New York, 1929. Une crise économique sans précédent s’abat sur l’Amérique et les gangs en profitent pour monter en puissance. Sans un sou, le ventre vide, la petite frappe Sonny et le catcheur au chômage Charlie entrent au service d’Angelo, un caïd prospère pour lequel ils doivent racketter les commerçants et les passer à tabac en cas de besoin. Ce n’est pas vraiment dans leur tempérament, et ils vont jusqu’à distribuer l’argent de leur employeur à ceux qu’ils sont chargés de rançonner. Doués pour s’attirer des ennuis, ils déclenchent même une guerre des gangs…
Avis de Cherycok :
L’éditeur français BQHL continue de sortir des films de Bud Spencer et Terence Hill et c’est l’occasion pour moi de vous parler de tous ces films qui ont bercé mon enfance, tous ces films avec lesquels j’ai grandi, tous ces films dont j’ai poncé la VHS et que je connais encore aujourd’hui par cœur. Aujourd’hui, on va parler de Les Anges Mangent aussi des Fayots et ce film c’est un bordel incommensurable. Enfin, pas le film en lui-même. Je vous explique. Sorti au cinéma à l’époque sous le titre cité précédemment, il a été exploité en VHS sous le titre « Pour les Anges, Seul le Crime est Payant », puis en DVD sous le titre « Les Anges Aussi Cognent Dur », puis de nouveau sous son titre original pour la réédition en DVD. Quant aux différentes versions, c’est dur de s’y retrouver, avec une version longue qui dépasse les deux heures, une version américaine tellement amputée qu’elle dure à peine 1h30, et les versions chez nous qui oscillent entre 1h44 et 1h49. Quoi qu’il en soit, quel plaisir de retrouver le film en bonne qualité par chez nous car, même s’il ne s’agit pas du meilleur film avec Bud Spencer, c’est toujours aussi frais et divertissant.

Les Anges Mangent Aussi des Fayots est réalisé par Enzo Barbori, un habitué du duo Terence Hill / Bud Spencer puisqu’il a réalisé pas moins de 9 films avec au moins un des deux : Deux Super-Flics, Quand Faut y Aller Faut y Aller, Attention les Dégâts, On l’Appelle Trinita et On Continue à l’Appeler Trinita avec les deux ; Renegade et El Magnifico avec juste Terence Hill ; Ange ou Démon et donc Les Anges Mangent aussi des Fayots avec Bud Spencer en solo. A en croire les archives qui trainent ci et là sur la toile, Le film devait s’appeler au départ « Al Capone & C » et Terence Hill devait figurer au casting. Refus de ce dernier ou problème de calendrier, le film ne se fera pas, il sera remanié et sortira sous un autre nom, celui qu’on connait aujourd’hui. Pour remplacer Terence Hill, une des stars italiennes du western sérieux, Giuliano Gemma qui, même s’il avait déjà tourné dans des comédies, change malgré tout de registre. Il reprend donc le personnage habituellement campé par Hill et il le fait plutôt bien, arrivant parfois à avoir un excellent timing comique. Malgré tout, il manque ce petit quelque chose qui fait tout le seul du duo Spencer / Hill, il manque cette alchimie que le célèbre duo cultivera de nombreuses années durant. Malgré tout, même si le film fait flop en France, c’est un énorme succès au box-office italien avec un score impressionnant de 33 milliards de lires de l’époque de recette. L’action se situe à New-York pendant la grande dépression. Nos deux héros vont tenter de devenir de bons gangsters mais ils ne parviennent pas à être aussi impitoyables que leur métier l’exige car, pris de pitié par la misère des gens, ils viennent rapidement en aide aux malheureux et aux démunis. On notera une belle reconstitution de l’époque et Enzo Barboni soigne sa mise en scène. Travelling, plans réfléchis, jolie photographie, … Ça manque de personnalité mais c’est propre. L’ensemble est accompagné d’une bande originale composée par les habituels frères De Angelis qui, une fois de plus, ont réussi à créer un excellent thème qui s’intègre parfaitement bien à l’ambiance du film et qui reste longtemps en tête.

