[Saga de Films] Watchers (1988-1998)

Si certaines sagas deviennent cultes avec le temps pour des raisons X ou Y, comme Chery le disait dans son dossier Tremors, d’autres tombent dans l’oubli et se retrouvent dans les bacs à 1 euros des supermarchés pour une raison simple : c’est nul ! Watchers, c’est un peu ça ! Au départ donc, il y avait le roman de Dean Koontz, renommé Chasse à Mort lors de sa sortie en France. Un roman culte de 1987. Rapidement, les droits cinéma sont vendus. Malheureusement, c’est Roger Corman qui récupère les droits. Il en fera quatre adaptations sur 10 ans, reprenant à chaque fois la même histoire (le chien intelligent et son nemesis monstrueux qui s’échappent d’un labo, le chien qui se réfugie chez le héros, la traque, le dénouement), en changeant plus ou moins à chaque fois des données, en changeant le héros. Seule constante : c’est toujours fauché et le monstre est toujours raté ! Mais au moins, on aura quelques têtes connues : Michael Ironside dans le premier, Marc Singer dans le 2, Mark Hamill dans le 4. Maigre consolation. Tour d’horizon de la saga.


WATCHERS :
Travis est un jeune de 16 ans sans histoire, qui sort avec Tracey. Une vie banale jusqu’à ce qu’une explosion retentisse dans un labo de recherche non loin de là. Un chien génétiquement modifié et super intelligent s’échappe, ainsi qu’un monstre, qui n’a qu’un seul but : tuer le chien. Le chien trouve refuge chez Travis, et Lem et Cliff sont envoyés pour tuer les deux créatures.

Watchers, c’était un des films de ma jeunesse, même s’il trahissait le roman de Dean Koontz. Oui, Travis est un garçon de 16 ans dans le film, et il était un adulte doué dans le roman. Lem, le personnage joué par Michael Ironside, est à l’opposé du roman, tout comme son coéquipier. Oui, le film se déroule sur quelques jours et non des mois. Oui, le monstre est peu développé et peu intelligent. Pas grave, Kubrick a bien trahit Shining en faisant le film, et son film est un chef d’œuvre. Je lançais donc Watchers espérant retrouver la nostalgie de mes jeunes années. Et là, Concorde Presents ! Oui, Watchers est une production Roger Corman. Mais au moins, ça commence cash, une explosion au labo, et direct, on est dans le bain. Un chien super intelligent et une créature monstrueuse s’évadent d’un labo. Vue subjective du monstre (ah les économies), plan large sur le chien. Immédiatement, on lance deux agents du gouvernement à leur poursuite. Le noir de service, donc on sait par avance qu’il va mourir (bingo) et Michael Ironside, fort habitué à jouer les méchants depuis Scanners de Cronenberg en 1981. L’instant d’après, on nous présente le héros. Corey Haim, après avoir échappé aux vampires dans le sympathique Génération Perdue en 1987 retrouve sa petite amie dans la grange. Puis fatalement, le monstre débarque, puisque le chien a trouvé refuge dans le camion conduit par notre héros, nommé Travis. Et tuera le père de sa petite amie. Watchers, s’il a indéniablement le cachet d’une série B voit Z, ne perds pas de temps en bavardage inutile.

Et ce malgré la mise en scène souvent maladroite de Jon Hess, loin d’être un bon réalisateur si on se fit à sa carrière, car outre Watchers, on lui devra dans les années 90 Alligator 2 (mon dieu) et Excessive Force, petit film d’action oubliable peuplé de têtes connues de la série B (Lance Henriksen, Tony Todd). Puis le métrage se calme pour enfin nous expliquer ses enjeux donc. Le chien est surdoué, comprend les humains, sait tout faire (jusqu’à écrire sur un ordinateur avec un crayon dans la gueule pour appuyer sur les touches, jusqu’à jouer au scrabble), et la créature monstrueuse sortant tout droit d’une autre production Corman n’a qu’un seul but : tuer le chien. Et à partir de là, finit les péripéties, les personnages, Watchers s’en tient à ce qu’il doit être à l’écran : une série B pas plus bête mais pas plus intelligente que les autres. Le monstre avance, souvent en vue subjective, tuant un peu tout le monde présent sur les lieux où était le chien, que ce soit des jeunes en forêt, un prof au lycée. Travis lui ne fait que fuir, accompagné de sa mère (car il a 16 ans) et de super chien. Les deux agents du gouvernement à leur poursuite ont toujours un train de retard, sinon le film se terminerait bien trop vite.

