Des chercheurs travaillent toujours sur la recherche d’une certaine forme d’immortalité, et un sérum issu de ces recherches fonctionne parfaitement. Enfin à peu près, car s’il provoque bien la régénération immédiate des cellules, il est également doté d’un effet secondaire menant à une agressivité excessive. Un des spécimens du laboratoire, un anaconda mutant, va parvenir à mettre sa cage en morceaux et à s’échapper dans la nature…
Avis de Cherycok :
Anaconda 3 a beau n’avoir reçu que des mauvaises critiques, il a pourtant été un succès en termes de ventes de DVD. Oui, les films d’animaux géants, ça marche bien en vidéo. Il était donc nécessaire de sortir le 4ème film, tourné dans la foulée avec la même équipe technique, au plus vite, pour surfer sur le succès du 3. C’est donc en 2009 que débaroule dans toutes les bonnes crémaillères, mais aussi sur SyFy toujours sur les bons coups pour des films avec des animaux géants en CGI moches. Le succès est de nouveau au rendez-vous, avec encore plus de ventes, et un cinquième film est même envisagé, mais le scénario sera remanié et il deviendra le crossover Lake Placid vs Anaconda (2015). Et ce quatrième opus alors, s’il a si bien marché, est-ce que cela veut dire qu’il est bien ? Que nenni ! C’est même tout l’inverse. Mais au moins on se marre.

L’histoire d’Anacondas 4 se déroule quatre ans après les évènements d’Anaconda 3, afin d’expliquer la floraison de l’orchidée sanglante qui, selon les faits présentés dans Anaconda 2, fleurit tous les sept ans. Le film mélange les trois intrigues principales des trois films précédents : un groupe d’anthropologues, l’orchidée sanglante et un serpent mutant. L’intrigue est un poil plus fournie que le film précédent, et on a moins cette impression de remplissage, même si ce qui se passe à l’écran n’est guère passionnant au final. C’est générique à souhait, prévisible au possible, et ça manque vraiment de folie ou de second degré. Le serpent est là, il ne se nourrit même plus des humains, il se contente de les tuer les uns après les autres, sans raison particulière. Certains personnages ne servent d’ailleurs à rien du tout (le groupe dans le SUV) si ce n’est de servir de chair à canon. Le serpent semble se téléporter tellement il est tout le temps au bon endroit pour croquer de l’humain. Au bout d’un moment, l’histoire que le film avait essayé de mettre en place au début passe à la trappe et plus personne ne semble en avoir rien à faire. Ça multiplie les personnages au point qu’on se demande parfois d’où ils sortent, les scènes s’enchainent maladroitement, ça multiplie les sous-intrigues au point que le film n’a presque plus besoin de l’anaconda, et même le réalisateur semble en avoir assez de ce qu’il est en train de faire. Ça expliquerait le fait qu’il ait voulu quitter cette entreprise en plein tournage, avant d’accepter de continuer après que les producteurs aient décidé de lui donner une rallonge. Les personnages sont encore plus stupides que dans les films précédents, prenant toujours la décision qu’il faut pour se faire croquer, en plus de ne pas savoir ni tirer, ni même viser. C’est d’ailleurs assez fendart de les voir tirer vers le haut alors que le serpent est à un mètre de hauteur… Aucun bon sens, aucun skill, ils ne servent pas à grand-chose.

De toute façons, le scénario défie toutes les lois de la génétique et de la logique avec cette histoire de sérum capable de faire repousser une tête à un serpent qui vient de se la faire couper. Donner aux anacondas des rangées de dents surdimensionnées et la capacité de se régénérer comme le T-1000 ne les rend pas plus effrayants. En même temps, le plot de départ nous pond un Anaconda de 30 mètres dans une forêt roumaine. A partir de là, on n’est pas à une incohérence près… Les effets spéciaux sont encore pires que dans le film précédent, comme si ce 4ème opus avait eu encore moins d’argent que le troisième film qui semblait déjà bien fauché. Le serpent, quand même l’élément central d’un film estampillé « Anaconda », est raté, aussi bien visuellement que lorsqu’il bouge. Il semble glisser comme sur une patinoire, ne laisse aucune trace sur le sol même lorsqu’il s’agit de terre meuble, et l’ensemble est visuellement très bâclé. Le pire, ce sont possiblement ces fonds verts dégueulasses lors des scènes en voiture, encore plus moches que ceux du trois. On se contentera, à l’instar du troisième film, d’effets gores practicals rigolos et parfois bien craspecs. Le film a pour lui de regulièrement tomber dans le nanar pur jus, là où le 3 restait sur le terrain du navet. Et donc on rigole. On rigole de ce serpent incapable de rattraper un mec qui boite sur 1km alors qu’il est capable de rattraper une jeep lancée à vive allure. On rigole de la dégaine de ces figurants roumains sans doute recrutés à l’arrache dans la ville la plus proche et qui ne savent clairement pas jouer. On rigole de ce serpent qui en fonction des plans change de taille, de teinte, et parfois même de gueule. Ce n’est pas glorieux, certes, mais ça fait du bien de rire un bon coup.

| LES PLUS | LES MOINS |
| ♥ Le gore en practical ♥ On se marre devant la nullité ambiante ♥ Correctement rythmé |
⊗ Le jeu cataclysmique des acteurs ⊗ Le scénario oublié en cours de route ⊗ Les CGI affreux ⊗ Ça n’a aucun putain de sens |
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Note : |
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| Anacondas 4 : La Piste du Sang verse allègrement dans le nanar et c’est ce qui le sauve des tréfonds obscurs des dtv animaliers bas de gamme. C’est nul, oui, mais on se marre, et c’est toujours ça de pris ! | |

LE SAVIEZ-VOUS ?
- Pendant le tournage de certaines scènes dans les forêts, la production a rencontré des problèmes juridiques car elle tournait dans une zone de protection sauvage et le bruit généré dérangeait la faune locale.
Titre : Anacondas 4 : La Piste du Sang / Anacondas 4 : Trail of Blood
Année : 2009
Durée : 1h28
Origine : U.S.A / Roumanie
Genre : Au moins on se marre…
Réalisateur : Don E. FauntLeRoy
Scénario : David C. Olson
Acteurs : Crystal Allen, Linden Ashby, Danny Midwinter, Calin Stanciu Jr, ana Ularu, Claudiu Bleont, Anca Androne, Emil Hostina, Alexandru Potocean, John Rhys-Davies





















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