[News] La Trilogie Le Syndicat du Crime le 11 mars au cinéma

Metropolitan Films et son label HK Films continuent leurs ressorties des films hongkongais les plus emblématiques. C’est au tour de la saga mythique de John Woo et Tsui Hark d’arriver dans les salles le 11 mars en version restaurée 4K.

LE SYNDICAT DU CRIME (Film restauré en 4K)
Ho (Ti Lung) est trahi lors d’un échange de fausse monnaie à Taïwan. Lorsqu’il sort de prison, son meilleur ami, Mark (Chow Yun-fat) est devenu une épave et son jeune frère Kit, cadet de la police, un inspecteur qui ne veut plus entendre parler de lui. Quant au nouveau boss de la mafia c’est un jeune loup aux dents longues qui n’hésitera à pas à se débarrasser des gêneurs, même si Ho lui a sauvé la mise en étant emprisonné à sa place…

LE SYNDICAT DU CRIME 2 (Film restauré en 4K)
Ho, truand repenti, aspire désormais à une vie paisible. Mais son passé est sur le point de le rattraper : la police a décidé de l’utiliser comme indic pour démanteler un réseau de faux-monnayeurs. Bien malgré lui, Ho est entrainé dans un incroyable bain de sang à mi-chemin entre Hong Kong et New-York où il vient de croiser le frère jumeau de son ancien associé !

LE SYNDICAT DU CRIME 3 (Film restauré en 4K)
Entre le Vietnam et Hong-Kong, c’est la guerre. La seule façon de s’en sortir est de devenir un trafiquant. Mark Cheung, jeune habitant hongkongais venu à Saïgon chercher son cousin Mun et son oncle s’en rend compte trop tard, et cherche à s’en sortir en s’unissant à Chow Kit, une trafiquante. Malheureusement, tout tourne mal…

La trilogie qui a redéfini le cinéma d’action hongkongais

Lorsqu’en 1986 John Woo réalise Le Syndicat du crime, le cinéma de Hong Kong traverse une période de transition. Les films de kung-fu classiques déclinent, les recettes aussi. Le Syndicat du crime surgit comme un électrochoc. Tout en ressuscitant la carrière d’un John WOO lassé des comédies qu’on lui imposait.

Le syndicat du crime, c’est la rencontre de 2 figures majeurs de cinéma hongkongais au début des années 80 : celle de Tsui Hark, réalisateur phare de la nouvelle vague hongkongaise et celle de John Woo qui depuis plus d’une dizaine d’année enchaîne les réalisations de tout genre en fonction des commandes. Ce dernier confie à Tsui Hark qui a fondé sa célèbre maison de production Filmworkshop 2 ans plus tôt, son envie de réaliser un remake moderne du film de gangster Story of a Discharged Prisoner de Long Gang. Son ambition : réactualiser l’esprit chevaleresque du cinéma Shaw Brothers — mais en remplaçant les sabres par des armes à feu, et le héros de cape et d’épée par des figures fraternelles en costume-cravate.

Inspiré à la fois par le film noir occidental et le mélodrame, Le Syndicat du crime impose une nouvelle grammaire visuelle : costumes impeccables, ralentis opératiques, violence chorégraphiée et sentiment tragique assumé. Dès la première apparition de Chow Yun-fat, manteau long, lunettes noires et revolvers en main, une icône est née — au point que cette silhouette deviendra instantanément reconnaissable dans toute l’Asie, puis bien au-delà.

Le résultat est immédiat : Le Syndicat du crime “fait exploser le box-office hongkongais”.

Mais son impact dépasse la salle : Woo, qui ne voulait pas “promouvoir l’image des gangsters” mais utiliser cet univers comme métaphore de l’honneur, est sidéré de voir des jeunes reproduire le look de Mark — manteaux longs et lunettes noires — au point que le film soit perçu comme une forme de “campagne de recrutement” pour les Triades. Woo aborde alors Le Syndicat du crime 2 comme un contre-pied : plus sombre, plus dur, conçu comme une réaction.

Puis vient la rupture avec son ami et producteur Tsui Hark : John Woo quitte la compagnie en claquant la porte et fonde Milestone.

Pendant que Woo poursuit ailleurs une variation plus amère et nuancée du “trio héroïque” avec Une balle dans la tête — que certains considèrent comme un “vrai” A Better Tomorrow 3Tsui Hark reprend les rênes d’une franchise “aussi lucrative” et décide, pour son retour à la mise en scène, de réaliser lui-même le troisième volet. Tsui transforme alors la série : Le Syndicat du crime 3 (préquel) ancre Mark dans un contexte historique déterminé (fin de la guerre du Vietnam), établissant un parallèle entre Saigon et les inquiétudes contemporaines de Hong Kong.

Et surtout, il introduit une rupture majeure : le rôle féminin central (Anita Mui), qui déplace l’équilibre du récit et bouleverse rétrospectivement le monde très masculin forgé par Woo.

Et en bonus cadeau, on vous met le planning des futures sorties Metropolitan / HK Films en salles mais aussi en physique. Alors comme disait l’autre, stay tuned, on vous donne de nouvelles informations très prochainement !

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Auteur : Cherycok

Webmaster et homme à tout faire de DarkSideReviews. Fan de cinéma de manière générale, n'ayant que peu d'atomes crochus avec tous ces blockbusters ricains qui inondent les écrans, préférant se pencher sur le ciné US indé et le cinéma mondial. Aime parfois se détendre devant un bon gros nanar WTF ou un film de zombie parce que souvent, ça repose le cerveau.
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