[Film] The Autopsy of Jane Doe, de André Øvredal (2016)

Dans la cave du lieu d’un crime, la police trouve le corps d’une femme nue. La jeune femme ne pouvant être identifiée et étant renommée Jane Doe est emmenée à la morgue de la ville où Tommy Tilden va effectuer l’autopsie avec son fils Austin, et découvrir les secrets entourant la mort de la jeune femme.


Avis de Rick :
The Autopsy of Jane Doe s’est fait remarquer en festival malgré des avis très tranchés. On adore ou on déteste. Pour ma part, je ne connaissais pas l’histoire, et on ne m’avait absolument rien raconté (heureusement d’ailleurs, je remercie encore mes proches pour ça), mais j’étais très curieux de voir le premier métrage tourné en anglais de André Øvredal après avoir beaucoup aimé son précédent film, le Norvégien Troll Hunter (oui, quand c’est bien fait, je peux aimer le found footage). Et au final, The Autopsy of Jane Doe aura été à la fois une excellente surprise et un film qui m’aura rassuré. Oui, le cinéma de genre est encore capable de bien belles choses, le cinéma de genre peut encore surprendre, et surtout peut encore nous livrer des ambiances bien tendues, comme l’avaient aussi prouvés en 2016 Don’t Breathe et Green Room. Mais le métrage m’aura aussi rassuré sur le talent de André Øvredal. Oui, même s’il est dur de faire un bon found footage et que lui avait réussit, je ne l’avais pas encore vu à l’œuvre sur un film tourné plus traditionnellement. Et bon dieu qu’il a maîtrisé son métrage et son ambiance. The Autopsy of Jane Doe, tourné donc pour un petit budget à Londres dans un lieu très restreint, c’est-à-dire une morgue, un bureau et deux couloirs, est clairement découpé en deux parties, et les avis variés des spectateurs s’expliquent facilement. Le métrage change de genre en cours de route, et on y adhère, ou pas du tout. Je serais tenté de dire trois fois de genre même, puisque le premier virage, à la moitié du métrage, nous fait croire à une chose particulière, avant que le final nous amène vers la vérité.

The Autopsy of Jane Doe commence en nous amenant dans un univers froid et clinique. Normal, puisque les Tilden, père et fils, doivent mener au plus vite l’autopsie de Jane Doe. Une jeune femme trouvée dans une cave, nue, morte, sans blessures apparentes. La première partie du métrage nous plonge donc en plein mystère, dans un univers très froid. La mise en scène d’André Øvredal est dans un sens parfaite, nous montrant des détails très visuels, mais ne s’attardant pas dessus avec complaisance. Oui, on sait tous qu’une autopsie, c’est autant l’analyse de l’extérieur du corps que son intérieur. Et ils ont du boulot avec le corps de Jane Doe, car dés qu’ils commencent à examiner son corps, rien ne va. Les poignets et chevilles sont brisés, la langue tranchée, une dent est manquante, quelque chose est dans sa bouche, sa taille semble ne pas aller avec le reste de son corps, comme compressé. Doucement, le réalisateur pose son mystère, et surtout son ambiance, lourde, pesante. Oui, voir pendant de longues minutes deux personnages examiner un cadavre dans une pièce aurait pu être redondant, complaisant, gratuit. Et pourtant non, l’ambiance se pose, et on est fasciné. Bien entendu, ça ne s’arrête pas là, et lorsqu’il faut examiner l’intérieur du corps de Jane Doe, les surprises continuent. Le mystère devient de plus en plus épais, et déteint sur le moral des personnages. Surtout qu’ils sont seuls, qu’il fait nuit, qu’une tempête fait rage dehors.

