[Dossier] Les jeux Free to Play ou l’évolution de la façon de jouer

Il y a encore quelques années de cela, le terme free to play (F2P) n’existait tout simplement pas. Les joueurs se contentaient d’acheter leurs jeux PC chez leur enseigne favorite, rentraient chez eux, l’installaient sur leur ordinateur et y jouaient, en toute simplicité. Rapidement, et plus particulièrement…


…depuis l’arrivée de la plateforme de téléchargement Steam de Valve, la folie du dématérialisé est arrivée et déjà les premiers puristes et collectionneurs crient à l’hérésie scandant à qui veut l’entendre la future disparition des versions boîtes de leur loisir préféré. Mais l’arrivée du dématérialisé a rapidement engendré un autre phénomène, un tout nouveau type de jeux, attirant par la même occasion un tout nouveau public ainsi que, pour une majorité d’entre eux, une toute nouvelle façon de jouer. Je veux bien entendu parler des jeux Free to Play.

Alors il est hors de question d’énumérer et de parler ici de tous les F2P qui ont inondé la scène vidéoludique, nous allons rester bien plus générique et expliquer les différentes catégories dans lesquelles ils pourraient être rangés, et ceci en toute subjectivité et mauvaise fois, ceux qui me connaissent savent bien que je ne suis pas un grand friand du genre sauf lorsque c’est bien fait et que le plaisir de jeu n’est pas entaché par un forçage de main de quelque manière que ce soir pour nous inciter à dépenser de jolis euros dans les boutiques qui les accompagnent à chaque fois.


1. Le vrai Free to Play où la boutique n’est qu’accessoire, ou sans boutique

Rares sont les F2P qui rentrent dans cette catégorie où ne dépenser absolument aucun euro dans la boutique ne gêne à aucun moment l’expérience de jeu et ne favorise jamais les joueurs les plus fortunés. Et c’est fort dommage car c’est bien entendu la plus intéressante et tout le talent des développeurs va être d’inciter les joueurs à acheter des objets dit de « cosmétique » sans pénaliser ceux qui au contraire veulent jouer dans la gratuité la plus totale.
Le jeu le plus représentatif de cette catégorie est pour moi LEAGUE OF LEGENDS. Quatre ans d’existence, des millions de parties jouées tous les jours, un nombre de joueurs qui ne décroit pas malgré une concurrence de plus en plus importante, et donc bien entendu une boutique bien pensée.
Même s’il y est possible d’acheter de nouveaux héros avec des euros, ils sont tout de même accessibles via des points qu’on gagne en jouant, aussi bien sur des victoires que des défaites. Mais la majorité de leur chiffre d’affaire est fait sur de la pure cosmétique, à savoir la vente de nouveaux skins visuels de personnages, skins qui n’améliorent aucunement la force ou la résistance de vos avatars, mais on comprend aisément que certains aiment avoir une apparence différente pour leurs personnages favoris. Inutile mais indispensable certains disent, mais surtout à aucun moment obligatoire.
Ce style de jeu convient par conséquent à tous les joueurs sans aucun problème, mais du coup va attirer également un public très jeune ce qui vaudra régulièrement sur les canaux de discussion bon nombre d’échanges verbaux stériles et souvent puérils, en général sur le thème de kikalaplusgrosse à base d’insultes… Mais c’est peut-être là le prix de la gratuité totale…

League of Legends

Une autre catégorie de jeux propose cette gratuité totale, souvent même sans aucune boutique. Il s’agit des jeux en fin de vie où dont le successeur doit arriver dans les mois à venir. Cela a par exemple été le cas pour le MMORPG STAR WARS GALAXY devenu gratuit environ un an avant la sortie de STAR WARS THE OLD REPUBLIC, lui-même devenu F2P depuis quelques mois d’ailleurs, mais avec boutique (nous en reparlerons plus bas).Ces jeux en fin de vie, souvent des MMORPG ou des FPS, sont un bon moyen pour les joueurs peu fortunés de se lancer, mais pour une durée limitée donc, dans un jeu fini, ayant souvent un énorme contenu, certes au look parfois vieillot graphiquement parlant, mais présentant clairement un intérêt certain.

