En raison des fréquentes attaques menées par les soldats mongols, la population du royaume de Koryo, y compris la famille de Yu-seong, endure de grandes souffrances. Yu-seong se met en route pour la Mongolie à la recherche de Yong Tae-san, l’ennemi qui a anéanti sa famille et enlevé sa fiancée, Su-ruin.
Avis de Cherycok :
En 1985 sort en Corée un film de sabre intitulé Muin, qui pourrait se traduire par The Warrior, qui est en quelque sorte un rip of un peu fauché de Lone Wolf and Cub, plus connu sous le nom de Baby Cart. En 1988, la fameuse société IFD Films & Arts Ltd de Godfrey Ho et Joseph Lai spécialiste des 2 en 1, qui achète des productions martiales inconnues coréennes / taiwanaises et leur enlever tout le gras pour mixer ça avec des scènes tournées pour l’occasion (souvent avec des occidentaux et des ninjas) pour en un nouveau film, sort le film Full Metal Ninja en utilisant les images de Muin / The Warrior. La version intégrale de Muin est aujourd’hui assez compliquée à se procurer, mais il existe encore une autre version du film sortie aux USA sous le titre Konan the Barbarian Swordsman, clairement pour surfer sur le succès de Conan le Barbare, purgée de toutes ses scènes lentes, d’une durée de 1h11, bien plus facile à voir puisqu’elle est disponible sur la plateforme de SVOD américaine Tubi. Et vous savez quoi ? C’est de cette version dont on va parler ici, parce que bien que pas complète, elle est au moins expurgée de rajout à la hache de scènes made in Godfrey Ho / Joseph Lai avec des acteurs occidentaux moustachus déguisés en ninjas multicolores avec des bandeaux où il est écrit « Ninja » au cas où on n’aurait pas compris que c’était des ninjas.

Konan the Barbarian Swordsman, quel titre ! Cette version de 1h13 sans les ninjas de la version 2 en 1 de IFD semble également être l’œuvre de IFD si on en croit le logo au tout début du film, mais elle serait en quelque sorte une version 0.7 ou 0.8 de la version originale coréenne. En effet, ils n’ont ici rien rajouté, mais ils semblent avoir enlevé un paquet de scènes pour que le film soit le plus rythmé possible et ne soit quasiment au final plus qu’une succession de combats. Une chose est sûre, c’est qu’il n’y a dans Konan The Barbarian Swordsman absolument aucun barbare, ni même de personnage appelé Konan. Ce titre inventé de toutes pièces pour le marché américain est clairement marketing et j’imagine la déception du public US lorsqu’il s’est aperçu de la supercherie au visionnage. Malgré les grosses coupes qu’a subi cette version, l’histoire est assez simple et se résume au fait que le personnage central, Kona… euh, Eagle donc, recherche le général Yong, qui a tué sa famille et capturé sa sœur, afin de le tuer, et il va se retrouver confronté à tous un tas d’ennemis qui vont lui barrer la route. Oui, on a connu plus original. Si on devait définir Konan The Barbarian Swordsman, on pourrait dire qu’il est le rejeton d’un film de chanbara mettant en scène un héros solitaire façon Baby Cart et d’un wu xia chinois avec tout ce que ça comporte de combats aériens câblés. Et ils se sont dit qu’ils allaient faire passer ça pour un film de barbare. La supercherie, c’est une seconde nature pour IFD. Etant donné que le personnage va d’un point A à un point B, il est assez facile de comprendre que ce sont les scènes de ses trajets et quelques moments d’exposition qui ont été charcutés au montage. Pour le coup, aucun personnage n’est réellement développé, à commencer par le personnage central, et on a cette sensation de personnage qui se téléporte d’un lieu à l’autre. Certes, on y gagne en rythme, mais difficile de s’imprégner de l’ambiance que le film tente parfois d’instaurer car on ne nous laisse pas le temps de le faire. Ces coupes sont en plus faites à l’arrache, accentuant encore plus l’aspect fauché du film.

On sent effectivement un très faible budget et ce sont les costumes qui trahissent immédiatement. C’est simple, de nombreux personnages secondaires ont des dégaines pas possibles, vêtus de hauts tellement fins qu’ils auraient pu être découpés dans du papier crépon, aux couleurs parfaites pour passer inaperçues. Oui, se cacher dans une forêt verdoyante avec un petit haut rose bonbon, c’est le top du top. La mise en scène est plutôt honnête et le réalisateur s’inspire parfois des western spaghettis avec beaucoup de gros plans sur les visages, sur les regards crispés au moment des affrontements. Le problème, c’est que cette tension qu’il essaie de mettre dans les affrontements, elle est un peu vaine car les personnages ne sont pas du tout développés, comme s’ils n’avaient pas réellement d’histoire personnelle et les motivations qu’ils ont pour tuer sont extrêmement sommaires. Peut-être est-ce dû aux nombreuses coupes que ce montage semble avoir subi. Au final, on se retrouve avec 1h11 quasiment exclusivement réservés aux combats avec toute une tripotée de personnages hauts en couleurs qui vont être impliqué d’une manière ou d’une autre. Lancier cracheur de feu, contorsionniste qui sort d’un faux rocher, géant habillé en papier crépon, archer au camouflage rose, gamins un peu trop impertinents, moines shaolin, ninjas habillés de noir qui descendent les arbres la tête en bas, … C’est sans doute parce qu’il y a ces ninjas noirs que IDF a dû acheter ce film, en se disant qu’ils pourront rajouter d’autres scènes avec des ninjas pour leur Full Metal Ninja. Les combats sont très nombreux, plus ou moins longs, jamais d’une très grande qualité mais néanmoins plutôt corrects et on sent une envie de bien faire, aussi bien lorsque ça singe les chanbaras que lorsque ça lorgne vers les combats câblés du cinéma de Hong Kong. Ce n’est pas du grand art, mais ça se regarde. Petit élément rigolo, chaque affrontement se conclut, lorsque le héros range son sabre, par les premières notes de la célèbre Toccata et fugue en ré mineur de Bach.

| LES PLUS | LES MOINS |
| ♥ De nombreux combats ♥ Un héros au look sympathique ♥ De jolis décors naturels |
⊗ Aucune profondeur ⊗ Des chorégraphies parfois simplistes ⊗ Assez fauché |
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| Derrière le titre putassier Konan The Barbarian Swordsman se cache un film de sabre coréen lambda, malgré tout suffisamment rythmé (suite aux coupes de IFD Films) pour ne jamais ennuyer. Très dispensable mais regardable. | |

Titre : Konan The Barbarian Swordsman / The Warrior / Muin
Année : 1985
Durée : 1h11
Origine : Corée du Sud
Genre : Korean Baby Cart
Disponibilité : SVOD
Réalisateur : Ki-Pung Choi
Scénario : Ki-Pung Choi
Acteurs : Jae-cheol Song, Jeong-eun Yun, Mi-kyeong Seo, Min-gyu Choi, Iho Kim




















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