[Film] The Haunting of Alice D., de Jessica Sonneborn (2014)

En 1890, la maison Davenport est un bordel, jusqu’à ce qu’une prostituée du nom d’Alice soit tuée. Le bordel devient alors hanté par Alice, et fut abandonné. Plus de 100 ans plus tard, la structure est rénovée en magnifique manoir. Le nouveau propriétaire, riche et arrogant, fait une soirée dans le manoir, sans se douter des conséquences…


Avis de Rick :
Tourné en 2014 pour une somme dérisoire, The Haunting of Alice D. (le film aura changé plusieurs fois de titre) aura mis deux ans avant d’avoir droit à une sortie discrète en DVD, en Mai 2016. C’est le premier film réalisé par Jessica Sonneborn, beaucoup plus habituée à faire l’actrice (elle joue également dans le film) dans des minuscules productions du même style, horrifiques ou gentiment sexy, comme Piranha Sharks ou Rabid Love. Et au casting, le métrage parvient à placer quelques noms connus (plus ou moins), comme Kane Hodder (l’interprète de Jason Voorhees des épisodes 7 à 10 de Vendredi 13) ou Sarah Nicklin. Malheureusement, on comprend bien vite en lançant le film que ces quelques personnalités n’ont que des rôles minimes, puisque leurs rôles se situe dans les année 1890… Oui, le prologue donc ! Damn ! Sur le papier donc, The Haunting of Alice D. est très classique. Une fille est tuée, hante les lieux, et plus de 100 ans plus tard, un descendant se ramène sur les lieux, avec des amis (et des prostituées, bien entendu), et tout va mal tourner, avec des apparitions fantomatiques, bruits étranges, hallucinations, jusqu’à amener tout ça au meurtre. Pourquoi pas après tout, une histoire classique mais bien tournée peut toujours fonctionner.

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Et ce film a sans doute été tourné avec les meilleures intentions qui soient. Pas celles de renouveler le genre (ce qui est dur de nos jours il faut avouer), mais de livrer un métrage contenant les ingrédients attendus par les amateurs du genre : des apparitions, des morts, des boobs (tout de même !). Mais les limitations techniques dues au budget viennent rapidement détruire les intentions du film. Soyons clair, si j’ai vu bien pire en micro production (The Hospital, non mais mon dieu), The Haunting of Alice D. n’est pas dans le haut du panier, loin de là. Ça commence pourtant plutôt bien malgré l’utilisation clichée du filtre sépia pour les parties (courtes) se déroulant en 1890. On reconnaît immédiatement Kane Hodder en salaud, Sarah Nicklin en victime, et puis deux minutes après, nous sommes de nos jours, et nous suivons un homme riche, aimant bien entendu le sexe, qui prépare une super soirée avec ces amis et des prostituées dans le manoir du prologue, restauré. Premier truc qui frappe, la pauvreté des éclairages. Le film ne parvient à aucun instant à nous faire oublier qu’il a été tourné en numérique, probablement avec un maximum d’éclairage naturel, et ça s’en ressent.

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Pas mal d’éclairages sont moches, avec des tons jaunes/oranges comme les capteurs numériques aiment tant capturer les lumières naturelles en intérieur. Et pendant un temps, l’intrigue se traîne un peu en longueur. Des dialogues, des boobs, des culs et puis voilà. L’intrigue met un temps fou avant de démarrer, et la réalisatrice tente entre temps quelques effets façon La Maison du Diable. Des mouvements de caméras pour signaler la présence d’un fantôme, des bruits étranges, des éléments qui bougent. Pourquoi pas, certains mouvements de caméra sont même classes, sauf que… l’image elle, elle est toujours moche. C’est franchement dommage, car quand les choses bougent, étonnement, on se retrouve parfois avec des plans bien sympas et plus travaillés, quelques effets spéciaux tout à fait corrects. Même si l’histoire reste finalement très banale, et qu’on aura bien plus de nénettes peu habillées que de sang (très très peu présent), le métrage dévoile quelques éléments intéressants. Dans le cas de Alice D., la technique très pauvre vient anéantir un film qui voulait juste livrer ce qu’on attend de lui. Et c’est dommage.

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LES PLUSLES MOINS
♥ Quelques bons moments sur la fin
♥ On a Kane Hodder et Sarah Nicklin
♥ De bonnes intentions…
⊗ Une technique à la ramasse
⊗ Un peu longuet
⊗ Une photographie moche
note25
De bonnes intentions détruites par une photographie très moche et un rythme pas hyper passionnant. Dommage.

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the-haunting-of-alice-dTitre : The Haunting of Alice D. / Alice D. / Tainted

Année : 2014
Durée :
1h25
Origine :
U.S.A.
Genre :
Fantastique
Réalisation : 
Jessica Sonneborn
Scénario : 
Jessica Sonneborn
Avec :
Juan Riedinger, Al Snow, Megan Hensley, Aaron Masseu, Kristina Page, Sarah Nicklin et Kane Hodder

 The Haunting of Alice D (2014) on IMDb


Galerie d’images:

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A propos de Rick

Grand fan de cinéma depuis son plus jeune âge et également réalisateur à ses heures perdues, Rick aime particulièrement le cinéma qui ose des choses, sort des sentiers battus, et se refuse la facilité. Gros fan de Lynch, Carpenter, Cronenberg, Refn et tant d'autres. Est toujours hanté par la fin de Twin Peaks The Return.

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