Chez Outbuster, la plateforme de SVOD française pas comme les autres, on fait justement rien comme les autres. Et une fois de plus, ils nous proposent des films pas comme les autres, pour le plus grand plaisir des curieux et des aventuriers du cinéma. Alors vous trouverez ci-dessous leurs rentrées d’avril 2026.
On vous rappelle que l’abonnement à Outbuster coute 6€ par mois (après une première semaine gratuite) et que si vous voulez y adhérer, ça se passe ICI.

TRASH HUMPERS (2009 – U.S.A)
De Harmony Korine
1h18 – Horreur / Expérimental
Nashville, Tennessee. Une série de saynètes mettant en scène des dégénérés masqués qui évoquent un croisement entre des vieux et de l’herpès. Ils tournent autour de la caméra, maltraitent tout ce qui leur passe sous la main, hurlent et tuent sans raison apparente leurs voisins « normaux » après avoir récité des vers de poésie foireuse.
En 2013, à l’avant-première parisienne du phénomène Spring Breakers, le cinéaste Harmony Korine se retrouvait dans une salle remplie de jeunes ados exaltées (et de leurs parents) venues voir leurs idoles Disney Channel. Juste avant la projection, Korine (pas très habitué des salles remplis, surtout d’ados) prévient : « Gardez l’esprit ouvert ». Au fur et à mesure de la séance, les couloirs du Grand Rex sont envahis par des ados en larmes, en panique, et des parents dans l’incompréhension face à un film que tout le monde croyait inoffensif. Selena Gomez et Vanessa Hudgens ont bien grandis, peut-être trop vite aux yeux de leurs jeunes fans, et personne ne s’était renseigné sur le CV du réalisateur. Si la bande annonce de Trash Humpers – le précédent film de l’accusé – avait été diffusée en première partie de Spring Breakers, tout le monde aurait compris que personne n’est en sécurité.
Trash Humpers, sorti en 2009, est un film entièrement réalisé sur cassette VHS (la légende dit même que Korine l’aurait monté les yeux bandés) qui présente des gens portant des masques de vieillards flippants qui passent leur temps à baiser des poubelles, sucer des plantes, casser des trucs, faire des claquettes ou faire des pancakes avec du liquide vaisselle à la place du sirop d’érable, le tout en poussant des cris d’animaux en rut. Ici, Mickey Mouse a été kidnappé et fondu à l’acide pour donner naissance à un film qui aurait pu être perdu et retrouvé dans le cadavre pourrissant de Shia LaBoeuf et savouré au dîner par la famille de Leatherface. Qu’est-ce que raconte Trash Humpers, au final ? Personne ne sait. Pour son quatrième long-métrage, Harmony Korine propose une expérience digne du Deep Web. Une expérience qui a plus de points communs avec sa toute dernière progéniture nommée Baby Invasion qu’avec tous ses autres films. Une ode au chaos, à la destruction, la folie, au WTF. Gardez l’esprit ouvert. (Senscritique.com)
Fiche IMDB : ICI
Disponible le : 1 avril 2026


Good Madam (2021 – Afrique du Sud)
De Jenna Cato Bass
1h32 – Horreur / Epouvante
Tsidi, une mère célibataire, est obligée d’emménager chez sa mère Mavis, une employée de maison qui s’occupe de façon obsessionnelle de sa « Madame » blanche catatonique, dans une banlieue cossue du Cap.
Jenna Cato Bass signe pour le moment son dernier long métrage, un film d’horreur atmosphérique qui se déroule intégralement dans la grande maison cossue d’une famille très riche et blanche au Cap. Mystère, magie et mysticisme sont de mise dans cet étrange film suggestif. Pas de jumpscares (ou presque) ou d’éléments gores, tout passe par l’ambiance étrange voire glauque qui se faufile entre les portes closes et les sonneries de cloche. L’ambiance effrayante se transmet essentiellement par le son, nous plongeant dans la psychose de Tsidi qui n’arrive plus à se dépêtrer du cauchemar éveillé qu’elle subit au fur et à mesure que la maison prend possession de son corps et de ses pensées.
Sous le film d’épouvante, nous pouvons aussi relever une dénonciation du colonialisme blanc et de ses racines ancrées en Afrique du Sud. Entre un panoramique qui dégage une ligne qui sépare les quartiers populaires et bidonvilles et les quartiers riches aux grandes maisons ventilées, l’anglais est aussi une manière d’exprimer la prise de pouvoir des colons blancs occidentaux sur le xhosa, l’une des langues natives d’Afrique du Sud. Un anglais imposé et implacable, qui ne saurait s’adapter.
GOOD MADAM n’est peut-être pas au goût de tout le monde, sans doute à cause de son rythme assez spécial et de sa manière d’aborder l’épouvante et l’horreur – en hors champ, avec un pas sur le côté, entre deux pans de mur et une porte entrebâillée. Un film pour ceux qui aiment les atmosphères où l’on n’ose pas respirer trop fort… (Senscritique.com)
Fiche IMDB : ICI
Disponible le : 8 avril 2026


