Trinita et Bambino sont deux demi-frères aux physiques et caractères diamétralement opposés. L’un est longiligne et séducteur, l’autre massif et bougon. Ensemble, ils repoussent les assauts de bandits mexicains qui souhaitent attaquer une colonie de mormons.
Avis de Cherycok :
Film référence s’il en est du duo Terence Hill / Bud spencer, On l’appelle Trinita est devenu au fil du temps un film culte pour beaucoup de monde, au point de le citer même aux cotés de films de Sergio Leone tels que Le Bon La Brute et Le Truand ou Pour une Poignée de Dollars lorsqu’il s’agit d’énumérer les meilleurs westerns spaghettis. C’est d’ailleurs ce film-là, alors qu’ils avaient déjà tourné quatre films ensemble, qui a fait connaitre le fameux duo un peu partout dans le monde, faisant d’eux des superstars, avec des scores parfois impressionnants au box office. Il est par exemple resté pendant 16 ans le plus gros succès au box office italien. Le succès fut tel qu’on dénombre pas moins d’une dizaine de films reprenant le nom de Trinita dans leur titre, souvent même sans les deux comparses. Il pose aussi les bases d’un duo comique qui a maintes fois fait ses preuves, et qui encore aujourd’hui a son public puisque chaque diffusion d’un de ses films arrive en tête des audiences de la TNT. Au programme de cet excellent film : des grosses claques dans la gueule, des engueulades, un humour bon enfant, et bien entendu, la scène la plus culte de tous les temps d’ingurgitation de fayots !

A la réalisation, on retrouve Enzo Barboni. Un nom qui ne vous dit peut-être rien mais qui est pourtant à l’origine de plusieurs des gros succès de Terence Hill et Bud Spencer. On continue de l’appeler Trinita, Deux Super-Flics, Quand faut y aller faut y aller, Attention les Dégâts, Renegade, Les Anges Mangent aussi des Fayots, et bien d’autres, c’est lui. Tourné en Italie, dans un petit village près des Abruzzes et le Latium, mais aussi en Andalousie, à Almeria (où ont été tournés bon nombre de western spaghettis), nos deux loustics n’étaient au départ pas prévus dans le casting. En effet, c’était George Eastman (Anthropophagous, Les Nouveaux Barbares) et Pietro Martellanza (Le Cobra, La Mort caresse à Minuit) qui devaient incarner le duo. Franco Nero (Django) aurait d’ailleurs lui aussi été approché pour interpréter le rôle de Trinita. Mais c’est finalement le duo Spencer / Hill qui sera retenu, sans doute grâce à sa complicité de chaque instant. Trinita (Terence Hill), c’est le beau gosse blondinet aux yeux bleus azur, séducteur, un peu cherche merde, et surtout une philosophie des plus cools. Bambino, c’est son demi-frère, plus calme, un peu bougon, bandit de petite envergure se faisant passer pour le shérif d’une petite bourgade après avoir estropié le véritable shérif sur un malentendu. Un duo qui restera dans les annales, alignant des scènes toutes plus géniales les unes que les autres.

Terence Hill et Bud spencer, comme tout le monde le sait, c’est de la baston bon enfant. Et les amateurs seront ici servis. Même si durant le film en lui-même, ces scènes sont au final peu nombreuses et assez courtes, rien que la scène finale (qui aura demandé à elle seule 10 jours de tournage) vaut son pesant de cacahuètes. Imaginez une cinquantaine de gus se mettant joyeusement sur la gueule sur fond de gros bruits de claques qui claquent. Oh oui, un joyeux bordel. Et donc toujours cet humour typique du duo, qu’on retrouve également dans les dialogues, parfois dans un ton étonnamment familier. « J’ai pas le temps, je suis trop occupé à rien faire », « T’es pire que la vérole dans un couvent de bonnes sœurs »,… sans compter des punchlines toujours bien senties qui mettent immédiatement le sourire. Et donc bien entendu, la fameuse scène des fayots dans laquelle Terence Hill s’investit à fond puisqu’avant son tournage, il ne mangea rien pendant 24 heures pour être sûr d’arriver à ingurgiter cette monstrueuse poêle remplie à raz-bord d’haricots à la tomate, d’un trait, et à une vitesse faramineuse. Mais malgré tout, les codes du western spaghettis sont bel et bien là (tout en les détournant parfois). Les zooms, les gros plans sur les regards, les plans qui durent, les personnages pittoresques,… et Barboni soigne vraiment sa mise en scène pour que l’ensemble soit crédible du début à la fin. Le tout accompagné d’une bande originale aussi culte que le film lui-même. A tel point qu’elle peut vous rester en tête des jours durant. He’s the top of the West. Always cool, he’s the best.

| LES PLUS | LES MOINS |
| ♥ La bande originale ♥ Tous les personnages ♥ Le mix parfait action / humour ♥ Une mise en scène qui tient la route |
⊗ … |
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| On l’appelle Trinita est sans conteste un des films les plus mémorables du célèbre duo Terence Hill et Bud spencer. Un mix western / comédie qui traverse les âges sans prendre une ride. A voir et à revoir sans aucune modération. | |

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ON L’APPELLE TRINITA est disponible en combo DVD / Blu-ray chez Rimini Editions au prix de 24.99€. Il est disponible à l’achat ICI. 1920 x 1080p HD – 16:9 compatible 4/3 format d’origine respecté 2.35 – Version anglaise et française DTS HD Master Audio – Sous-titres français et français pour malentendants. En plus du film, on y trouve : 3 photos du film format carte postale, Aux origines de Trinita (25′) par le journaliste Philippe Lombard, Les raisons d’un succès (27′) par le responsable éditoriale chez Frenezy Stéphane Lacombe, Galerie photos . |
Titre : On l’appelle Trinita / Lo Chiamavano Trinità / they Call me Trinita
Année : 1970
Durée : 1h53
Origine : Italie
Genre : : Western / Comédie
Disponibilité : Dvd / Blu-ray
Réalisateur : Enzo Barboni
Scénario : Enzo Barboni
Acteurs : Terence Hill, Bud Spencer, Steffen Zacharias, Dan Sturkie, Gisela Hahn, Elena Pedemonte, Farley Granger, Ezio Marano, Luciano Rossi, Remo Capitani, Riccardo Pizzuti



























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