Gab et Driss, amis d’enfance brouillés depuis leur départ de l’orphelinat, mènent des vies opposées : l’un est flic à l’IGPN, l’autre fixeur pour des voyous. Lorsque leur premier amour meurt dans un accident suspect, sa fille Leïla, 17 ans, s’empare de l’arme de Gab et se lance sur la piste d’une puissante entreprise prête à tout pour étouffer l’affaire. Forcés de faire équipe, les orphelins vont devoir la stopper avant qu’elle ne commette l’irréparable…
Avis de Cherycok :
La trilogie Balle Perdue et AKA ont tout cassé sur Netflix, devenant rapidement numéro un des visionnages sur la plateforme au N rouge. La société de production Inoxy Films a dû se dire qu’il était temps de reproduire cette formule de l’action à l’a française, qui cartonne à travers le monde, dans nos salles de cinéma et ça sera avec Les Orphelins. On alloue au film un budget de plus de 18M€, on prévoit de le sortir dans plus de 400 salles, et on fait appel à Olivier Schneider pour le mettre en boite. Certes, ce dernier est quasi débutant au poste de réalisateur, il n’a que la production Netflix GTmax à son actif), mais il a été chef cascadeur et/ou coordinateur des combats sur des blockbusters américains tels que Mourir Peut Attendre, Spectre et Fast & Furious 6, ou encore sur la production Europacorp Taken avec Liam Neeson. On appelle le film de Remi Julienne, David Julienne, pour les cascades motorisées et emballé c’est pesé. Autant ce genre de série B d’action à la française cartonne en streaming, autant la sauce ne prend pas au cinéma où Les Orphelins est un gros bide avec à peine 134000 entrées. Qu’en est-il réellement ?

Alban Lenoir s’impose petit à petit comme le maitre de l’action à la française puisqu’après les trois films de la saga Balle Perdue, AKA, L’intervention, Le Salaire de la Peur, Antigang, on le retrouve de nouveau au casting de Les Orphelins dans lequel il partage l’affiche avec Dali Benssalah (Mourir Peut Attendre, Athena) et la jeune Sonia Faidi (la série Caro Nostra) dans ce qui pourrait être le renouveau du buddy movie à la française. Les Orphelins mélange allègrement humour et action dans la lignée des films tels que L’Arme Fatale ou Tango et Cash. Le réalisateur avoue d’ailleurs s’être inspiré de ce dernier pour former son tandem d’acteurs principaux et la relation qu’ils ont tous les deux est à la fois ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas dans le film. Les fions et autres piques qui découlent d’une rancune vieille de presque 20 ans sont bien écrits et leurs échanges sont souvent assez savoureux. Le réalisateur tente de capter les regards, les non-dits, les incompréhensions et le spectateur de son côté attend que ça pète et que l’affrontement ait lieu. A l’inverse, les moments plus comiques typiques du buddy movie ne sont pas toujours très réussis et semblent même parfois un peu forcés, comme si le timing comique n’était pas toujours bon ou tout simplement parce que toutes les blagues ne fonctionnent pas. L’arrivée de Sonia Faidi vient amener une nouvelle dynamique qui dynamite un peu l’ensemble à mi-film mais aussi une sensation de déjà-vu, même dans le cinéma français comme dans Les Compères avec Gérard Depardieu et Pierre Richard (en moins musclé). A cela s’ajoute un côté très prévisible de l’histoire, et en particulier de l’évolution des personnages, en plus d’un réel manque de profondeur dans le récit qui nous est compté. On sait très rapidement ce qu’il va se passer et comment ça va finir, ce qui empêche la tension de réellement s’installer et le spectateur de s’impliquer complètement. S’il n’y avait pas l’action très réussie pour amener un peu d‘intérêt, Les Orphelins aurait été complètement oubliable. Mais l’action est belle et bien là et à ce niveau-là, il n’y a pas grand-chose à reprocher.

