[SVOD] Quoi de neuf sur Outbuster en mars ?

Chez Outbuster, la plateforme de SVOD française pas comme les autres, on fait justement rien comme les autres. Et une fois de plus, ils nous proposent des films pas comme les autres, pour le plus grand plaisir des curieux et des aventuriers du cinéma. Alors vous trouverez ci-dessous leurs rentrées de mars 2026.

On vous rappelle que l’abonnement à Outbuster coute 6€ par mois (après une première semaine gratuite) et que si vous voulez y adhérer, ça se passe ICI.


Le Carnaval des Âmes (1962 – U.S.A)

De Hark Harvey

1h24 – Épouvante / Fantastique

À la suite d’une course de voitures improvisée, un véhicule transportant trois jeunes femmes tombe d’un pont et s’enfonce dans une rivière. Unique rescapée, Mary, une organiste professionnelle, part ensuite s’installer à Salt Lake City où son nouveau travail l’attend, mais des évènements étranges surviennent bientôt …

Le Carnaval des âmes est à n’en pas douter un film de revenants à twist (et filmé du point de vue du revenant en question, et non plus des vivants), qui peut certes sembler banal à quelqu’un de contemporain habitué aux frasques des Shyamalan et autres Aménabar, mais n’en reste pas moins captivant sur bien des plans. D’autant que contrairement à Sixième Sens ou aux Autres, qui conservent une forme de réalisme tangible malgré leur caractère fantastique, le film de Herk Harvey possède un rapport à la réalité très altéré : impossible de savoir ce qui relève de la réalité ou du rêve. L’héroïne du film passe de l’un à l’autre de façon impromptue et quotidienne, comme lor de ces scènes où elle semble ne plus pouvoir interagir avec le monde. Même le prélude à l’accident de voiture qui bouleverse sa vie (?) semble bien trop effréné, le choix de plan et le montage trop étranges pour que l’on puisse mesurer à partir de lui un basculement de la réalité au surnaturel. Impossible également de savoir si nous traversons le monde des vivants, celui des morts, ou bien un monde parallèle où les revenants existent. On a d’ailleurs souligné-à juste titre- le côté très lynchéen avant l’heure du Canaval des Ames, pour sa capacité à entremêler le rêve et une forme de réalité en brouillant les pistes de manière à égarer son spectateur.

Le caractère fantômatique de l’oeuvre tient avant tout au caractère de son héroïne, qui semble en-dehors de toute réalité ; le visage froid et le regard vide de Candace Hiligoss, ainsi que son attrait pour les lieux isolés (ce parc d’attractions abandonné exerçant une véritable fascination sur elle) viennent confirmer cette impression sans même que le surnaturel n’ait besoin de s’en mêler. Mais s’agit-il vraiment de surnaturel, d’ailleurs ? Est-ce un hasard si le visage du fantôme qui la poursuit (incarné par Harvey Herk lui-même) lui apparaît souvent dans une surface réfléchissante-miroir, vitre, point d’eau ? Ne serait-il pas, comme le lui suggère un psychiatre au cours du film, une projection d’elle-même ? En ce sens, l’ultime scène du film ne serait peut-être pas à prendre au pied de la lettre, mais de façon métaphorique : cette femme, prisonnière du traumatisme de son accident, ne serait « hantée » par rien d’autre que par sa peur de la noyade, représentée à plusieurs reprises par des cadavres sortant de l’eau. Le Carnaval des âmes ne tranche jamais, préférant balader son spectateur à travers une atmosphère trouble tout au long du film.
Le résultat, malgré le petit budget manifeste du film, est splendide : par ses jeux de clair-obscur inspirés de l’expressionisme allemand dessinant des ombres inquiétantes, son travail sonore ou même quelques jeux de montage judicieux (la scène où l’héroïne, possédée par le spectre, se met à jouer un air d’orgue profane dans l’Eglise où elle travaille, « coupe » ses mains du reste de son corps comme si ces dernières ne lui appartenaient plus) rendent une atmosphère d’une beauté mortuaire. A partir de cela, le film n’a pas besoin de beaucoup plus pour angoisser son spectateur : voir avancer des spectres souriants aux yeux charbonneux suffisent à son cauchemar. Ajoutons à cela un excellent investissement des décors, dont ce parc d’attraction visité de fond en comble par l’héroïne, et on obtiendra un film très abouti, raffiné et visuellement magnifique, qui ne mérite pas l’oubli dans lequel il est tombé par la suite. (Senscritique.com)

Fiche IMDB : ICI

Disponible le : 4 mars 2026


Sleepless Beauty (2020 – Russie)

De Pavel Khvaleev

1h24 – Horreur

Mila est kidnappée. Pendant des jours, elle sera le cobaye dans une expérience avec une seule obligation : il est interdit de dormir. L’expérience tourne en un cauchemar éveillé…

Pour les amateurs de films de torture qui mixent Martyrs et Hostel, tout en proposant des séquences d’animation cauchemardesques à la H.R Giger, SEELPESS BEAUTY sera pour vous (et pour nous) une entrée dans le cauchemar à la russe.