Alors que la tension continue de monter et que l’ambiance nous met sur les nerfs, le film effectue en effet un virage, changeant de genre et de style. On y accroche ou pas. Pour ma part, ça a parfaitement fonctionné, et je n’ai pas décroché une seule seconde au métrage, malgré les derniers instants il est vrai un peu faciles et prévisibles. Rien de dramatique, puisque jusqu’au final, le réalisateur nous met mal à l’aise avec son ambiance, si bien que malgré tout ce qu’il montre, c’est finalement ce qu’on ne voit pas qui nous terrifie. On lui pardonne du coup aisément ces quelques égarements, comme, outre ses derniers instants, quelques réactions faciles des personnages. D’autant plus que dans les rôles principaux, Emile Hirsch (Killer Joe) et Brian Cox (X-Men) fournissent un boulot impeccable et nous offrent même quelques scènes dramatiques franchement réussies (la scène de l’ascenseur). Et bien que ne parlant pas, forcément puisqu’elle est morte du début à la fin, Olwen Kelly joue une Jane Doe à la beauté morbide à la fois attirante, intriguant, et bien entendu parfois beaucoup plus brute lorsqu’elle se retrouve ouverte. Alors oui, The Autopsy of Jane Doe, malgré quelques défauts, m’a totalement convaincu, parvenant même à trouver un équilibre plutôt convaincant entre la suggestion et l’ambiance pure et le démonstratif et l’effet sanglant. Tout n’est pas parfait, mais André Øvredal a fait un excellent travail.

LES PLUSLES MOINS
♥ L’ambiance pesante
♥ À la fois sanglant et suggestif
♥ Une intrigue en deux parties qui fonctionne
♥ Emile Hirsch et Brian Cox, excellents
⊗ Quelques facilités dans les personnages
⊗ Les derniers instants
note8
The Autopsy of Jane Doe est une excellente surprise, un film prenant, pesant, parfois sanglant, parfois plus suggestif. Pas parfait, mais prenant, rythmé, et court.



Titre : The Autopsy of Jane Doe

Année : 2016
Durée :
1h26
Origine :
Angleterre
Genre :
Horreur
Réalisation : 
André Øvredal
Scénario : 
Ian Goldberg et Richard Naing
Avec :
Emile Hitsch, Brian Cox, Ophelia Lovibond, Olwen Kelly et Michael McElhatton

 The Autopsy of Jane Doe (2016) on IMDb


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A propos de Rick

Grand fan de cinéma depuis son plus jeune âge et également réalisateur à ses heures perdues, Rick aime particulièrement le cinéma qui ose des choses, sort des sentiers battus, et se refuse la facilité. Gros fan de Lynch, Carpenter, Cronenberg, Refn et tant d'autres. Est toujours hanté par la fin de Twin Peaks The Return.

35 Comments

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  1. Ta critique donne bien envie en tout cas. J’aime bien les films avec des ambiances un peu froides comme ça, un coté glauque, ou qui peuvent mettre mal à l’aise. Ca donne tout de suite une ambiance qui te fait rentrer dans le film.

  2. C’est exactement ça. Et comme tu le sais si bien, j’ai droit à pas mal de bonnes petites surprises indépendantes récemment, avec des ambiances travaillées et prenantes, ça fait bien plaisir.

  3. Intéressant.
    Quand tu parles de complaisance, ça me fait penser à la « trilogie de la mort » de Nacho Cerda. Je ne sais pas si tu connais. Il s’agit de 3 courts métrages.
    Et l’un des 3, c’est un médecin légiste qui retire des organes à une morte lentement, on voit tout…et après tiens il décide de la violer post mortem. Et…ben…je sais pas, j’ai surtout eu l’impression que ce court métrage existait juste pour tester ce que le spectateur est capable de regarder.

    Parmi les 2 autres courts métrage, il y en a un de « jeunesse » moins maitrisé mais à l’idée intéressante, et un dernier « Genesis » dans lequel un sculpteur sculpte toujours la même femme jusqu’à ce qu’elle prenne vie et que lui devienne statue. Ils sont conceptuellement plus intéressants que ce machin morbide de viol de cadavre.

    Bref en tous cas ce Jane Doe me tente maintenant. Mais c’est vrai que j’ai entendu un peu tout et son contraire à son sujet. Il semble diviser pas mal.

  4. Je connais bien sa trilogie de courts métrages de réputation, mais jamais posé un oeil dessus. Pourtant je suis sûr, et encore plus avec ce que tu m’en dis, que ça pourrait m’intéressait, mais j’avais fais l’impasse dessus. Par contre de Cerda, j’avais beaucoup aimé son long métrage Abandonnée (écrit par Richard Stanley, un réalisateur que j’apprécie beaucoup).

