Chez Outbuster, la plateforme de SVOD française pas comme les autres, on fait justement rien comme les autres. Et une fois de plus, ils nous proposent des films pas comme les autres, pour le plus grand plaisir des curieux et des aventuriers du cinéma. Alors vous trouverez ci-dessous leurs rentrées de février.
On vous rappelle que l’abonnement à Outbuster coute 6€ par mois (après une première semaine gratuite) et que si vous voulez y adhérer, ça se passe ICI.

Suite de la rétrospection OUSMANE SEMBENE
Emitaï (1971 – Sénégal)
De Ousmane Sembene
1h35 – Drame / Historique
Pendant la Seconde Guerre mondiale, un village de Casamance se livre à une résistance passive en refusant de donner du riz à l’armée coloniale.
EMITAI aborde le colonnialisme et l’impérialisme blanc – français – tout en nous offrant une vision de la résistance pacifique, qui naît sous la torture et meurt dans un bain de sang. Cinéaste profondément engagé, Ousmane Sembène nous a offert une variété de films Sénégalais qui critique, dénonce et met en lumière tous les abus sociétaux, religieux, intergénérationnels et internationaux dont il a pu être témoin.
Porte-parole d’une Afrique blessée par des guerres qui ne la concerne pas, EMITAI est l’un de ces étendards oubliés par la grande Histoire. (Senscritique.com)
Fiche IMDB : ICI
Disponible le : 4 février 2026


Suite de la rétrospection OUSMANE SEMBENE
Moolaadé (2004 – Sénégal)
De Ousmane Sembene
2h04 – Drame / Historique
Dans un village sénégalais, Collé Ardo n’accepte pas que son unique fille soit excisée, ce rite de purification qu’elle juge barbare. La nouvelle se répand dans le pays, et quatre fillettes réclament à Collé Ardo le droit d’asile, le Moolaadé. Dans le village, les tenants de la tradition et de la modernité s’affrontent.
MOOLAADE est le dernier film du réalisateur Ousmane Sembène, qui avait déjà signé dans La Noire De… et Faat Kine des personnages féminins forts, spoilés mais indépendantes. Il signe dans ce dernier long métrage probablement son cri du cygne le plus puissant.
MOOLADAE aborde un thème très lourd : celui de l’excision. Collé, qui a refusé de se plier à cette tradition barbare à cause de la mort infantile de ses deux premiers nés, protège quatre enfants qui se sont enfuies du « rituel de purification ». Cette résistance révèle tous les rouages pernicieux qui entourent les femmes dans ce petit village isolé du reste du monde, où la radio est un élan de liberté et où la télévision terrifie autant qu’elle fascine. La modernité toque à la porte de cet univers engoncé dans ses règles traditionnelles très strictes, mais qui vacillent (autant du côté des maris où certains se révèlent « modernes » car ils n’ont jamais battu leus femmes, que du côté des femmes elles-même qui régissent le village pendant que les hommes font affaires). Jamais la domination genrée n’a été à ce point torturée sur le fil invisible des convenances. Les femmes bouillonnent de se révolter, pendant que les hommes tentent de maintenir leur pouvoir à coups de menaces. La seule chose qui semble tenir, c’est le Moolaadé, à travers cette corde que tout le monde enjambe, même les animaux, et que personne n’ose défaire, de peur de provoquer les dieux.
Un film essentiel sur l’une des tortures les plus injustement tolérees pratiquées sur les femmes, où le ratio de mort est plus élevé que le nombre de survivantes de ce massacre génital perpétué de mères en filles. La colère est partout et le deuil plane au-dessus du village… (Senscritique.com)
Fiche IMDB : ICI
Disponible le : 4 février 2026