Bud Spencer incarne son personnage habituel, rude à l’extérieur mais très et altruiste à l’intérieur. Giuliano Gemma a la bonne idée de ne pas trop imiter Terence Hill en jouant ce looser qui laisse imposer son charme et sa grande gueule. On retrouve également les gueules habituelles du cinéma de Terence Hill et Bud Spencer, comme par exemple Riccardo Pizzuti et Claudio Ruffini qui une fois de plus vont prendre leur lot de claques, mais aussi un Steffen Zacharias très attachant à l’instar de son rôle de Jonathan dans On L’Appelle Trinita. On retrouve dans Les Anges Mangent Aussi des Fayots tout ce qu’on peut attendre d’une comédie de Bud Spencer et Terence Hill, bien que ce dernier n’est pas présent donc. La recette est simple, grosses claques et humour bon enfant. Nous sommes ici dans un divertissement avec très peu de subtilité et prévisible, mais l’humour parfois absurde, qu’on ne voit pas forcément venir, finit par l’emporter surtout si vous avez grandi dans les années 80 avec le célèbre duo. Le film est une sorte de parodie de films de gangsters qui va jouer avec tous les clichés possibles, sans forcément chercher à être original, le but étant sans doute que le public se sente comme dans ses petits souliers. Bon, il est vrai que le film vire parfois vers un humour un peu étrange, voire dérangeant (le bébé et le noyau de pêche), mais certains moments sont à mourir de rire, comme cette séance de tango qui n’a absolument aucun sens. Il y a peu de scènes de bagarres comparé à la durée du film, une au début et une pour le final, le reste du film se centrant sur nos deux loustics. La version complète du film (2h02), non présente sur le blu-ray de chez BQHL, développe le personnage de Giuliano Gemma et ce sont essentiellement des scènes comiques qui ont été coupées (mais aussi une partie de la baston finale). Avec ces coupes, le rythme du film est un peu étrange, même si ça fonctionne quand on le prend dans son ensemble. Au final, Les Anges Mangent Aussi des Fayots n’est pas toujours bon (sa version longue est plus fluide), mais il reste toujours frais et divertissant et c’est exactement ce qu’on attend d’une comédie de Bud Spencer.

| LES PLUS | LES MOINS |
| ♥ Un humour absurde… ♥ L’ambiance mafieuse fonctionne ♥ Des dialogues très funs ♥ Des personnages attachants ♥ La bande son |
⊗ … parfois un peu dérangeant ⊗ Des coupes qui se ressentent ⊗ Ça manque de Terence Hill |
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| Les anges Mangent Aussi des Fayots n’est peut-être pas le film solo le plus connu de Bud Spencer, mais c’est un des plus sympathiques et cette collaboration avec l’excellent Giuliano Gemma est un très bon plaisir régressif. | |

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LES ANGES MANGENT AUSSI DES FAYOTS est sorti en DVD (19.99€), blu-ray (19.99€) et 4K UHD (29.99€) chez BQHL. Il est disponible à l’achat ICI. 1920 x 1080p HD – 16/9 – 1.85 – Version anglaise et française DTS HD Master Audio Dual Mono – Sous-titres français. En plus du film, on y trouve : Entretien avec le réalisateur Jean-François Giré. |
Titre : Les Anges Mangent Aussi des Fayots / Anche gli angeli mangiano fagioli
Année : 1973
Durée : 1h49
Origine : Italie / France / Espagne
Genre : Bud Capone
Disponibilité : Dvd, Blu-ray, 4K UHD
Réalisateur : Enzo Barboni
Scénario : Enzo Barboni, Tulio Demicheli, Marie Claire Solleville
Acteurs : Bud Spencer, Giuliano Gemma, Robert Middleton, Bill Vanders, Riccardo Pizzuti, Lara Sender, Steffen Zacharias, Francy Fair, Victor Israel, Claudio Ruffini




















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