    Jane Doe finalement évite d’aller dans le trop complaisant, on ne voit pas tant que ça l’autopsie du titre (enfin, du titre VO). Il divise surtout à cause de son twist qui le fait changer de genre mi-parcours.

    1. Abandonnée est pas mal, mais j’ai quand même trouvé qu’il dévoilait ses cartes trop vite. Comme si c’était un scénario de court métrage justement.
      En gros à 30min du film, on a déjà vu les « doubles », les frère et soeur se sont croisés, la maison change de look…bref on a quasiment déjà compris où va le film. Du coup y’a un coup de mou au milieu. La fin est bien par contre.
       
      Sa trilogie de la mort vaut le coup d’oeil pour les 2 autres courts métrages mais voilà pour moi le truc de l’autopsie j’ai pas du tout accroché. J’ai juste eu l’impression que ça cherche à te dégouter pour tester ta résistance et…y’a pas d’histoire quoi.

    2. Ah oui e la première scène de Abandonnée avec la mère qui fuit avec 2 bébés…ça en dit trop aussi. Il aurait mieux valu voir ça dans un flash back plus tard dans le film.
      ça contribue à ce que le spectateur ait une longueur d’avance sur les personnages du film…et en général c’est pas très bon ça.^^
      Après visuellement c’est la classe.
      Il y a presque une ambiance à la « silent hill » plus pertinente que les adaptations officielles de SIlent Hill…

      1. Je n’ai par contre pas revu Abandonnée depuis que l’achat de la (très belle) édition Wild Side en DVD.

        Il y avait en effet des défauts, mais l’ambiance était bien étouffante, l’idée pas mauvaise mais si oui, quelques éléments un peu facilement décelables dés lors que l’on a vu quelques films 😉

        Après je l’aime bien moi le premier Silent Hill, même si, ironiquement, je lui reproche presque d’être pendant 1h30 trop fidèle aux jeux. Le 2 par contre…. comment dire…

        1. Le premier film SIlent Hill est une adaptation de jeu vidéo potable. La direction artistique est top. Mais oui c’est un parcours de jeu vidéo avec un perso qui avance, trouve une carte, continue…
          Et la fin c’est un gros bazar over the top. Et Pyramide Head est juste là pour le fan service alors qu’il symbolise quelque chose dans Silent Hill 2 (la culpabilité de James).
          Du coup on va dire que ça se regarde mais bon…ça ressemble à un film qui se base sur un jeu vidéo, et pas à un film symbolique à la Jacob’s Ladder (qui a inspiré les jeux Silent Hill)
           
          Et je dois ajouter que le fait de nous montrer le mari de l’heroïne casse aussi l’immersion dans cet univers, juste pour qu’on pige bien que houlàlà c’est une dimension parallèle, il y a une ville normale et une ville « purgatoire ». C’était pas nécessaire et c’est presque trop évident ce qui se passe. L’idée des jeux est de se perdre dans ce monde sans savoir ce qui est réel ou pas.

          1. En fait le premier Silent Hill, et ce fut un très long débat avec des amis à moi, si tu me supprimes toutes les scènes se déroulant dans la ville normale avec Sean Bean, c’est un excellent film, malgré oui la narration clairement axée jeu vidéo (j’avance, je trouve une clé ou un indice, et je change de lieux). La narration ne m’a perso pas dérangé, pareil pour pyramid Head, même s’il ne veut plus dire grand-chose. Mais au moins, il est là, il a de la gueule, et on est loin de ce que le second film en fera.