Suite de la rétrospection OUSMANE SEMBENE
Camp de Thiaroye (1998 – Sénégal)
De Ousmane Sembene
2h27 – Drame / Guerre
Des soldats sénégalais, anciens combattants de l’armée française et prisonniers en Europe durant la Seconde Guerre mondiale, sont rassemblés dans le camp de Thiaroye avant leur avant leur démobilisation. Soumis à diverses humiliations, ils apprennent que l’argent qu’ils devaient gagner pour leur mobilisation sera divisé par deux.
Je découvre le précieux Cinéma de Ousmane Sembène avec Camp de Thiaroye, l’un des films de guerre majeurs du Siècle dernier doublé d’une charge politique et idéologique des plus retentissantes. En près de deux heures et demi de métrage le cinéaste sénégalais retrace le triste sort des victimes du massacre de Thiaroye, autant de tirailleurs provenant des quatre coins de l’A.O.F. dans l’attente de leur démobilisation au sortir du conflit franco-allemand de l’année 1944.
Séjournant dans le camp de transit de Thiaroye lesdits tirailleurs devront – dès les premières minutes du drame que constitue le film de Sembène – composer avec le racisme ordinaire des hauts-gradés et d’un état-major régi par la loi du colonialisme ambiant ; injustices, humiliations et autres rabaissements seront le lot du sergent-chef Diatta, sénégalais instruit et diplomate par lequel le réalisateur développe toute une reconstitution de l’une des pages les plus honteuses de l’Histoire de France du XXème Siècle.
Camp de Thiaroye s’agit sans nul doute d’une formidable référence cinématographique, cultivant un rythme soutenu mais foncièrement passionnant dans sa peinture sans fioritures de l’infanterie franco-africaine coloniale, armée instrumentalisant sa chair à canon pour mieux la considérer in fine comme une quantité négligeable. Si la violence des uns répond à celle des autres les toubabs sont plus que jamais sur la sellette tendue par Ousmane Sembène : capitaines dédaigneux, généraux sans foi ni loi ou encore lieutenants veules et soumis aux ordres hiérarchiques font figure de pions moralement médiocres voire entièrement condamnables au regard de leurs agissements. Les sénégalais, maliens et autres ivoiriens sont quant à eux dépréciés tels des demi-hommes, en voulant pour preuve leur pécule réduit de moitié par l’administration dudit camp.
S’ensuivront une mutinerie puis une exaction foudroyante, massacre durant lequel le sergent-chef Diatta et ses soldats connaîtront une issue tragique mais ironiquement mémorable, à ce point historique et éthiquement délicate que le film de Ousmane Sembène subira la censure en terre hexagonale durant près d’une dizaine d’années. Un film essentiel, magnifiquement photographié et savamment documenté s’imposant honorablement comme une authentique référence de Septième Art. A voir absolument. (Senscritique.com)
Fiche IMDB : ICI
Disponible le : 4 février 2026


Un Petit Carrousel de Fête (1956 – Hongrie)
De Zoltán Fábri
1h35 – Drame / Romance
Au cœur d’un milieu rural en proie à des changements difficiles, la jeune Mari Pataki, paysanne humble mais prometteuse, se voit refuser tout contact avec son amoureux, par son père. En effet, celui-ci tient avant tout au travail de la terre et à la fortune future. Il décide donc de la marier à un homme vieux, mais riche, avec qui il fait des affaires : « La terre se marie avec la terre » dit-il, et ceci semble être l’inflexible loi des paysans hongrois. Mais l’amour semble être plus coriace encore…
Rupture intergénérationnelle, émancipation féminine, drame rural et deux choses qui s’opposent, s’affrontent et soulèvent les cœurs : la loi de la terre contre le tourbillon de la vie. Le film s’ouvre sur une fête foraine et notamment une attraction qui tourbillonne. On retrouve ce repère visuel de la liberté avec – plus tard – une danse effrénée entre Mari et son amoureux secret Maté. Mari est entraînée par une sensation que Maté hurle avec joie : « on a l’impression de voler ! », et voler c’est la liberté. Mari est entourée de ces sensations de liberté que son jeune âge autorise, mais très rapidement sa condition de fille unique l’ancre à la terre labourée par son père, qui souhaite la marier à un homme plus âgé mais plus avantageux quand il s’agit d’agrandir le domaine et de rapporter des sous. Alors commence la lente et progressive agonie de la jeune femme, qui comprend qu’elle est comme les bêtes vendues par son père au marché : une transaction de plus. L’amour frivole prend donc tout un autre sens pour elle : l’amour c’est le vent de liberté qu’elle avait goûté à la fête foraine. L’amour, c’est ce qui va peut-être lui permettre de braver la loi ancestrale de sa condition de femme : être vendue à un autre homme par son propre père, être le bien qui passe d’une main à une autre sans pouvoir rien dire. Mais contrairement à sa mère, épuisée, qui a accepté son sort, Mari représente la nouvelle génération, juste avant la chute de l’URSS en Hongrie. Elle est le souffle de renouveau dans un univers figé.
Le film a été nominé à Cannes en 1956. Outre son sujet dramatique, le film brille aussi par une caméra audacieuse qui entraîne le spectateur dans la valse des personnages. Une caméra portée qui a sûrement inspiré beaucoup de cinéastes pour les prochaines décennies, une caméra sensitive qui nous entraîne, nous ballotte mais nous étouffe aussi parfois. Une grande réalisation. (Senscritique.com)
Fiche IMDB : ICI
Disponible le : 11 février 2026