Voilà, Watchers, au cinéma en tout cas, c’est une banale série B qui ne fait pas trop réfléchir, qui recentre son intrigue sur des personnages pas forcément intéressants, avec un Michael Ironside qui cabotine en agent du gouvernement sans scrupules, avec un chien tout mignon qui ne fait absolument pas des trucs de chien, et un monstre peu montré, peu intelligent… Sans chercher à comparer avec le roman (que j’ai lu il y a de très nombreuses années aussi), Watchers n’a rien d’exceptionnel. Il est une série B typique de son époque qui pourra divertir si on a rien de particulier à se mettre sous la main, qui permet de voir quelques bonnes têtes que l’on aime bien au casting, et qui ne cherche jamais à faire plus ou à être plus. On sait forcément que quand le scénario introduit un nouveau lieu, c’est pour y amener plus tard le monstre et pouvoir éliminer un ou deux personnages et ainsi faire avancer l’intrigue, resserrer l’étau autour des personnages. Ni plus, ni moins. Bien moins marquant que dans mes souvenirs donc, même si dans le fond, le métrage garde un certain capital sympathie. Sans doute car il n’est pas ennuyeux, que l’on n’aura pas eu de meilleure adaptation (quoi que), ou que son casting, bien que très inégal, a de bonnes têtes. Reste que Corman, producteur super actif que l’on connaît, aura continué sur sa lancée en produisant trois suites, donc une avec Mark Hammill (Star Wars) et Lisa Wilcox (Freddy 4 et 5) et une avec Marc Singer (V)…

LES PLUSLES MOINS
♥ Une série B rythmée
♥ Michael Ironside cabotine
♥ Tous les clichés d’une époque
⊗ Un film bancal
⊗ Une mise en scène peu inspirée
⊗ Le monstre, peu montré mais peu convaincant
Watchers, c’est une pure série B made in Roger Corman, avec monstre mutant qui attaque et tue tout le monde, des méchants vraiment méchants (et avec Michael Ironside). Alors oui, ce n’est pas fameux, ça a pas mal vieillit en plus, mais la nostalgie fait que ça se regarde encore.



WATCHERS 2 :
Deux créatures s’échappent d’un labo alors qu’un groupe activiste délivre des animaux. L’un est un chien nommé Einstein, l’autre une créature immonde qui ne souhaite que tuer le chien. Paul Ferguson, militaire suspendu, est sauvé dans le désert par Einstein. Mais le monstre est à leurs trousses.

Watchers était une bien piètre adaptation du roman de Dean Koontz, au final une série B classique qui n’avait rien d’exceptionnelle mais se laissait regarder malgré tout. La présence de Michael Ironside en méchant cabotin devait aider. Roger Corman, infatigable producteur qui ne laisse jamais tomber une licence, remet le couvert deux ans après, en 1990, avec ce Watchers 2. Comment faire une suite à Watchers ? Simple, Watchers 2 n’est pas une suite, mais une nouvelle adaptation du roman, plus proche d’ailleurs. Plus réussie ? Pas vraiment non. Notre héros est plus proche de celui du roman, à savoir un militaire, et le chien, Einstein, s’évade du labo, poursuivi par l’autre, cette créature horrible qui veut absolument le tuer. Oui, la même histoire, avec de nouveaux personnages, et une nouvelle approche pour le monstre. Alors, où est-ce que ça cloche ? Bon, commençons, déjà, Corman oblige, on se retrouve devant un petit film fauché. Forcément. Dans le premier rôle, Marc Singer, que l’on connait tous pour les deux téléfilms V les Visiteurs, puis la mauvaise série qui a continué l’univers. Il tente de sauver les meubles, mais bon… Le film fait dans un premier temps quelques choix qui donnent un peu plus de substance à cette histoire, en reprenant quelques éléments du roman. Ainsi, le personnage principal est un militaire, pas un ado de 16 ans. Le scientifique à la poursuite du monstre est un peu plus étoffé que les deux agents du gouvernement du premier film. La création des deux créatures, le chien et le monstre, est également expliquée et donne un peu plus de profondeur à cette intrigue que l’on connait du coup déjà avec le premier film.