Star Wars Galaxy


2. Le Free to Play pour les riches, également appelé « Pay to Win »

En opposition totale aux F2P ci-dessus aux boutiques optionnelles, il y a ces F2P qui ne le sont qu’en apparence dans le sens où plus vous dépenserez d’argent dans le online shop, plus votre personnage sera puissant. Et bien entendu, le déséquilibre sera total étant donné qu’un joueur décidant de ne rien dépenser pourra passer des heures et des heures à « farmer du mob » comme on dit dans le milieu des MMO, il ne pourra rien faire face à un joueur qui aura dépensé des fortunes pour acheter les meilleurs objets uniquement disponibles dans la boutique. Ce type de jeu, les coréens en ont fait leur spécialité. Mais pas que ! Des Free 2 Play étrangement très populaires tels que ALLODS ONLINE ou RUNES OF MAGIC, rassemblant chacun des centaines de milliers de joueurs (voire des millions) vont jouer sur la frustration de ce dernier pour les « forcer » à dépenser de l’argent. Et ça fonctionne puisque selon une étude faite il y a quelques années, sur toute la durée qu’un joueur va rester sur un free to play qu’il apprécie, il aura plus dépensé mensuellement que s’il avait payé un abonnement comme le propose un jeu tel que WORLD OF WARCRAFT.

Allods Online…

Pour illustrer cette incitation à la dépense d’argent, ne citons qu’un seul exemple mais très représentatif de ce que je veux dire, celui du malus lorsque votre personnage meurt. Imaginez, sortie en groupe dans un donjon, vous mourrez sur le boss final. Vous revenez à la vie mais avec un malus qui pendant 2h va vous pénaliser en diminuant drastiquement les caractéristiques de votre personnage. Si vous ne faites rien, votre groupe court à sa perte, vous êtes le soigneur du groupe ! Seule solution, des petites potions uniquement vendues par pack dans la boutique en ligne moyennant quelques euros… Et c’est comme ça sur plein de choses. Vous voulez un inventaire plus grand ? Il faut payer. Vous voulez changer de spécialisation ? Il faut payer. Vous trouvez ce système de jeu horrible et complètement immoral ? Bienvenue au club !

… et sa boutique

Bien entendu, les développeurs ont pensé à tout, et même aux plus jeunes d’entre nous qui deviennent facilement accro à un jeu et qui n’ont pas encore de carte bleue pour s’offrir ces magnifiques services. Du coup, il n’est pas rare de voir dans ce genre de jeu la possibilité de faire des micros paiements par SMS surtaxés, histoire de générer encore plus d’argent.
Dans un sens, cela peut-être compréhensible, le jeu est proposé gratuitement, il faut bien générer des fonds pour payer les développeurs qui travaillent d’arrache pied pour proposer un système de mise à jour continu avec ajout de contenu, mais tout de même, le plaisir de jeu ne s’en retrouve-t-il pas entaché lorsqu’il faut sans arrêt mettre la main au porte monnaie pour pouvoir continuer à jouer correctement ? Certes, 2€ par ci, 3€par là, cela peut sembler peu onéreux, mais mis bout à bout, on arrive parfois à des sommes astronomiques pour un jeu censé être « gratuit ».


3. Les Free to Play mi-figue mi-raisin

Les quelques jeux se classant dans cette catégorie sont souvent des MMORPG ayant eu une exploitation plus ou moins longue avec abonnement mensuel mais qui, par manque de succès ou suite à une perte progressive de joueurs, ont décidés de franchir le cas du F2P mais en proposant tout de même diverses solutions pour jouer, chacune avec des limitations différentes. Citons le cas de jeux tels que STAR WARS THE OLD REPUBLIC (SWTOR) ou encore LORD OF THE RING ONLINE (LOTRO) qui sont toujours exploités à l’heure ou j’écris ces lignes et qui ont connu un second souffle grâce à ce passage au « gratuit ». Tous les deux proposent donc diverses formules qui sont assez similaires. Ceux qui le souhaitent peuvent continuer à payer un abonnement mensuel, ce qui leur donne accès à tout le contenu du jeu sans aucune restriction ainsi que tous les mois des points à dépenser dans leur boutique. Il y a également une formule dite « VIP » pour les anciens joueurs qui ont déjà payé la boîte de jeu ainsi que quelques mois qui auront lors de leur retour à la formule F2P un peu moins de limitations mais également un nombre de points boutique égal au temps qu’ils ont déjà passé sur le jeu. Mais petit dossier sur les Free to Play oblige, c’est la formule dite « gratuite » qui va nous intéresser ici.

Lord of the Ring Online

En gros, les nouveaux joueurs qui se lanceront dans le jeu auront dans l’absolu accès à tout le contenu du jeu et ce du niveau 1 jusqu’au niveau maximum… mais avec quelques limitations. Il leur sera par exemple possible de créer seulement deux personnages sur les X normalement disponible pour les joueurs payant, ils n’auront accès qu’à deux sacs d’inventaire sur les 4 ou 5 normalement, ils ne pourront faire par semaine qu’un certain nombre de donjons et devront attendre la semaine suivante avant de pouvoir recommencer à en faire, leur fortune en jeu aura un plafond, ils pourront par exemple recevoir du courrier en jeu mais pas en envoyer, le gain d’expérience sera plus long,… Bref, toutes ces petites choses qui en soient n’empêchent en rien d’apprécier l’histoire que le jeu propose, mais qui restent tout de même gênantes pour quiconque souhaite s’investir un minimum dans le jeu, même si un système pour gagner des points boutiques est tout de même présent mais de manière assez lente. La boutique va du coup proposer des options à la carte, en plus des objets « cosmétiques », afin que chacun puisse acheter les options qui lui permettront d’être moins gêné en jeu. Un amateur de sorties en groupe se jettera sur les pass permettant pendant une semaine de faire tous les donjons qu’il a envie, un amateur de farm privilégiera l’achat d’emplacement de sacs supplémentaires,… Chacun façonnera donc le jeu selon sa façon de jouer et force est de constater que ce système conviendra parfaitement à des joueurs occasionnels, désireux de jouer à des jeux vastes sans trop dépenser d’argent étant donné qu’il n’y a pas besoin de dépenser d’argent pour finir l’histoire en elle-même.

Quelques vrais F2P (qui n’ont pas eu dans le passé une exploitation avec abonnement) ont fait ce choix là, c’est le cas de NEVERWINTER sorti en 2013 qui permet malgré tout une expérience de jeu très correcte sans trop se ruiner, en proposant un jeu graphiquement proche des barons du genre et avec un contenu assez conséquent, et une boutique très fournis en objets et options divers et variés. Pour y avoir joué deux à trois mois sans aucun euro dépensé, l’expérience a été fort sympathique et de nombreux jeux devraient s’inspirer de son modèle économique.

Neverwinter

Du côté des FPS / TPS, certains ont également fait le choix de permettre aux joueurs de jouer sans trop se ruiner, voire même de façon entièrement gratuite si une progression lente ne les rebute pas. C’est le cas de GHOST RECON ONLINE ou HAWKEN (pour ceux qui ne sont pas rebutés par l’anglais) où enchainer gratuitement les parties à fragger du joueur n’est pas un problème. Certes la progression sera plus lente, le nombre de maps sera limité, et les options disponibles moins nombreuses pour le joueur gratuit, mais néanmoins on ne vous demandera aucun euro pour tuer vos adversaires dans la joie et la bonne humeur. Il est certain qu’il ne faudra pas comparer ça aux monstrueuses versions multijoueurs de jeux tels que CALL OF DUTY ou BATTLEFIELD, mais on a au moins l’assurance de se retrouver devant des jeux qui tiennent tout de même la route, certains étant développés par des gros studios se tournant également vers le F2P comme récemment les créateurs de la saga CRYSIS avec leur WARFACE sorti au mois d’octobre ou encore Ubisoft avec le GHOST RECON ONLINE cité plus haut. Si même les gros éditeurs s’y mettent, preuve en est que le F2P se démocratisera encore plus dans les années à venir.

