[Avis] Gamera : The Guardian of the Universe, de Kaneko Shūsuke

Titre : Gamera : The Guardian of the Universe / Gamera : Gardien de l’Univers / ガメラ 大怪獣空中決戦
Année : 1995
Durée : 1h36
Origine : Japon
Genre : Kaiju Eiga
Réalisateur : Kaneko Shūsuke

Acteurs : Ihara Tsuyoshi, Onodera Akira, Nakayama Shinobu, Fujitani Ayako, Hotaru Yukijirô, Hasegawa Hatsunori, Honda Hirotaro, Kubo Akira, Hongo Kojiro, Matsuo Takashi

Synopsis : Une île est attaquée par de gigantesques oiseaux carnivores appelés Gyaos se nourrissant principalement d’êtres humains. L’un de ces Gyaos transmute accidentellement au contact de matière radioactive. Tokyo se retrouve alors directement menacée. C’est alors que Gamera sort de quelques siècles d’hibernation pour botter le cul à ce reptile quelque peu encombrant.

Avis de Laurent : 1995, une année à marquer au fer blanc. Amateurs de catch ou de K-1 réjouissez-vous, la plus athlétique des tortues volantes géantes et accessoirement radioactives revient sur le ring après 15 années d’absence. Vous aimez la baston façon poids lourds ? Vous allez en avoir pour votre argent !  Gamera : The Guardian of the Universe marque le grand retour des kaijus sous la houlette du génialissime Kaneko Shūsuke (futur réalisateur du plus grand kaiju moderne : Godzilla, Mothra and King Ghidorah: Giant Monsters All-Out Attack et des moins présentables Azumi 2 et autres Death Note 1 & 2). Pour le néophyte, Gamera est une créature de 150 mètres de haut qui protège l’humanité de la racaille. Cousin éloigné du célèbre Godzilla, il n’en reste pas moins aussi sympathique lorsqu’il décide de ravager une ville ou deux pour se remettre en forme. Gamera : The Guardian of the Universe introduit donc sa grosse bébête lorsque de vilains rapaces carnivores appelés Gyaos décident de titiller les braves habitants d’une île japonaise. Vous l’aurez compris, les autochtones n’ont aucune autre alternative que de finir en gyaos pita (célèbre sandwich local à base de sauce blanche, d’harissa et de japonais innocents et apeurés). Gamera débarque alors des profondeurs de la terre pour protéger l’espèce humaine et démolir quelques buildings au passage.

Alors que le kaiju s’essouffle depuis maintenant de longues années, Kaneko Shūsuke modernise le genre grâce à une équipe technique affutée et clairement impliquée pour servir la bonne cause. Higuchi Shinji aux effets spéciaux prouve qu’il est le plus grand lorsqu’il s’agit de mettre à l’honneur le trucage à l’ancienne. Contrairement aux films suivants, Gamera : The Guardian of the Universe laisse très peu de place aux effets numériques (tout juste quelques missiles) … le reste c’est du 100 % ass kicking do it yourself pour le grand bonheur des cinéphiles nostalgiques de la grande époque du latex (c’est fou tout ce que l’on peut faire avec cette noble matière). A l’instar de son célèbre cousin Godzilla, Gamera pose une nouvelle fois les bases d’un pamphlet écologique naïf et attachant. La pollution, les pluies acides, la radioactivité rampante et les rayons UV sont à l’origine de l’apparition de ces monstres impressionnants.

Certes, ce premier opus de cette nouvelle trilogie n’est pas le meilleur (La Revanche d’Iris en est clairement le point d’orgue), mais il pose la base d’une nouvelle façon de présenter le kaiju eiga : l’action se décline sans aucun temps mort et les sfx sont d’un niveau clairement élevé pour ce type de cinoche populaire et bien souvent fauché. L’Attaque de Légion et La Revanche d’Iris vont ensuite confirmer le statut culte de Kaneko Shūsuke qui va nous réaliser en 2001 Godzilla, Mothra and King Ghidorah: Giant Monsters All-Out Attack qui reste à ce jour le kaiju le plus jouissif et le plus débridé que le Japon nous ait produit … Le tout en introduisant les sfx numériques au service de la castagne. Du grand art !

Note : 6/10

 


Laurent

Un des membres les plus anciens de HKmania. N'hésite pas à se délecter aussi bien devant un polar HK nerveux, un film dansant de Bollywood, qu'un vieux bis indonésien des années 80. Aime le cinéma sous toutes ses formes.

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