[Avis] How to Meet the Lucky Stars, de Frankie Chan

Durant un tournoi de carte, « The King of Gamblers », Lui Tin perd face à la psychotique et tricheuse (et lesbienne) Fei Fa, aka The Gambling Flower. Suite à cet affront, il se suicide. Sa fille veut venger la mort de son père et demande l’aide de l’oncle Walter, chef de la police. Encore une fois, il va faire appel aux Lucky Stars.

Avis de Rick :

Nouvel épisode, et dernier (heureusement) de la saga des Lucky Stars, How To Meet the Lucky Stars débarque tardivement. Commencée en 1983 avec Winners and Sinners (Le Gagnant), la saga aura connue son heure de gloire en 1985 avec les deux opus suivants, avant de subir de grandes transformations. Pour le quatrième opus, le casting original est éclipsé et Eric Tsang s’occupe de la mise en scène, en mixant l’univers des Lucky Stars avec une autre saga, les Aces Go Places. Conscient de cet échec, le casting original revient dans l’opus suivant, sauf Charlie Chin et le seul élément martial restant de la saga, Sammo Hung. En résulte un film très moyen. Sammo reviendra justement dans l’épisode suivant, Ghost Punting, pour livrer un film qui, s’il n’invente et n’innove en rien, s’était révèle très sympathique. C’était déjà en 1992. Livrer une nouvelle suite était-il nécessaire ? Absolument pas ! Et pourtant, c’est en 1996 que débarque un nouvel et dernier opus. La mise en scène arrive entre les mains de Frankie Chan. Barry Wong ne revient pas une nouvelle fois au scénario, écrit à six mains cette fois ci. Ce qui va apporter quelques nouveautés. Après avoir tenté de mixer la comédie de groupe de dragueurs avec le fantastique dans Ghost Punting, ce nouveau métrage va se dérouler dans l’univers impitoyable des jeux de cartes, et donc, dans le monde impitoyable de la tricherie. Aux premiers abords, l’apprentissage des différentes méthodes de triches et de reconnaissances des cartes amuse et propose quelque chose de nouveau.

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Mais passé cette petite nouveauté, ce How to Meet the Lucky Stars ne fait que reprendre les codes de tous les précédents opus, en y retirant quelques éléments, et en fonctionnant beaucoup moins bien qu’avant. Si Sammo Hung fait bel et bien parti du casting, il ne fait finalement que de brèves apparitions, au début du film, une petite scène comique au milieu le montrant la jambe dans le plâtre (faisant qu’il ne participe pas aux aventures) avant de revenir rapidement lors du final histoire de sauver tout le monde, et voilà. Un rôle faisant plus office de rapide apparition histoire de rassurer le fan que l’équipe est au grand complet, sauf que non. Charlie Chin ne fait pas parti du métrage non plus, Ghost Punting restant d’ailleurs son dernier film, et c’est donc Michael Miu qui prend la relève, personnage du petit frère intégré dès Twinkle Twinkle Lucky Stars (Le Flic de Hong Kong 2) en 1985, absent de l’opus précédent. Mais la formule magique ne fonctionne plus vraiment, et ce nouvel opus se contente de reprendre les situations de tous les précédents pour les décliner encore une fois sur l’écran. Mais les personnages sont vieillissants, et le tout se fait franchement moins crédible et surtout beaucoup moins drôle qu’avant. On mettra comme d’habitude une fille dans le groupe pour réveiller les hormones de tout ce bon monde, et encore une fois, la bande va tout tenter pour séduire la jeune demoiselle, en allant jusqu’à la faire boire. Et bien évidemment, tout cela va se retourner contre eux. Un nouveau personnage rejoint la bande, un moine, histoire de nous donner quelques rapides combats (on va quand même attendre longuement). La bande vieillissante semble s’amuser, mais nous, pas vraiment.

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Au final, seul l’apprentissage des trucs et autres techniques de jeux parviennent à retenir notre attention, même si les films traitant du sujet sont plutôt monnaie courante. Voir cette bande qu’on connaît bien apprendre à leur manière fait sourire (mais pas rire malheureusement), mais dès que le métrage reprend son train train quotidien à base de drague ou d’infiltration du pauvre, ça ne marche plus. Même les fameuses expressions de Richard Ng ou encore les innombrables baffes que se prend Eric Tsang n’amusent plus vraiment. Le tout étant incroyablement prévisible, faute de nouveautés, n’amuse pas non plus, et ennuie même par moment, ce qui est un comble pour une comédie. Lorsque le film s’engage dans son final, avec une longue partie de jeu (dont l’issue est bien entendu prévisible, et qui ne s’avère pas franchement palpitante), puis quelques rapides combats, on a déjà décroché, d’autant que les Lucky Stars vieillissent, et plutôt que de faire les pitres en essayant de se battre, ne pensent qu’à l’argent. Peut être à l’image du producteur (Eric Tsang produit cet opus) pour avoir eu l’idée tardive de lancer un ultime opus à cette saga, qui n’amuse plus vraiment depuis longtemps, passé sa trilogie de base. La saga aurait du s’arrêter, au mieux, à Twinkle Twinkle Lucky Stars, au pire, au sympathique Ghost Punting.

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Un mauvais ultime volet pour une saga qui avait si bien commencée. Plus rien n’amuse vraiment, et on s’ennuie clairement devant le spectacle proposé.

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HowToMeetTheLuckyStars1996Titre : How to Meet the Lucky Stars – 運財五福星
Année : 1996
Durée : 1h51
Origine : Hong Kong
Genre : Comédie

Réalisateur : Frankie Chan

Acteurs : Stanley Fung, Eric Tsang, Richard Ng, Michael Miu, Fung Sau-Yin, Vincent Lau, Françoise Yip, Walter Tso et Sammo Hung


Galerie d’images : 

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Rick

Grand fan de cinéma depuis son plus jeune âge et également réalisateur à ses heures perdues, Rick aime particulièrement le cinéma qui ose des choses, sort des sentiers battus, et se refuse la facilité. Gros fan de Lynch, Carpenter, Cronenberg, Refn et tant d'autres. Est toujours hanté par la fin de Twin Peaks The Return.

2 Comments

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  1. Un film que j’ai eu bcp de mal à me procurer et qui ne me le rendra pas apparemment… Il me fait plus du tout envie là.

  2. Une grosse cata ce film. Samo en mode “je viens cachetonner” (y’a qu’à voir le mini fight à la fin contre la méchante et sa tête de sorcière, plus mal filmé tu meurs, Samo a tellement l’air pas impliqué), des gags à la ramasse, 2-3 combats tout juste correctes… le tout super cheap. Si je mets de côté “Return…”, hors concours pour moi, c’est le plus mauvais de la saga.

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