Hawken


4. Le F2P sur mobile / tablettes / navigateur à temps de jeu ponctuel

Ils existaient déjà sur navigateurs web, ils ont inondés le store des mobiles et tablettes, voici sans doute la catégorie de F2P auxquels j’adhère le moins mais qui pourtant rencontre un succès tout bonnement hallucinant auprès du grand public, le Free to Play que je qualifierais à temps de jeu ponctuel. Je sais, ça ne veut pas dire grand-chose comme formule mais c’est la seule appellation que je trouve à leur donner tant c’est leur principe. C’est le genre de jeu auquel on ne jouera pas plus de 5 ou 10 minutes d’affilé de manière gratuite, et sur lequel à cause de certaines limitations imposées, on sera obligé de revenir plusieurs heures après, voire parfois un jour après, afin de pouvoir continuer sa partie.

Comme dit plus haut, ils sont extrêmement nombreux et on commence même à voir à la télévision des publicités pour ceux-ci. Citons en vrac CLASH OF CLANS, GAME OF WAR, LES SIMPSONS SPRINGFIELD, JUNGLE HEAT, COSMIC COLONY, WORLD AT ARMS,… Il en existe des centaines voire des milliers et leur constante est qu’ils se ressemblent à peu près tous sur leur fonctionnement en mode gratuit dans le sens où vous devez toujours construire ou gérer une ville, des troupes, des améliorations,… Vous pouvez faire un certain nombre d’action en même temps, elles se terminent très rapidement au début ce qui vous permet d’enchainer sur d’autres actions, mais très vite le temps de construction devient de plus en plus long, à tel point qu’il vous faudra parfois patienter de très nombreuses heures avant que vos actions se terminent. On joue donc à ce jeu de manière ponctuelle, dans le sens ou pendant 5 minutes on va lancer ces 3 ou 4 actions disponibles, attendre 8h, récolter les fruit des actions précédentes et en lancer des nouvelles, attendre 10h ce coup-ci, et ainsi de suite… Seul moyen d’accélérer ce temps d’attente, acheter avec vos euros des « jetons » qui vous permettront en les dépensant d’accélérer voire de supprimer complètement ce temps d’attente. Mais il faudra le faire à chaque fois, et ces « jetons » partiront très rapidement si vous êtes du genre pressé et on n’est que guère surprise lorsqu’on voit en vente dans ce genre de boutique ingame des packs de jetons dépensant parfois les 100€. On se dit que s’ils le proposent, c’est que cela se vend, et ça en devient hallucinant.

Clash of Clans

Un joueur dit “casual” se retrouvera parfaitement dans ce style de jeu, parfois même sans dépenser un centime. Il le lancera dans le métro, aux toilettes, avant de s’endormir, 5 minutes par 5 minutes et cela lui suffira, jouant même à plusieurs jeux du genre en même temps. Certains vrais gamers s’y mettent même, appréciant le système de progression que propose le jeu, leur rappelant peut-être les heures passées sur des jeux de gestion qui ne sont que peu représentés de nos jours, le grand public préférant se jeter sur un énième FPS de guerre ou un jeu d’aventure en mettant plein les yeux.
Mais en ce qui me concerne, et je pense que bien d’autres personnes sont dans le même cas que moi, ce genre ne jeu ne reste pas plus de 2 minutes sur mon téléphone. Quand je joue à un jeu, j’aime y jouer 1, 2, 3h d’affilé. Cette sensation de limitation dans les actions est parfaitement frustrante, et je préférerais payer le jeu au départ et pouvoir ensuite y jouer comme bon me semble, et ne pas être dicté par des durées de construction qui te disent clairement que là, c’est fini pendant 8h, tu peux aller faire autre chose. Mais… mais, j’ai à peine joué 5 minutes bordel !!!