Dreams and Crumbs (2023 – Espagne)
De Luis Soto Muñoz
1h34 – Drame / Comédie
Javi et Dani, deux jeunes marginaux de la banlieue de Madrid, tentent de vendre un tableau qu’ils viennent de voler, soupçonnant qu’il pourrait valoir une fortune.
Dernier film en date pour le réalisateur Luis (Soto) Muñoz, qui se serait inspiré de Pickpocket de Bresson pour réaliser cette dramédie en noir et blanc, sur une famille qui peine à joindre les deux bouts.
Les oncles, 2 amis un peu loubards, un peu paumés, chapardent et portent un petit casier judiciaire pas si méchant que ça, pendant que la mère est addicte à l’héroïne. Le jour où elle est envoyée en centre de désintoxication, le fils de la famille est enlevé aux oncles, qui vont tout essayer pour le récupérer.
En plus de dépeindre les relations d’une famille choisie, Luis Muñoz aime filmer la ville du haut des toits ou alors la caméra levée vers le ciel, comme pour rêvasser d’un ailleurs qu’on ne voit pas mais qu’on pourrait imaginer. Fort dans sa composition, il propose dans ce film des carrés dans des carrés, nous positionnant souvent à la place de « voyeur » qui observe à travers une fenêtre ou une porte.
Sans renouveler le thème ou le genre, le réalisateur pose sa patte dans le récit et nous entraîne dans l’excellent jeu des acteurs. A noter que c’est un film totalement autoproduit, réalisé (comme on l’apprend au début du film) sur les week-ends et les temps libres de l’équipe. L’équilibre du film est d’autant plus remarquable. (Senscritique.com)
Fiche IMDB : ICI
Disponible le : 22 avril 2026


I LOVE YOU, I MISS YOU, I HOPE I SEE YOU BEFORE I DIE (2019 – Danemark)
De Eva Marie Rødbro
1h16 – Documentaire
Dans la banlieue de Colorado Springs, une jeune mère est confrontée à la réalité de l’instabilité financière, des problèmes de couple et des troubles de santé mentale.
Il serait intéressant de voir ce long métrage avant de regarder son court-métrage réalisé 9 ans auparavant et s’appelant « I Touched Her Legs ».
Ainsi, vous aurez un bond dans le passé et vous redécouvrirez le personnage de Betty, sujet principal du documentaire I Love You I Miss You I Hope I See You Before I Die. Un titre très stylisé, on peut dire que la réalisatrice Eva Marie Rødbro sait choisir des titres qui restent en tête et qui intriguent suffisamment pour qu’on se penche sur son travail. I Love You… est son premier long métrage documentaire.
S’immisçant dans la vie de famille de Betty, quelque part dans une banlieue Texane, nous plongeons pour 70 minutes dans le quotidien lent et englué des adultes, et la vie tumultueuse des enfants, dont Jade, deuxième personnage du film. Alors que sa mère Betty pleure, souffre, sourit parfois mais semble stone la plupart du temps, Jade est pleine de vie, porte des habits colorés, des chaussures qui font de la lumière et aime se coucher sur une grosse balle rose. Deux visions très différentes d’un même espace et d’un même style de vie. Les adultes payent le prix de leur jeunesse et les jeunes n’ont pas encore de dettes.
Ce portrait est monté par Mark Bukdahl d’une main de maître qui laisse transpirer la patte de la réalisatrice. On doit imaginer la tonne de rushs que le film doit porter, dans tous les détails de cette maison surpeuplée où vivent 11 personnes (!!). (Senscritique.com)
Fiche IMDB : ICI
Disponible le : 29 avril 2026




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