Interdiction formelle de dormir : voilà ce que Mila doit – entre autres – affronter dans cette pièce sans fenêtre où elle est séquestrée. Sans renouveler le genre, le film exploite toutes les forces de sa proposition initiale, tout en nous surprenant avec de longues séquences d’animation qui illustrent la déchéance mentale de Mila, privée de sommeil. La scénariste Aleksandra Khvaleeva signe jusqu’à présent son troisième film d’horreur. Elle n’écrit que pour le réalisateur Pavel Khvaleev qui, dès lors qu’il a commencé à travailler avec elle, n’a plus arrêté. Un duo qui traverse une filmographie en dent de scie, où SLEEPLESS BEAUTY est peut-être ce qui en ressort de plus dépotant. On ne va pas vous dire que c’est un bon petit film familial à voir un dimanche après-midi avec mamie et papi, c’est pas le genre de la maison après tout. (Senscritique.com)

Fiche IMDB : ICI

Disponible le : 11 mars 2026


Spécial Onetti Bros
Abrakadabra (2018 – Argentine)

De Luciano Onetti et Nicolás Onetti

1h09 – Slasher / Giallo

Le Grand Dante, un magicien prestigieux, meurt accidentellement au cours d’un tour de magie risqué. Trente-cinq ans plus tard, son fils Lorenzo, également magicien, présente un spectacle dans l’un des théâtres les plus importants de la ville. C’est alors qu’une série de meurtres commence à se produire et quelqu’un va essayer de lui imputer. Lorenzo devra découvrir qui est cette personne et pourquoi elle veut l’impliquer…

Les Onetti Bros ont un genre préféré : le Giallo. Mais, au contraire de tous les fanboys de ce genre qui mettent une lumière bleue et une lumière rouge avec une image très lisse et contemporaine, les frères Onetti n’y vont pas avec le dos de la cuillère et proposent dans FRANCESCA mais aussi dans ABRAKADABRA (leur dernier film en date du genre Giallo) une esthétique parfaitement symétrique à celle des années 70. Tout y passe, de la coupe de cheveux, aux habits, aux accessoires, au maquillage et même au son et à l’image. L’illusion est si parfaite qu’on croirait voir un film de la lignée directe du genre dans ces années-là. Même le doublage est en italien, respectant à la lettre le style qu’ils honorent.
On leur reprocherait une approche assez basique du Giallo, sans réels rebondissements scénaristiques. Nous sommes d’avis que si FRANCESCA et ABRAKADABRA étaient sortis dans les années 70 comme leurs idoles, les Onetti Bros auraient eu le succès que le Giallo a suscité dans le monde et à travers les époques. (Senscritique.com)

Fiche IMDB : ICI

Disponible le : 18 mars 2026


Spécial Onetti Bros
Francesca (2015 – Argentine)

De Luciano Onetti et Nicolás Onetti

1h21 – Slasher / Giallo

15 ans après sa disparition, la fille d’un célèbre écrivain réapparaît tandis qu’un tueur en série reprend également du service…

Les Onetti Bros ont un genre préféré : le Giallo. Mais, au contraire de tous les fanboys de ce genre qui mettent une lumière bleue et une lumière rouge avec une image très lisse et contemporaine, les frères Onetti n’y vont pas avec le dos de la cuillère et proposent dans FRANCESCA mais aussi dans ABRAKADABRA (leur dernier film en date du genre Giallo) une esthétique parfaitement symétrique à celle des années 70. Tout y passe, de la coupe de cheveux, aux habits, aux accessoires, au maquillage et même au son et à l’image. L’illusion est si parfaite qu’on croirait voir un film de la lignée directe du genre dans ces années-là. Même le doublage est en italien, respectant à la lettre le style qu’ils honorent.
On leur reprocherait une approche assez basique du Giallo, sans réels rebondissements scénaristiques. Nous sommes d’avis que si FRANCESCA et ABRAKADABRA étaient sortis dans les années 70 comme leurs idoles, les Onetti Bros auraient eu le succès que le Giallo a suscité dans le monde et à travers les époques. (Senscritique.com)

Fiche IMDB : ICI

Disponible le : 18 mars 2026


Lucky (2020 – U.S.A)

De Natasha Kermani

1h23 – Slasher / Thriller

May, auteure de livres de développement personnel, est menacée chaque nuit par un homme masqué

LUCKY n’est pas le film le plus chanceux du monde, car sa première au festival South by Southwest a été annulée suite à la pandémie de COVID-19. Le film se rattrape néanmoins en faisant sa première officielle à FANTASIA avant d’être le film révélé en midnight sur Shudder.

Côté scénario, LUCKY attrape l’attention dans les premières minutes, lorsqu’un inconnu entre par effraction dans la maison de May et de son copain pour la tuer, et que son copain révèle à May que « c’est comme ça toutes les nuits ». La plongée dans la psychose est immédiate et on doute de tout ce que l’on voit, nous plongeant dans les micros-détails du film (des gâteaux bleus avec ses smileys tristes, la couleur bleue qui est très présente dans le film et qui véhicule la mélancolie et l’isolement de son personnage principal, incarné par Brea Grant (A Ghost Story) qui signe aussi le scénario de ce thriller psychologique. On n’en dit pas plus sur la fin, qui tient le spectateur jusqu’aux dernière minutes et qui en dit long sur un sujet encore et toujours d’actualité. (Senscritique.com)

Fiche IMDB : ICI

Disponible le : 25 mars 2026


5 1 vote
Article Rating

Auteur : Cherycok

Webmaster et homme à tout faire de DarkSideReviews. Fan de cinéma de manière générale, n'ayant que peu d'atomes crochus avec tous ces blockbusters ricains qui inondent les écrans, préférant se pencher sur le ciné US indé et le cinéma mondial. Aime parfois se détendre devant un bon gros nanar WTF ou un film de zombie parce que souvent, ça repose le cerveau.
S’abonner
Notifier de
guest

0 Commentaires
le plus ancien
le plus récent le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires