Sur une île, deux pécheurs mordus pas une étrange créature développent progressivement un comportement bizarre, tandis que rapidement les poissons locaux contaminent les habitants en les transformant en zombies voraces.
Avis de John Roch :
Mangue Negro, c’est ce genre de premier film dans la veine de Evil Dead et Braindead fait par un passionné dans son coin pour un budget café quotidien sur un blockbuster (on parle de l’équivalent de 10,000€). Ce genre de film où le sens de la démerde, la patience et la passion peuvent faire la différence et donner une petite pépite. On ira pas jusque là pour ce premier essai de Rodrigo Aragão qui si il bénéficie de qualités, s’enlise dans quelques défauts qui ne lui permette pas de se hisser au niveau des meilleurs représentants de métrages où le système D est roi. Mangue Negro a malgré tout assez fait parler de lui pour faire de son réalisateur l’un des fers de lance d’une nouvelle vague horrifique Brésilienne, lui permettant ainsi de persévérer dans l’horreur gore à petit budget. Après un second long métrage du nom de A Noite do Chupacabras, Rodrigo Aragão revient aux zombies avec Mar Negro, également connu sous le nom de Dark Sea à l’international. Un film dans la droite lignée de Mangue Negro avec lequel il partage les mêmes qualités et s ‘avère être bien plus soigné. Subsiste pourtant quelques défauts qui ne font pas de ce film un indispensable pour les amateurs de ce genre de métrages, mais demeure néanmoins une curiosité qui mérite le coup d’œil.

Tout comme avec Mangue Negro, Rodrigo Aragão ne fait pas un film de zombie vide de sens et parle d’écologie. Après la pollution qui infecte les mangroves et les communautés pauvres qui vivent de la pêche, le réalisateur parle ici de celle de l’océan soumis à des rejets de polluants industriels et agricoles fragilisant ainsi l’ état de santé des peuplements piscicoles, des écosystèmes et par extension des communautés qui ont fait du poisson leur source principale d’alimentation. Exit donc la boue des mangroves, ici la menace vient de l’océan duquel deux pêcheurs remontent une créature qui pourrait être une sirène agressive qui mord l’un des deux bougres. Le mordu se transforme bien évidement en zombie et commence à faire un carnage mais il n’est pas le seul, car en massacrant le monstre, son sang noir contamine l’océan et donc les poissons qui mangés par les habitant d’un petit village dans lequel un bordel vient d’ouvrir va déclencher un déluge de gore. Déluge qui met bien trop son temps à arriver. Mar Negro manque de rythme, la faute à un scénario qui à l’instar de Mangue Negro est développé maladroitement. C’est tout à l’honneur de Rodrigo Aragão d’ élargir son idée, mais entre une multiplication de personnages qui arrivent trop tard dans l’histoire et une sous intrigue à base de magie noire qui certes montre que le réalisateur développe son propre univers (on trouvera par exemple des traces de cette magie noire dans un film ultérieur : El Bosque Negro), est au final inutile et non résolue. Le temps se fait long et le métrage ne décolle réellement que dans sa dernière demi-heure.

Avec un budget multiplié par 10 (on parle de l’ équivalent de 130,000 Dollars) par rapport à Mangue Negro, Mar Negro malgré une image parfois cheap est bien plus agréable à l’œil et maîtrisé. Le film bénéficie de l’apport d’un directeur de la photographie et la mise en scène, bien qu’elle manque parfois de visibilité, échappe à la shaky cam noté 8/10 sur l’échelle de Richter. Le budget se ressent également dans des effets spéciaux plus sofistiqués qui explosent dans la dernière demi-heure durant laquelle Rodrigo Aragão se lâche comme Peter Jackson et son Braindead. Mar Negro n’arrive peut être pas à sa cheville mais enchaîne les corps dévorés, les têtes qui volent, les hybrides mi hommes-mi poissons et un travelo qui sort la mini gatling pour faire le ménage. Une dernière partie qui a du mal a conclure l’histoire de manière satisfaisante mais fait preuve d’une petite forme de poésie inattendue. Malgré quelques maladresses, Mar Negro s’avère être au final une curiosité venue du Brésil peut être pas indispensable, mais qui mérite le coup d’œil pour ses bonnes qualités et pour constater l’évolution de son réalisateur plein de volonté qui ne cesse de s’améliorer avec le temps.

| LES PLUS | LES MOINS |
| ♥ Les effets spéciaux ♥ Le fond ♥ La dernière demi heure ♥ Un film plein de bonne volonté |
⊗ Un scénario fouillis ⊗ Le rythme ⊗ Une fin pas très satisfaisante |
| Malgré quelques maladresses, Mar Negro s’avère être au final une curiosité venue du Brésil peut être pas indispensable, mais qui mérite le coup d’œil pour ses bonnes qualités et pour constater l’évolution de son réalisateur plein de volonté qui ne cesse de s’améliorer avec le temps. |
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Titre : Mar Negro / Dark Sea
Année : 2013
Durée : 1h45
Origine : Brésil
Genre : C’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme
Réalisateur : Rodrigo Aragão
Scénario : Rodrigo Aragão
Acteurs : Ricardo Araújo, Marcelo Castanheira, Mayra Alarcón, Carol Aragão, Petter Baiestorf, Ana Carolina Braga, Alexandre Brunoro, Joel Caetano






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