Sélection courts mais trash : Guy Charnaux
Nox Insomnia (2019 – Brésil)
De Guy Charnaux
8min – Animation / Comédie
Une épopée en trois actes sur un garçon de sept ans qui ne trouve pas le sommeil. Des bruits inquiétants viennent de la chambre de ses parents… Une histoire sur l’enfance, le sexe et l’insomnie.
Découvert à Courts mais Trash et dont la comédie a soulevé tout le public, NOX INSOMNIA est tiré d’une nouvelle de Rafael Sperling appelée « Insomnie », qui intrigue grandement, tant le court métrage est foutraque (littéralement), extrême et décalé. En terme d’animation, nous sommes au coeur du style du réalisateur brésilien Guy Charnaux, qui pour le moment n’a signé que des formats courts, laissant libre sa créativité et son storytelling tout en simplicité et en dynamisme.
Nox Insomnia est probablement son film le plus connu pour le moment, ayant circulé dans beaucoup de festivals décalés, dont le SPASM à Montréal. Le réalisateur s’intéresse principalement à la relation père-fils, qu’on retrouvera dans on autre court « The Poet of Horrible Things ». Celui-ci est probablement son film le plus trash, âme sensible à s’abstenir, on suggère un joli -18 pour cette fin terrifiante (Senscritique.com)
Disponible le : 18 février 2026


Sélection courts mais trash : Guy Charnaux
The Poet of Horrible Things (2017 – Brésil)
De Guy Charnaux
6min – Animation / Comédie
Un père essaie d’aider son fils à devenir poète, mais il échoue lamentablement.
Dans la même veine que son film suivant NOX INSOMNIA, Guy Charnaux nous propose un film cru basé sur un garçon qui écrit littéralement des poèmes pornos, et qui les fait lire à son père qui ne parvient pas à comprendre son fils, tout en étant intrigué par ces écrits érotiques. En gardant son style plastique et son montage ingénieux, Guy Charnaux parle de poésie mais pas vraiment, il parle aussi de l’émancipation d’un petit garçon qui défie frontalement son père qui ne s’en rend pas compte. Sexe, poésie et paternité remis en question dans ce court-métrage (Senscritique.com)
Disponible le : 18 février 2026


Sélection courts mais trash : Guy Charnaux
Plus Zero Zero (Brésil)
De Guy Charnaux
2min – Animation / Comédie
Une conversation interminable sur le chiffre 0
Une conversation interminable sur le chiffre 0, une absurdité sans fin telle le chiffre de l’infini, car 0+0=0 et ces personnages qui ont 0 QI tournent en boucle dessus. Ce n’est ni épatant ni surprenant, mais en tout cas, c’est sûrement un peu marrant. Nous on a bien aimé. (Senscritique.com)
Disponible le : 18 février 2026


Corina (2024 – Mexique)
De Urzula Barba Hopfner
1h36 – Drame / Comédie
Corina rêve d’être écrivain, mais elle se retrouve à corriger des romans de gare érotiques dans le sous-sol d’une petite maison d’édition. Lorsque l’artiste en vogue Silverman met en péril l’entreprise, Corina doit trouver le courage nécessaire afin de sauver son emploi et de se libérer de ses troubles anxieux.
Avec ses airs d’Amélie Poulain, Corina est une jeune femme qui rêve d’être écrivain, mais qui se retrouve à corriger des romans de gare érotiques dans le sous-sol d’une petite maison d’édition. Lorsque l’artiste en vogue Silverman met en péril l’entreprise, Corina doit trouver le courage nécessaire afin de sauver son emploi et de se libérer de ses troubles anxieux.
Une histoire simple, un cadre simple et des acteurs qui incarnent tranquillement leur rôle, c’est tout ce qu’on demande pour le premier long métrage d’Urzula Barba Hopfner : un petit objet ensoleillé qui explore différentes thématiques dont l’anxiété sociale et l’intégrité des artistes-auteurs en présentant un personnage s’appropriant l’œuvre d’une autre. Si la fin s’envole un peu trop rapidement en éludant beaucoup de questionnements éthiques, le film est très sympathique dans son ensemble, avec une ou deux idées de mise en scène et une colorimétrie qui donne envie de prendre le soleil. (Senscritique.com)
Fiche IMDB : ICI
Disponible le : 25 février 2026




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