la rapidité et la nervosité que des chorégraphies.
Ce n’est d’ailleurs pas la seule chose empruntée aux films du Petit Dragon. Citons par exemple l’ensemble jaune que Bruce Lee portait dans Game of Death (que Tarantino a utilisé pour son Kill Bill) que Bruce Le porte pendant les ¾ du film ; certains extraits musicaux et bruitages provenant de des films de Bruce Lee ; certains coups ou enchaînements de coups ; le héros qui se bat contre un adversaire noir le dépassant de trois têtes (comme Kareem Abdul Jabaar dans Game of Death) ; le héros qui se fait griffer aux mêmes endroits que Bruce Lee dans Enter The Dragon ; et j’en passe…

Mais bon, il faut avouer que même si ce n’est pas du vrai Bruce Lee, le plaisir est là grâce à d’innombrables combats de très bonne facture et de nombreux clins d’oeils (pillages diront certains) aux films du Petit Dragon. Ca reste néanmoins du bon gros Z comme on les aime, mais c’est sans doute un des meilleurs bruceploitation. Rien que pour ça, c’est à voir !

 

 

 
Titre : Tnter the Game of Death / Les 6 Épreuves de la Mort / King of Kung-Fu / La Colère du Dragon /
Année : 1978
Durée : 1h22
Origine : Hong-Kong / Philippines
Genre : Fake Bruce Lee’s Flik

Réalisateur : Lee Tso-Nam / Lam Gwok-Cheung / Joseph Velasco

Acteurs : Bruce Le, Bolo Yeung, Lee Hoi-San, James Nam, Chu Chi-Ling, Pok Tung-Lung, Kim Wang-Kuk, Robert Kerver

  


1 Comment

Add a Comment
  1. C’est le seul fake de Bruce Lee que j’ais vus, et pourtant il m’avais motivé a en voir d’autres.
     
    Bien sympas, au deuxime degré evidement.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *