[Semaine "Exotique"] Jour 7 - Manhunt (2008) - Dark Side Reviews

[Semaine « Exotique »] Jour 7 – Manhunt (2008)

En plein été 1974, quatre jeunes : Camilla, son petit ami Roger, Mia et Jørgen partent pour un week-end de détente dans les bois. Ils s’arrêtent dans une auberge où ils rencontrent quelques habitants aux regards antipathiques et une jeune fille qui, terrorisée, leur demande de l’emmener avec eux. Ils acceptent. Ils repartent enfin en voiture, mais, en chemin, les jeunes sont attaqués par des hommes armés qui les assomment un par un. Ils se réveillent esseulés en plein cœur de la forêt et entendent le son d’un cor de chasse.


Avis de Rick :
Septième et dernier jour de notre semaine exotique, et cette fois-ci, direction la Norvège. Depuis quelques temps, le cinéma d’horreur venu de Norvège s’exporte facilement et se montre surtout d’un bon niveau, comme le démontre la saga Cold Prey ou encore le found footage The Troll Hunter. C’est ainsi que la France eut droit également à la sortie de ce Manhunt, Rovdyr en Norvégien (se traduisant par Prédateurs). Un survival tout ce qu’il y a de plus classique sur le papier, qui respire l’amour du genre à chaque instant, jusqu’à certains de ses choix, autant dans ses qualités que dans ses défauts. Il reste tellement respectueux du genre qu’il en reste d’ailleurs extrêmement classique dans sa première partie, qui pourra ennuyer le connaisseur. Se déroulant en 1974 (clin d’œil à Massacre à la Tronçonneuse ?) et s’ouvrant sur une chanson écrite et chantée par David Hess pour le score de La Dernière Maison sur La Gauche, Manhunt nous propose de suivre quatre amis en vacances, traversant la Norvège en van (tiens, encore Massacre à la Tronçonneuse), pour passer un week-end en forêt. Pas de neige ni de montagne ici comme dans les films cités plus hauts, mais juste une simple forêt, nous ramenant à l’époque de Délivrance et autres survivals. Manhunt ne cherche pas l’originalité, loin de là, et autant son histoire que ses personnages sont convenus.

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Personnages qui d’ailleurs énervent durant la mise en place, tant les stéréotypes sont forts et que forcément, voir le (faux) beau gosse du groupe traiter sa petite amie comme une moins que rien tape sur le système. Après quelques minutes, le groupe s’arrête dans une auberge et se heurte aux locaux peu amicaux, et finit par embarquer une jeune femme avec lui. Et comme pour l’auto-stoppeur de Massacre à la Tronçonneuse (encore et toujours), cela n’amènera que des soucis, et permettra au film de véritablement démarrer, et de nous permettre de laisser nos préjugés de côté pour savourer un film certes classique mais s’avérant terriblement violent et efficace. Car nos locaux un brin bouseux (décidément, peu importe le pays, il ne faut pas aller dans les coins paumés) n’y vont pas avec le dos de la cuillère, et n’hésitent pas à faire passer le message et leurs règles à coups de fusil à pompe ou de couteaux taille XXL, forçant ainsi nos quatre amis à se réfugier en pleine forêt avec pour seul et unique but de survivre.

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Le titre du film se justifie alors, puisque passées les 15 minutes d’exposition, l’heure restante n’est qu’une chasse à l’homme en forêt, ni plus ni moins. Si, dans le fond, cette heure ne réserve que peu de véritables surprise, avec son groupe qui va se séparer, certaines tensions présentes durant l’exposition qui vont ressurgir, quelques parties de cache-cache ou encore bien entendu un personnage qui va se rebeller pour survivre, elle demeure terriblement efficace et surtout à défaut d’être originale, bien filmée, bien photographiée et bien violente comme il faut. Le réalisateur sait ce qu’il fait semble-t-il et colle souvent au plus près de ses personnages pour nous faire ressentir cette traque dans toute sa tension, et nous surprendre lors de ses explosions de violence fort réussies. La mise en scène se fait donc efficace, le tout aidé par une photographie aux tons délavés (et un tournage avec la Red One 4K, permettant un résultat étonnant en lumière naturelle) et une musique de Simon Boswell (Bloody Bird, Le Maître des Illusions). Grâce à ces quelques atouts, ses excès de violence, et surtout sa durée courte ne permettant que peu d’égarements, Manhunt se fait efficace et tout à fait recommandable, bien qu’il ne réserve aucune surprise.

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Manhunt ne réinvente pas le genre, mais se montre court et efficace, permettant de passer un bon moment.

Note :

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manhunt2dTitre : Manhunt – Rovdyr
Année : 2008
Durée : 1h18
Origine : Norvège
Genre : Survival
Réalisateur : Patrik Syversen

Avec : Kristina Leganger Aaserud, Janne Beate Bønes, Henriette Bruusgaard et Jørn Bjørn Fuller Gee

 Rovdyr (2008) on IMDb


A propos de Rick

Grand fan de cinéma depuis son plus jeune âge et également réalisateur à ses heures perdues, Rick aime particulièrement le cinéma qui ose des choses, sort des sentiers battus, et se refuse la facilité. Gros fan de Lynch, Carpenter, Cronenberg, Refn et tant d'autres. Est toujours hanté par la fin de Twin Peaks The Return.

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