Kouji Segawa, un photographe de la nature, perd la vie en protégeant une jeune fille, Kana Kimura, de la menace du groupe de Kaijin, Fog. Cependant, Kouji ressuscite en devenant Kamen Rider J grâce au pouvoir des Esprits de la Terre, des êtres mystérieux vivant dans les profondeurs terrestres. En utilisant le J-Power implanté dans son corps, Kouji affronte les Fog ainsi que leur Vaisseau Mère Machine-Bête, le Fog Mother !
Avis de Cherycok :
Le Toei Manga Matsuri est un évènement cinématographique qui a lieu plusieurs fois par an depuis 1963. Il consiste en la sortie simultanée des films tokusatsu de la Toei et des films d’animation de sa filiale Toei Animation, et a généralement lieu pendant les vacances de printemps (mi-mars à fin mars), les vacances d’été (mi-juillet à fin juillet) et parfois pendant les vacances d’hiver (Noël/Nouvel An) au Japon. Dans dans le cadre de la Toei Manga Matsuri du 16 avril 1994 qu’est sorti Kamen Rider J, nouvel opus de la saga Kamen Rider après le succès du Kamen Rider ZO de Keita Amemiya, accompagné de Ninja Sentai Kakuranger et Blue Swat. Keita Amemiya rempile pour ce qui semble être un hommage à l’esprit fondateur de Kamen Rider avec son héros solitaire investi d’un pouvoir venu de la nature, opposé à une force monstrueuse venue menacer l’équilibre du monde. Kamen Rider ZO était une vraie réussite, ce Kamen Rider J l’est tout autant bien qu’il se différencie de son prédécesseur sur certains points.

Comme dans Kamen Rider ZO, dès les premières images, on retrouve l’univers très organique de Keita Amemiya, parfois très proche de l’univers de Giger, très fort visuellement, jouant parfois beaucoup avec les couleurs vives pour raconter une histoire au final très simple. Un photographe est tué en tentant de protéger une fillette, puis ressuscité par les esprits de la Terre pour devenir Kamen Rider J et combattre l’Empire Fog, une entité extraterrestre cherchant à sacrifier l’enfant pour raviver ses forces. On sent très rapidement que l’un des thèmes centraux de ce nouvel opus de la saga est l’écologie, avec de nombreuses séquences en extérieur, dans la nature (forêts, rivières, rochers) qui vont rapidement mettre en place une symbolique entre le Rider et son lien organique à la Terre. Des moments très lumineux qui vont contrebalancer ceux très sombres, plein de brouillard et de fumée, qui impliquent les créatures abyssales une fois de plus inspirées par le monde des insectes. Ici, ce sont trois créatures assez étranges que le Rider devra affronter, parfois assez difficile à définir tant Amemiya y amène sa petite touche personnelle leur donnant un look improbable. J’en veux pour preuve cette femme insecte dont les ailes sont accrochées au niveau de ses oreilles. Ces créatures pourront paraitre kitch au premier abord, mais elles sont extrêmement travaillées, remplies de détails parfois morbides, renforçant l’aspect organique et même parfois légèrement malsain de l’ensemble. On sent les limites de budget de ce genre de production, mais pourtant Amemiya nous pond des plans d’une réelle beauté, parfois presque onirique prouvant que, lorsqu’on sait composer ses cadres, lorsqu’on sait choisir ses couleurs, lorsqu’on met des détails là où il le faut, il n’y a pas besoin de millions de dollars pour que le résultat soit visuellement enchanteur.

Une fois de plus, Keita Amemiya exhibe toutes les techniques qu’il maitrise en termes d’effets spéciaux et les effets pyrotechniques, les câbles, les matte painting, les animatronics et autres costumes en latex vont côtoyer avec bonheur des expérimentations numériques avec des CGI certes encore à leurs balbutiements, mais qui s’intègrent malgré tout plutôt bien à l’ensemble. Il se dégage de ce Kamen Rider J une certaine naïveté rafraichissante qui lui donne énormément de charme. Là où cette version J se différencie de son grand frère ZO, c’est par un des codes du genre qu’il met en avant, l’utilisation de maquette et des créatures géantes qui vont tout casser sur leur passage, un peu à la manière d’un Ultraman. Les séquences de destruction sont d’ailleurs plutôt impressionnantes malgré le kitch qui s’en dégage, avec ces plans larges donnant une impression de grandeur, et l’action de manière générale, tout comme dans ZO, est ici réussie. Que ce soit les séquences en moto ou les combats contre les créatures, Kamen Rider J amuse, impressionne parfois et va de nouveau faire preuve d’une réelle inventivité. L’idée de mettre de nouveau un enfant en danger au milieu de son histoire va accentuer le côté héroïque de l’action avec un Rider perfectible, qui souffrira, ce qui ne fera qu’accentuer le côté intense, décomplexé et spectaculaire de certaines séquences. Couplé au côté mythologique de cette version du Rider, façonné par la nature pour restaurer l’ordre sur Terre, l’ensemble n’est que plus épique.

| LES PLUS | LES MOINS |
| ♥ Le design des créatures ♥ Le visuel organique de l’ensemble ♥ Un rider différent ♥ L’action débridée ♥ Des scènes réellement impressionnantes |
⊗ Un kitch qui ne plaira pas à tous |
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| Toujours sous la houlette d’un Keita Amemiya qui semble décidé à amener une nouvelle dimension à Kamen Rider, Kamen Rider J est une vraie réussite alliant un réel sens du spectacle à un ton décomplexé. Un tokusatsu de bien belle facture. | |

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KAMEN RIDER J est sorti en coffret collector blu-ray chez ROBOTO FILMS en bundle avec Kamen Rider ZO au prix de 35€. Il est disponible à l’achat ICI. Le coffret est présente dans un carton rigide. BD 50 – Master Haute Définition – 1080p – Format 1.85:1 respecté. Version originale DTS-HD Master Audio 2.0 sous titrée français. Sur le blu-ray, en plus du film, on trouve : Le film Kamen Rider J, Commentaires audio de Fabien Mauro et Paul Gaussem, Kamen Rider World – court métrage de 8min, Making Of, Spots TV, Teasers, Trailers Roboto Folms, Poster 50x40cm, Livret essai de Julien Sévéon et photos de tournage. |
Titre : Kamen Rider J / 仮面ライダーJ
Année : 1994
Durée : 0h47
Origine : Japon
Genre : Tokusatsu
Réalisateur : Keita Amemiya
Scénario : Shozo Uehara
Acteurs : Yûta Michizuki, Yuka Nomura, Rikako Aikawa, Kyoji Kamui, Yoko MLari, Satoshi Kurihara, Maho Maruyama, Shuji Uchida, Yurika Nagano, Shôzô Iizuka

















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