Car oui, encore une fois, il s’agira de la fuite du héros avec le chien, aidé par moment par d’autres personnages, poursuivis par le monstre qui tue tout ce qu’il croise. On retrouvera même certains éléments à l’identique, comme la capacité de Einstein (le chien hein) d’écrire sur un ordinateur en se servant d’un crayon, et tant d’autres éléments. Une version améliorée du premier film donc ? Malheureusement non, car là où ça coince immédiatement, c’est dans la mise en scène de Thierry Notz. Vous ne le connaissez peut-être pas, mais il avait commencé sa carrière en 1989, déjà chez Roger Corman, avec The Terror Within, Mutants Non Identifiés en France. Un métrage copiant Alien et contenant la même créature (le design et le costume semblent les mêmes), mais se prenant trop au sérieux, et montrant trop la créature pour que l’on puisse la prendre au sérieux. Et bien même problème ici, Thierry Notz fait le choix de montrer beaucoup trop rapidement la créature, et ça ne marche pas. On a beaucoup trop souvent l’impression de regarder un homme dans un costume en caoutchouc bien kitch. Dans certains gros plans, ça fonctionne mieux, surtout lorsque c’est furtif, mais à force de la montrer, l’effet tombe souvent à l’eau.

Et plus le métrage avance, plus le film fait des choix discutables, essayant d’humaniser un maximum sa créature, et nous donnant à l’image quelques scènes ridicules. Oui, dans la dernière demi-heure, alors que notre super Marc Singer va se préparer à affronter la créature, aidé par une jolie brune (non, ne cherchez pas, pas de plans boobs ici), celle-ci (la créature, pas la brune) va aller dans un supermarché pour faire sa racaille et voler de quoi boire (et un ours en peluche…), avant de se retrouver dans la rue avec des sans abris, en mode « sweat à capuche », buvant de l’alcool au coin du feu pour se réchauffer… Oui, je ne mens pas ! Choix discutables, peu aidés par une mise en scène qui se contente de tout nous montrer sans avoir peur de ridicule, faisant tout sombrer dans ce même ridicule. Et bien que la créature soit tout le temps à l’écran, ses méfaits eux seront souvent hors champ, ou extrêmement furtifs. Du coup, que reste-t-il à part un poil plus de fidélité envers le roman de base ? Quelques rares scènes s’en sortent encore relativement bien et relancent l’intérêt, comme la traque de la créature dans les égouts de Los Angeles, plutôt bien filmée. Pas assez pour recommander le film, pas assez mauvais pour en rire, Corman ne relève pas le niveau de la saga, mais Watchers 3 arrivera !

LES PLUSLES MOINS
♥ Un peu plus fidèle au roman
♥ Quelques rares scènes bien troussées
♥ Marc Singer de V
⊗ Le monstre bien ridicule
⊗ Trop de hors champ
⊗ Finalement, juste encore la même histoire
Watchers 2 n’est pas une suite mais une nouvelle adaptation du roman. Il réincorpore quelques éléments, on aura Marc Singer, un monstre beaucoup plus présent, mais encore plus raté.



WATCHERS 3 :
Une expérience top secrète envoie dans la jungle Einstein, le chien au QI de 175 et l’Outsider, créature difforme. Le gouvernement y envoie le général Ferguson, ancien militaire en prison, pour arrêter la créature.

Alors que Watchers 2 ne faisant qu’adapter à nouveau le roman de Dean Koontz, mais en se plantant souvent, Roger Corman, producteur de la saga au cinéma, décide en 1994 qu’il est temps de livrer un nouvel opus. En passant par la case DTV bien entendu. Aidé à la production par Luis Llosa (le réalisateur d’Anaconda), voilà que Watchers 3 décide de reprendre les mêmes éléments, de les délocaliser dans la jungle, et de tenter de relier maladroitement le tout avec Watchers 2 pour en faire une vraie suite… mais une vraie suite qui raconte toujours la même chose, et va piocher ailleurs. Einstein le super chien et son ennemi juré, l’outsider (l’autre quoi) sont envoyés dans la jungle. Un petit garçon récupère le chien, tandis que la créature va tuer tout ceux sur sa route. En Amérique, le gouvernement va chercher Ferguson (le héros du 2 joué par Marc Singer, ici joué par Wings Hauser) et l’envoyer dans la jungle pour tuer la créature. Militaires, mitrailleuses, vue subjective avec filtre, créature invisible et invincible dans la moite jungle d’Amérique du Sud… Hmmm cela ne vous rappelle pas un autre film ? Vous savez, un film génial avec le même programme réalisé par John McTiernan, avec Arnold Schwarzenegger ? PREDATOR ! Et bien voilà, bien que reprenant des personnages du 2, mettant clairement en scène Einstein le chien et la créature qui va avec, Watchers 3 ne reste qu’une copie bien pauvre de Predator.

