[Film] Taarzan The Wonder Car, de Abbas-Mustan (2005)


Un ingénieur brillant tente de vendre les plans de sa nouvelle voiture révolutionnaire à une entreprise qui est prête à lui payer un bon prix… Mais ce sont en fait de véritables escrocs qui non seulement vont lui voler son invention, mais de plus l’assassiner pour s’attribuer le succès du projet…


Avis de Potscriptom :
Un nouveau film des redoutables Abbas-Mustan, les maîtres du bon goût made in India (tendance Wong Jing) avec des œuvres telles que BAADSHAH (Shahrukh Khan se prend pour Nicky Larson…), BAAZIGAR (Shahrukh Khan tue tout le monde, si…), et le mémorable CHORI CHORI CHUPKE CHUPKE (si votre femme est stérile prenez une pute à la place !) passé chez nous sur Arte (trop forts Abbas Mustan !!!) et avec TAARZAN ils n’ont de nouveau pas fait dans la dentelle puisque c’est un remake du classique de John Carpenter, CHRISTINE (oui, ils n’ont vraiment peur de rien…). Rajoutez-y une pincée de DUEL de Spielberg pour faire bonne mesure (au moins ils connaissent leurs classiques) et vous obtiendrez un joyeux portnawak comme on les aime, qui certes ne casse pas trois pattes à un canard boiteux, mais demeure amusant et assez fun pour peu que le concept de base vous interpelle (quelque part) (au niveau du vécu…).

Cela dit ça commence plutôt mal avec un premier quart d’heure assez moyen dans lequel le père du héros (Ajay Devgan) qui vient d’inventer une voiture révolutionnaire (une coccinelle à peine déguisée, ah, ah…) se fait piquer son invention (et jeté avec sa voiture au fond d’un lac) par les méchants pas beaux… Rien d’intéressant ici, si ce n’est la courte présence de l’omniprésent Ajay Devgan (qui joue dans deux films hindis sur trois, c’est pas possible autrement…) sans qui d’ailleurs, si on en croit les remerciements au début du film, le film n’aurait pas pu se faire (qui a dit « tant mieux » ?). Des années plus tard on retrouve donc son fils, un étudiant complexé avec des lunettes (pour bien imiter Keith Gordon dans CRHISTINE) qui se fait embêter par un gang de bikers crétins, tandis que débarque au lycée une méga-bimbo qui vient tout droit d’Oxford (merci KUCH KUCH HOTA HAI), et là TAARZAN vire à la comédie ado sans grande surprise ni originalité mais ça se laisse voir, les deux tourtereaux et les chansons étant assez sympathiques (et pas trop nunuches pour une fois, ça change…).

Mais elle est où la voiture alors, me direz-vous ?… Hé bien elle arrive, quand le fiston reconnaît la carcasse du prototype dans une casse, et se met en tête de la reconstruire pour rendre hommage à son père qui l’adorait (au passage on ne comprend pas pourquoi ils n’ont pas déjà retrouvé la voiture vu qu’ils ont noyé le père dedans au début, mais bon…). Et alors comme on l’attendait c’est là que part en c… (donc que ça devient vraiment hilarant !), car à partir d’une carcasse toute pourrie (de coccinelle je le rappelle) il va construire tout seul (un peu aidé par le patron de son garage où il travaille à mi-temps) un bolide monstrueux qui en remontrerait à Enzo Ferrari, enfin si on aime le style, car au niveau design frimeur et de mauvais goût on a rarement fait mieux, et je ne parle même pas de la couleur violette. Le « problème » évidemment c’est que la bagnole est toujours habitée par l’âme de son père, qui dès le premier soir va démarrer toute seule et s’en aller en ville à la recherche de ses assassins (et elle tombe pile dessus par hasard à chaque sortie, le bol quand même…), non sans auparavant avoir bien dérouillé dans une scène hilarante les méchants bikers qui embêtent son fiston…

Et là il convient de souligner LA grosse qualité du film, et franchement vu le je-m’en-foutisme habituel de Abbas-Mustan c’est hallucinant, apparemment ils ont pris un pied monstrueux à imaginer et filmer les mises à mort orchestrées par la voiture, avec une rigueur absolue dans le filmage, le découpage et le montage de toutes les scènes d’action (qui font qu’on ne regrette pas du tout d’avoir attendu patiemment que ça démarre enfin…), et ils s’appliquent tellement que certains passages sont aussi réussis que dans le film de Carpenter (si !!!), qui l’eût cru ?… (Moi, mais je suis très fort c’est pour ça…). Sans compter qu’à la fin la voiture pète les plombs, littéralement : elle explose en morceaux mais se reforme aussitôt (façon T-1000 dans TERMINATOR 2 !), puis se transforme en sous-marin (!) pour aller sauver le héros qui est (encore ?!) en train d’être noyé par le méchant, et quand celui-ci s’enfuit avec son hors-bord elle le poursuit en ROULANT SUR L’EAU, la totale (!!!!!)…

LES PLUS LES MOINS
♥ Un joyeux n’importe quoi
♥ Les mises à mort de la voiture
♥ Les scènes d’action
⊗ Le premier quart d’heure
⊗ Le côté comédie pour ado par moments

Bref, comme je le disais un joyeux portnawak infaisable ailleurs qu’en Inde, dommage que l’histoire reste assez anodine sinon la note aurait été bien meilleure, surtout grâce aux excellentes scènes d’action, mais en l’état ça demeure tout à fait acceptable pour une soirée entre potes… Et pourquoi ça s’appelle TAARZAN au fait ?… Non là je renonce, je n’ose même pas le dire, vous le découvrirez bien assez tôt.



Titre : Taarzan The Wonder Car
Année : 2005
Durée : 2h42
Origine : Inde
Genre : Action / Fantastique
Réalisateur : Abbas-Mustan
Scénario : Lalit Mahajan, Sunny Mahajan

Acteurs : Ajay Devgn, Vatsal Sheth, Ayesha Takia, Farida Jalal, Pankaj Dheer, Sumeet Pathak, Amrish Puri, Sadashiv Amrapurkar, Shakti Kapoor, Mukesh Tiwari

Taarzan: The Wonder Car (2004) on IMDb


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Auteur : Postscriptom

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