Lors d’un road-trip en amoureux, un jeune couple tombe en panne et doit s’arrêter dans un village reclus. Ils vont vivre une nuit de terreur en affrontant trois individus masqués, qui sans motif apparent, veulent les tuer.
Avis de Cherycok :
En 2008 sort le film The Strangers, premier film de Bryan Bertino (Mockingbird, The Monster qu’il écrit et réalise. Le film est un succès, engendrant pas loin de 82M$US au box-office pour un budget de 9M$ malgré les nombreuses critiques négatives qu’il essuiera de la part de la presse spécialisée. Une suite directe voit le jour en 2018, intitulée Strangers : Prey at Night, mise en boite par Johannes Roberts (47 Meters Down, Primate), pour un succès bien moindre puisque le film fait 31M$US au box-office pour un budget de 5M$. Contre toute attente est annoncée en 2024 une nouvelle trilogie Strangers, non pas comme une suite ni même un remake, mais comme un redémarrage de la série dans le but d’introduire la franchise à un nouveau public, une trilogie qui se déroulerait dans la continuité des premiers deux premiers films tout en étant parfaitement autonome. A la barre de cette trilogie, Renny Harlin (Au Revoir à Jamais, Peur Bleue), qui s’implique dans le projet en tournant les trois films en même temps, bien qu’ils sortent à un an d’intervalle, à savoir 2024, 2025 et 2026. Que vaut le premier chapitre qui nous intéresse aujourd’hui ? Eh bien disons que pour quelqu’un qui n’a jamais vu de film d’horreur, ça peut être une très bonne entrée en matière. Mais pour les autres, c’est plus compliqué…

A l’origine, le scénario comptait 280 pages, basées sur les notes que le réalisateur Renny Harlin et le producteur Courtney Salomon s’étaient échangées. Harlin a déclaré que les films avaient été tournés les trois en même temps comme un seul film de 4 à 5 heures et que le tout format au final qu’un seul arc narratif qui a donc été décomposé en trois films. Il explique que le premier film est en quelques sortes le premier acte, celui qui présente les personnages, les tueurs, le personnage principal et qui met en place la tension inhérente à ce genre de film. Les Intrus – Chapitre 1 nous présente donc un couple qui se fait une petite virée en amoureux et qui va se retrouver coincé dans un patelin paumé à la population pas très accueillante et aux gueules patibulaires. Ils vont dormir dans une baraque en pleine forêt qu’on va leur louer en attendant que leur voiture soit réparée et, forcément, qui dit cabane dans les bois dans un endroit ou le réseau passe très mal et où tout le monde est bizarre, ils vont se faire attaquer par trois individus masqués qui vont pénétrer dans la maison et leur jouer des tours. L’un a un masque en toile de jute, les deux autres des masques façon poupées de porcelaine. Ils tuent dans raison apparente, comme si notre couple de héros était simplement là au mauvais endroit / au mauvais moment et, à la fin de ce premier film, on ne sait pas qui se cache derrière les masques. Alors on y va de nos suppositions, en imaginant certaines gueules cassées vu dans la première partie du film, mais rien ne nous est pour le moment révélé. L’un des problèmes de Les Intrus – Chapitre 1, c’est qu’il n’est pas très généreux. Le bodycount est très faible, trois morts seulement, il ne se passe au final pas grand-chose et même lorsqu’il passe à la vitesse supérieure à mi-film, avec les trois intrus masqués qui arrivent dans la maison, on a plus l’impression d’assister à une partie de cache-cache qu’à un vrai jeu de massacre comme on aurait pu l’espérer.

Renny Harlin utilise absolument toutes les ficelles connues de ce genre de films. Bruits hors champs, silhouettes qui passent dans le fond lorsque les personnages sont au premier plan (et inversement), protagonistes qui se sentent observés, les plombs de la maison qui sautent, le fameux endroit isolé où le réseau est instable et où tout le monde dévisage les héros quand ils arrivent, jumpscares putassiers qu’on voit venir à des kilomètres, de héros qui ne savent pas courir et qui se cassent la figures au bout de trois pas de course… Certains détails sont également prévisibles à l’avance, et on sait par exemple pertinemment que, lorsqu’on apprend que le héros est asthmatique, ce dernier finira au moment où ne le faut pas par perdre sa ventoline. Pourtant, même s’il plonge la tête la première dans tous ces clichés, il arrive malgré tout à créer une certaine ambiance qui, même si elle ne fera sans doute pas frémir les plus chevronné, fera son petit effet sur les novices de ce genre de film ou les plus jeunes. Et il y a d’ailleurs de grandes chances que cette trilogie se destine avant tous aux ados qui ont grandi avec certaines productions Blumhouse qui ont envahis les écrans dans les années 2010. Et il ne faut pas être un spécialiste du cinéma horrifique pour se rendre compte que bon nombre de scènes sont des copiés collés de ce qui a déjà été vu, aussi bien dans le home invasion que dans les bobines de tueurs masqués. Mais on aura beau penser ce qu’on veut de Harlin et de sa carrière en dents de scie, il sait faire ce qu’il faut pour que son film ait de l’allure. bien que l’ensemble soit souvent un peu trop sombre (nuit oblige), la photographie est plutôt classieuse, certains plans sont réellement bien pensés et il arrive à maintenir une certaine tension malgré le manque de contenu de cette « introduction » de 1h30 qui n’a au final pas grand-chose à raconter. On notera également un excellent travail au niveau de la bande son, aussi bien les bruitages inquiétants placés au bon moment que la musique d’ambiance. Et puis mine de rien, même si le film ne nous a pas raconté grand-chose, le « A suivre… » qui arrive juste avant le générique de fin pourrait vous donner envie de voir la suite pour savoir ce qu’il en retourne. C’est en tout cas ce qu’il s’est passé sur moi.

| LES PLUS | LES MOINS |
| ♥ Visuellement soigné ♥ La bande son ♥ Une ambiance intéressante |
⊗ Le jeu des acteurs ⊗ L’accumulation de clichés ⊗ Ne raconte pas grand-chose |
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| Les Intrus – Chapitre 1 pose les bases d’une trilogie à priori pensée comme un tout. C’est plutôt bien emballé en termes de mise en scène, mais ça ne nous raconte pas grand-chose, en plus de ne pas être très généreux sur le bodycount. A voir si la suite relève un peu le niveau. | |

Titre : Les Intrus – Chapitre 1 / The Strangers : Chapter 1
Année : 2024
Durée : 1h31
Origine : U.S.A
Genre : Introduction mollassonne
Réalisateur : Renny Harlin
Scénario : Alan R. Cohen, Alan Freedland, Bryan Bertino
Acteurs : Madelaine Petsch, Ryan Bown, Matus Lajcak, Olivia Kreutzova, Letizia Fabbri, Froy Gutierrez, Ben Cartwright, Stevee Davies, richard Brake, Pedro Leandro




















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