On pourra au moins se consoler en se disant que ce coup-ci, Roger Corman n’a pas copié Alien. Peut-être pour un futur épisode dans l’espace… Bref ici, aucune surprise, on ne trouve plus grand-chose du roman de base de Dean Koontz si ce n’est les deux personnages clés, les deux expériences plutôt, et le nom du film. Le reste, c’est tout simplement du Predator du pauvre, avec les mêmes scènes clés, des personnages bien clichés mais qui n’essayent jamais de sortir de leurs clichés mais foncent dedans les deux pieds en avant, et une créature bien moche qui sera souvent montrée dans son intégralité pour faire rire. Malheureusement, le métrage, bien que très mauvais, n’atteint pas le seuil pour véritablement faire rire, il s’avère trop proprement filmé pour atteindre le niveau d’un nanar. À la place, on regarde une copie de Predator, peu inspirée, pas franchement intéressante. Alors oui, notre monstre va décimer un village, des militaires sont envoyés sur place en hélicoptère, ils avancent dans la jungle, trouveront un natif (ici un petit garçon), vont tenter de tendre un piège à la créature, l’une va tenter de l’affronter en un contre un et périra, et le héros va prendre les armes pour un affrontement final primitif. Oui oui, c’est clairement Predator sur toute la ligne.

Pour relier le tout avec le précédent, Ferguson, notre grand héros, nous racontera à un moment ses aventures dans le second film, on aura même droit à quelques flashbacks nous montrant clairement que la créature n’a pas le même look mais tant pis. La créature parlons en d’ailleurs. Avec son cri de vélociraptor du pauvre (Corman avait produit Carnosaur l’année précédente après tout), sa sale gueule filmée frontalement dés que le réalisateur le peut, ses mouvements montrant un pauvre petit cascadeur en costume essayant d’avancer comme il le peut dans l’encombrant costume, ses yeux bien fake, difficile de prendre tout cela au sérieux. La voir se déplacer si lourdement puis entendre les acteurs débiter comme quoi il s’agît de la machine à tuer ultime, silencieuse, agile, qui peut se cacher dans les arbres, dans les grottes et tout, on n’y croit du coup pas un seul instant. Consolation, de ce métrage médiocre voir mauvais à tous les niveaux, la torture ne dure que 1h20 générique inclut, le plus court de toute la saga. Accessoirement celui qui a le moins de choses à voir avec la saga. Bref, un ratage pas assez drôle pour divertir.

LES PLUSLES MOINS
♥ Sans doute avec beaucoup d’alcool, on rigole⊗ Le predator du pauvre
⊗ Non mais le costume du monstre quoi !
⊗ Maladroit et peu intéressant
Watchers 3 n’a plus grand-chose à voir, c’est Predator en moins bien et avec un chien au QI de 175. Corman, arrête pitié !



WATCHERS REBORN :
Encore une fois, Einstein, un chien de laboratoire surdoué et son nemesis, l’outsider, s’échappent. Le détective Jack Murphy va devoir, aidé par le chien et une jolie scientifique, le docteur Grace Hudson, traquer l’outsider pour venger la mort de son coéquipier.

Qui aurait cru après le désastreux Watchers 3, renommé en France O.GM. : Organisme Généritquement Meurtrier, que la saga continuerait ? C’est mal connaître son producteur Roger Corman après tout ! Quand un métrage rapporte ne serait-ce qu’un peu d’argent, une suite peut débarquer. Il est donc temps une nouvelle fois de faire honte au roman de Dean Koontz. Watchers 4, en réalité Watchers Reborn, rebaptisé en France Carnage, décide de se recentrer sur ce qui faisait en quelque sorte l’intérêt de la saga, à savoir, la relation entre Einstein le chien surdoué et l’outsider, créature monstrueuse, afin d’y amener un brin de nouveauté. L’équipe technique et les acteurs changent encore une fois, et après les villes paumées, après la jungle, voilà que ce quatrième opus se déroule à la ville, la vraie grande ville (sans doute Los Angeles). Et adieu Jon Hess ou les inconnus de l’écurie Corman à la mise en scène, c’est le spécialiste des effets spéciaux John Carl Buchler qui prend le relais. Bonne ou mauvaise chose ? Au final, ça ne change pas grand-chose, Buchler n’ayant jamais été un bon metteur en scène, mais il essaye au moins d’être généreux dans les effets qu’il montre, en fonction de son budget bien entendu. Budget qui ne doit pas être élevé sur Watchers Reborn ! Et après le carnage de la censure sur le septième opus de Vendredi 13 qu’il réalisa, et la crétinerie sans nom de Ghoulies 3, son précédent film, il a au moins plus ou moins carte blanche sur Watchers Reborn, le film étant à destination du marché de la vidéo. Pas de censure à proprement parler donc. Mais encore une fois, le budget…

