En Afrique du Sud, un petit avion contenant 7 personnes s’écrase dans le désert du Kalahari. Les survivants n’ont pas le choix : pour survivre, il va falloir s’entraider. Lorsque les vivres commencent à manquer, les plus bas instincts des uns et des autres reprennent le dessus.
Avis de Cherycok :
Le réalisateur Cy Enfield et l’acteur/producteur britannique sont des amis de longue date et ont collaboré à plusieurs reprises dans les années 50 et 60. En 1964, ils pondent la grosse production Zoulou qui est un succès international (environ 1M de spectateurs en salles en France). Pour leur film suivant, ils décident dans un premier temps d’adapter le premier roman de Wilbur Smith, When the Lion Feeds, qu’ils aimeraient également tourner en Afrique, mais ils se pencheront finalement sur The Sands of Kalahari (1960) écrit par William Mulvihill. Malheureusement, Les Sables du Kalahari est un gros échec, mettant un terme à la collaboration entre Stanley Baker et le réalisateur Cy Endfield. Pourquoi le public ne s’est pas rué dans les salles ? Difficile à dire car Les Sables du Kalahari a bien des atouts pour lui et il est même devenu au fil des années un petit film culte pour pas mal de monde semble-t-il. Une chose est sûre, c’est que son arrivée chez nous en blu-ray chez Rimini Editions est l’occasion de se plonger dans ce bon survival en territoire aride.

Les Sables du Kalahari, malgré sa durée de 2h, ne tarde pas à rentrer dans le vif du sujet et dès la 13ème minute, nos passagers de ce petit jet sont échoués en plein désert du Kalahari, suite à l’atterrissage en urgence et à l’explosion de leur avion. A partir de là se met en place une construction assez classique, avec un groupe de six personnes qui vont devoir survivre dans des conditions extrêmes, ici un désert et brûlant, avec un blessé à la jambe (transpercée par un morceau de métal lors du crash), très peu d’eau et sans nourriture. A l’endroit où ils décident de se poser, ils devront « cohabiter » avec une tribu de babouins. Les personnages vont se nourrir de melons sauvages, se désaltérer dès qu’ils le peuvent, s’amuser un peu dès qu’ils en ont la moindre occasion histoire de ne pas sombrer dans la folie. Ils vont s’émerveiller lorsqu’ils vont arriver à allumer un feu par eux-mêmes avec une loupe, lorsqu’ils vont réussir à attraper un lézard géant avec un piège fait maison, … Comme le dit l’un d’eux, ils ne sont pas de ce monde, la civilisation et l’évolution de la technologie ayant pour conséquence qu’ils ne savent plus se débrouiller en pleine nature hostile. Et puis peu à peu, des tensions vont naitre dans le groupe, lorsque l’un d’eux a des envies un peu trop tactiles envers la seule femme du groupe, lorsque l’un d’eux va décider que, parce qu’il a une arme et qu’il ramène du gibier, qu’il sera celui qui décide. Et puis il y a ce groupe de babouins qui les observe de loin… La chaleur torride et les gorges desséchées se ressentent, le film est souvent tendu malgré sa durée de deux heures même si, clairement, il aurait gagné en efficacité et en rythme avec vingt minutes de moins.

Cy Endfield arrive à créer un joli suspense à partir d’un matériel au final limité et Les Sables du Kalahari est un film qui parle de la nature profonde de certains hommes, une nature parfois mauvaise dès que la survie entre en jeu. Si on y regarde de plus près, le film parle de luxure, de cupidité, d’ignorance et il va plus loin qu’un survival classique afin de mettre en évidence la fragilité de l’équilibre social dans ce genre de situation extrême. L’humain est un animal comme les autres, mais il est pire encore, n’hésitant pas marcher sur la gueule des autres pour montrer qu’il est le plus fort. Pire encore, la tribu de babouins qu’on nous montre comme extrêmement menaçante reste au final passive, comme si on voulait nous montrer que l’homme est encore pire que certains animaux lorsqu’il faut assoir son pouvoir sur les autres membres du groupe. Les personnages n’ont au final que peu d’évolution, mais ce n’est pas gênant car le film ne cherche pas à montrer leur évolution, mais comment la situation dans laquelle ils sont va amplifier des traits déjà présents dans chacun d’eux au fur et à mesure que la hiérarchie se créé dans le groupe, que les manigances et dissensions arrivent. On apprend à bien connaître les personnages et on se surprend à réfléchir très sérieusement à leur sort et à se demander comment on réagirait dans des circonstances similaires. Le caractère imprévisible des personnages de Whitman et Davenport nous oblige à rester sur nos gardes, à nous attendre à l’inattendu. Si on ajoute une très jolie mise en scène, l’ensemble étant magnifiquement filmé en Technicolor grand écran, Les Sables du Kalahari est une vraie réussite qui à l’époque osait pas mal de choses et qui 60 ans plus tard fonctionne toujours.

| LES PLUS | LES MOINS |
| ♥ Très bien mis en scène ♥ Un bon casting ♥ La critique sociétale ♥ Une tension bien gérée |
⊗ Un peu trop long ⊗ Quelques effets très datés |
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| Les Sables du Kalahari est un survival mâtiné de film d’aventures qui malgré ses soixante ans d’âge marque toujours les esprits. Ça a certes un peu vieilli, mais le constat sans concession du retour à la sauvagerie est assez remarquable. | |

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LES SABLES DU KALAHARI est disponible en combo DVD / Blu-ray chez RIMINI EDITIONS au prix de 24.99€. Il est disponible à l’achat ICI. En plus du film, on y trouve : Documentaire autour du film conçu par Alexandre Jousse |
Titre : Les Sables du Kalahari / The Sands of Kalahari
Année : 1965
Durée : 1h59
Origine : Angleterre / U.S.A
Genre : Le roi des babouins
Réalisateur : Cy Endfield
Scénario : Cy Enflield, William Mulvihill
Acteurs : Stanley Baker, Stuart Whitman, Susannah York, Harry Andrews, Theodore Bikel, Nigel Davenport, Nigel Kingsley, Barry Lowe























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