Votre nouveau lieu pour jouer…


Pour finir

Petit à petit, le Free to Play est en train de se faire une grosse place sur la scène videoludique PC et smartphones / tablettes. Certains éditeurs tentent même l’expérience sur consoles comme le démontre sur PS4 un certain WARFRAME (déjà sorti sur PC), et on peut clairement parier que si cela s’avère assez concluant, on en verra débarquer d’autres de manière régulière.
Une chose est sûre, c’est que les F2P ont changé la manière de jouer de beaucoup de monde. Grâce, ou à cause, c’est selon, à la gratuité plus ou moins partielle de ces titres, une majorité de gens vont papillonner de jeu en jeu, sans vraiment se fixer sur un en particulier. Ils vont se lancer sur un jeu X, s’y amuser autant que le permettent les limitations de la boutique en ligne, et quand cette dernière deviendra un poil trop omniprésente, ils changeront de F2P et recommenceront ainsi sans jamais se dire qu’ils ne jouent pas réellement, comme s’ils étaient aveuglés par le terme “Gratuit” outrepassant l’envie de s’investir dans une aventure, une expérience, être fier d’arriver au bout de son jeu, avoir lutté pour cela. Pour ce public là, le jeu vidéo est devenu un divertissement poubelle : on prend, on joue un peu, on jette. S’ils s’y retrouvent ainsi, pourquoi pas me direz vous, qui suis-je pour juger. Il est vrai aussi que cette gratuité permet de tester un jeu et rapidement se faire une idée avant de s’y investir réellement en y investissant un peu d’argent. Mais à contrario elle amène aussi tout un tas de jeux de qualité parfois très douteuse, voire également des jeux qui sortent bourrés de bugs ou juste pas finis, mais sur lesquels il ne faut rien dire car “Le jeu est gratuit, tu veux pas non plus que tout soit parfait non ?”. Non mais où va-t-on ? Gratuit ou payant, la moindre des choses quand on sort un jeu c’est qu’il soit un minimum au point non ?

Warframe sur Playstation 4

Mais en tant que vieux gamer grincheux que je suis, je n’aime pas vraiment la tournure que prennent les choses. Pourquoi abandonner l’achat du jeu ? Que ce soit en boite ou dématérialisé d’ailleurs… Si tout le monde s’y met, c’est que les raisons sont clairement financières et qu’il vaut mieux un amas de micro transactions sur un jeu gratuit que dix fois moins de joueurs achetant au prix fort un jeu payant. Le système a certes ses limites mais il est malheureusement bien parti pour durer au grand damne d’une certaine population de joueurs dont je fais parti et qui ne se retrouve plus vraiment dans le jeu vidéo d’aujourd’hui, délaissant une grosse majorité des grosses productions de par leur manque d’originalité, et se méfiant de ces F2P comme de l’huile sur le feu tant il y a beaucoup à jeter pour peu de vrais bons jeux au final.

Une chose est sûre, c’est qu’on assiste avec ce phénomène F2P à une casualisation du jeu vidéo, avec un système qui ratisse toujours plus large pour rameuter toujours plus de nouveaux joueurs car il faut avouer que le terme “Gratuit” pour un jeu, même si souvent utilisé de manière mensongère, ça attire forcément plus de monde que lorsque le prix des jeux neufs (hors scène indé) frise les 60€. Libre à chacun de choisir son “camp”, voire de s’épanouir dans les deux.
Le F2P va-t-il tuer le jeu vidéo comme le clament déjà certains ? Il lui fait certainement du tord, mais comme tous les nouveaux phénomènes, il finira par se calmer et on se retrouvera sans doute rapidement avec un nouvel équilibre… du moins, espérons le.

Etude de comparaison entre le MMO payant et le free to play


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Oli
14 décembre 2013 0:18

Je suis contre les free to play, même si certains respectent la règle du “jeu”, la plupart sont en réalité des chevaux de Troie : la progression du joueur dans le jeu est biaisée, on est bridé. Et il faut passer à la caisse pour pouvoir vraiment progresser. Du coup la courbe de progression est faussée, alors que c’est tellement important dans un jeu…

Le pire aujourd’hui ce sont encore les micro-paiements présents dans des jeux que l’on paie déjà entre 50 et 70 euros ! GT6, FORZA, GTA (je crois)… Pour l’instant il ne s’agit que d’une option puisque tout est déblocable “in-game” pour les joueurs patients…mais ne nous leurrons pas : il est évident que, petit à petit, la courbe de progression dans ces jeux va être modifiée pour nous pousser à l’achat : là où il fallait 20 heures de course pour débloquer une voiture dans GT6 (j’en sais rien je dis ça au pif), il nous faudra bientôt 60 ou 100 heures pour avoir la même caisse sans payer. On y vient. C’est tout proche. Ça, et les DLC, les season pass… Ce sera sans moi.