Watchers Reborn, dans ces grandes lignes, raconte la même chose que les trois précédents opus. Le chien surdoué qui rencontre quelqu’un, qui va comprendre qu’il est trop doué, sera aidé par une jolie fille, ils sont traqués par une créature, par le gouvernement, et à la fin le chien sauve la journée. Après le gros copier coller de Predator dans le trois, on retourne donc à la ville, et cette fois-ci, notre héros sera un flic. Avec forcément, un passé douloureux, un penchant pour l’alcool, une envie de vengeance car son équipier meurt dés le départ. Et dés qu’il sera avec le chien, les questions et réponses, avec un aboiement pour oui et deux pour non, et un intérêt amoureux qui débarque au fur et à mesure du film. Oui, Watchers Reborn ne gagnera pas un oscar pour son scénario. Ni pour sa mise en scène d’ailleurs, anecdotique et faisant, comme les deux opus précédents, le choix de montrer très souvent la créature. Et après donc le design plutôt reptilien (et bien raté) du 3, notre monstre aura ici une gueule de yeti bien poilu, et dés qu’il apparaîtra, on aura une petite pensée pour le pauvre homme devant porter ce costume… Par contre Watchers Reborn se fait plus généreux que tous les autres de la saga au niveau des effets sanglants, même si encore une fois, on aura du bon et du moins bon.

Et surtout, on aura pas mal de plans furtifs… les limites du budget sans doute. Si ça reste donc soft, Watchers Reborn reste le plus sanglant de la saga. Étonnant par contre, le scénario accorde cette fois-ci encore plus d’importance au lien unissant nos deux créatures vedettes, et surtout sur la « psychologie » du monstre, lui donnant même la parole. Alors oui, ça fera rire, mais en soit l’idée n’était pas si mauvaise. Quelques mots sur le casting, j’aurais entendu ci et là beaucoup de mauvaises choses dessus, alors qu’au final, je l’aurais trouvé plutôt honnête ce casting. Après Corey Haim et Michael Ironside dans le premier, Marc Singer dans le 2 et Wings Hauser dans le 3, on aura droit ici à Mark Hamill, oui le fameux jedi. Que fait-il là, on se le demande bien, et si sa prestation sera loin d’être oubliable, il n’est pas non plus catastrophique. À ses côtés, on trouve la toujours craquante Lisa Wilcox, qui avait un peu disparue des écrans après avoir eu le rôle principal dans les épisodes 4 et 5 de la saga Freddy. Comme pour Mark Hamill, elle livre une prestation certes passe partout mais pas ridicule, et mieux, l’alchimie entre les deux passe plutôt bien. Pour le reste, Watchers Reborn reste un produit DTV made in Roger Corman, réalisé par tout sauf un bon réalisateur. Regardable, puis oubliable.

LES PLUSLES MOINS
♥ Mark Hamill et Lisa Wilcox
♥ Un peu plus sanglant, enfin
♥ Quelques idées pas inintéressantes
⊗ Toujours bien fauché
⊗ Les idées parfois ridicules à l’image
⊗ Encore la même histoire
⊗ Le monstre
Dernier opus de la saga, Watchers Reborn parvient à faire mieux que le précédent (pas dur), et voir Mark Hamill et Lisa Wilcox fait plaisir malgré la qualité du produit finit ! Bref, 4 films, pas une seule adaptation potable du roman.



EN BREF :
Et bien ce n’était pas fameux. Watchers fait fort puisqu’au final, aucun épisode n’est franchement bon, le monstre, qu’il ressemble au bigfoot ou à un reptile est toujours raté, qu’il soit souvent montré ou non, et au final, chaque film raconte la même chose, même si le 3 et le 4 tentent d’être des suites du 2. Einstein le chien et l’Outsider devraient en avoir marre à force de s’évader du même labo à chaque film. En tout cas, pas de remake à l’horizon, et rien de neuf dans la saga depuis 1998. C’est sans doute mieux ainsi !

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