Le rythme du film est assez soutenu et malgré les problématiques évoquées précédemment, il est difficile de s’ennuyer. A l’instar de la saga Balle Perdue, l’équipe technique va tout faire pour que l’ensemble se fasse impressionnant, limitant au maximum les CGI et préférant froisser de la tôle à tout va et faire parler la poudre. Que ce soit les combats mano à mano, où chacun des acteurs a son style bien à lui, les gunfights ou les courses poursuites, les amateurs d’action « à l’ancienne » en auront pour leur argent. Les acteurs s’impliquent à fond et, une fois de plus, l’athlétique Alban Lenoir a tenu à réaliser presque toutes ses cascades tout seul, même lorsqu’il faut foncer à vive allure dans certaines rues étroites de Saint-Jean-de-Luz. Cette scène est d’ailleurs assez impressionnante, tout comme ce gunfight véhiculé qui sent la poudre et le pneu brûlé. L’équipe de David Julienne a une fois de plus fait des merveilles et bien que tout ne soit pas réaliste, Les Orphelins n’hésitant parfois pas à pousser quelques potards, l’action se fait réellement intense jusqu’à son final qui vaut clairement le détour à lui seul. Il y a ici un réel savoir-faire technique dans la destruction massive de bagnoles avec des équipes qui savent pertinemment qu’une vraie bagnole qui se crache et explose aura toujours plus de gueule qu’une scène en CGI, aussi bien faite soit-elle. Des cascades comme on n’en voit plus et qui font plaisir à voir. Toute la deuxième partie très axée action, certes classique mais très efficace, vient clairement compenser une première moitié en demi-teinte. Quel dommage que le film finisse sur une scène d’une niaiserie à toute épreuve, à la limite du gênant, qui empêche Les Orphelins de rentrer dans la case des séries B très efficace à la Balle Perdue ou AKA. Le film reste néanmoins plutôt agréable, mais on aurait aimé qu’il évite la comédie façon buddy movie pour se faire bien plus sombre et violent.

| LES PLUS | LES MOINS |
| ♥ Un casting charismatique ♥ De très bonnes scènes d’action ♥ Bien rythmé |
⊗ Un humour qui fonctionne à moitié ⊗ Très prévisible ⊗ L’ultime scène |
|
|
|
| Après la saga Balle Perdue et AKA sur Netflix, Inoxy Films tente de renouveler la formule dans les salles de cinéma avec Les Orphelins, buddy movie à la française bourré de très bonne action mais qui se rate sur sa partie comédie. Le résultat est sympathique mais oubliable. | |

LE SAVIEZ VOUS ?
• Alban Lenoir a effectué 100 % de ses cascades physiques et 90 % de ses scènes de conduite. Il conduisait notamment la Ford Capri pendant des séquences spectaculaires. Dali Benssalah a aussi participé à de nombreuses scènes, même s’il a été doublé pour les plus dangereuses.
• La grosse scène d’action durant le marché devait au départ être tournée à Bayonne, mais les autorisations ont finalement expiré et c’est Saint-Jean-De-Luz, ville que le réalisateur apprécie, qui a été choisi pour ce moment du film.
Titre : Les Orphelins
Année : 2025
Durée : 1h35
Origine : France
Genre : Buddy movie
Réalisateur : Olivier Schneider
Scénario : Li Feng, Zhang Xiang, Ye Min, Xian Xiao-Min
Acteurs : Alban Lenoir, Dali Benssalah, Sonia Faidi, Suzanne Clément, Anouk Grinberg, Naidra Ayadi, Romain Levi, Jean Kinsella



















![[JV] Silent Hill f (2025 – Playstation 5)](https://www.darksidereviews.com/wp-content/uploads/2025/10/SILENT-HILL-f_20251005000416-680x340.jpg)
![[Film] The Operative, de Robert Lee (2000)](https://www.darksidereviews.com/wp-content/uploads/2025/11/vlcsnap-2025-11-14-20h11m08s652-640x340.png)
![[Dossier] Réinventer l’Action, Innover des Concepts : Le Cas Sammo Hung](https://www.darksidereviews.com/wp-content/uploads/2026/01/sammohung-680x340.jpg)
![[Interview] Roboto Films nous livre ses secrets](https://www.darksidereviews.com/wp-content/uploads/2024/01/RobotoFilms-680x340.png)




![[Film] Lady Battle Cop, de Akihisa Okamoto (1990)](https://www.darksidereviews.com/wp-content/uploads/2026/01/ladybattlecop-680x340.jpg)
![[News] City on Fire ressort demain au cinéma](https://www.darksidereviews.com/wp-content/uploads/2026/01/CityOnFire-680x340.jpg)
![[Film] New Dragon Gate Inn, de Huang Jian-Bo (2024)](https://www.darksidereviews.com/wp-content/uploads/2025/12/newdragongateinn-680x340.jpg)