            Un ami m’avait justement parlé d’un montage fait par des fans trainant sur internet qui supprimerait intégralement tous les passages du père, et reserrerait donc l’intrigue sur.. ben ce qui nous intéresse vraiment. Je n’ai jamais pris le temps de fouiner pour trouver ce montage, mais je revois régulierrement le film avec plaisir. Avoir une adaptation potable d’un jeu est déjà dans le fond un miracle, donc je ne crache pas dessus. La direction artistique est comme tu le dis au top, voir parfois à tomber par terre sur certains plans, les musiques de Akira Yamaoka me font frisonner comme dans le jeu (ou à l’écoute des ost, que j’ai pour quasi tous les jeux de la franchise, sauf le Homecoming), et même si Gans est parfois trop fidèle (jusque dans certains plans, angles et éléments discrets dans le décor), il a clairement une patte artistique qui a de la gueule. Je ne pense pas qu’on reverra de sitôt un film Silent Hill, et encore moins un comme ça (surtout vu la politique actuelle de Konami).

          2. Ah ben j’ai pas vu la suite, je ne doute pas qu’on peut faire pire^^
            Peut être que c’est un film à réévaluer aussi.
            Mais disons qu’on reste quand même plus en surface par rapport aux symbolismes des jeux. Peut être suis-je un peu trop puriste alors^^ Le film n’est pas mauvais mais bon…ouais, j’aurais bien vu une version dépourvue du mari qui semble juste là pour expliquer aux spectacteurs les plus idiots qu’il y a comme une « dimension fantôme » dans laquelle sa femme s’est perdue.

            1. Alors, je ne sais pas si ma vision est la bonne ou pas, mais l’ajout du mari semble plus être un ajout de producteur pour les spectateurs non initiés à l’univers. Gans étant un énorme fan des jeux, je ne pense pas qu’il voulait mettre ce personnage de base dans son métrage (surtout qu’au départ, il voulait surtout adapter le second jeu Silent Hill, mais jugé trop psychologique et donc il s’est rabattu sur le premier jeu, ça par contre c’est sûr je l’avais lu).

              Mais je te rassure, je suis un puriste des jeux, j’ai toujours toute la saga en boite, dont le 2 en édition collector avec le DVD bonus, acheté Day one en 2001 il me semble lors de sa sortie, pareil pour le 3 et 4. Le film, je l’avais découvert au cinéma lors de sa sortie, à Cambrai avec ma copine de l’époque, malheureusement au premier rang et en VF, mais j’avais beaucoup aimé. Puis revu en dvd, était moins bon justement à cause du personnage du père. Maintenant, même si ces moments cassent toujours le délire, je me régale sur le reste et je relativise.

            2. Ouais mais voilà il y a un côté « pour les non-initiés » mais toi qui est fan de Lynch ou de films plus abstraits, pour le coup ils ne cherchent pas à tout expliquer pour tout type d’audience dans ces films là. Mais là comme c’est un film « adapté d’un jeu », ben il a comme une dimension plus « tous publics » au niveau de son sens psychologique, et ça me parait pas trop adapté. Surtout qu’il reste du gore, donc c’est pas vraiment tous publics non plus.

              ça fait un peu Silent Hill pour les nuls, et c’est juste un peu regrettable.

              1. Ben c’est ça oui, il fallait autant amener le fan que les non initiés qui découvraient l’univers.

                C’est vrai que j’adore Lynch et tout un tas de petits films abstraits, mais la différence, c’est que ces petits films coûtent souvent entre 1 et 5 millions, là où Silent Hill en a coûté 50 et avec de grosses boites de prod derrière malgré tout. Donc forcément, je savais un peu d’office à quoi m’attendre et qu’il faudrait faire quelques petites concessions. Du coup oui, un jeu comme Silent Hill 2 ou un film de Lynch continueront de vivre longtemps après y avoir joué/avoir regardé car les questions subsistent, l’univers s’étends avec l’imaginaire, et pas pour le film de Gans.

                Ironiquement d’ailleurs, les gros moments gore (et pas glauques hein, juste gore) du film sont les moments où Gans a prit le plus de libertés, notamment le final, et ce sont des moments qui ne fonctionnent pas autant que le reste à mes yeux.

                Mais oui, je défends malgré tout ce premier film. Malgré des contraintes et sûrement un gros cahier de charge, Gans a su faire quelque chose qui se tient malgré tout.

                1. J’imagine ouais.
                  Mais bon du coup les films comme Jacob’s Ladder font plus Silent Hill que le film Silent Hill^^ A part pour le décor de la ville.
                   
                  Mais bon ouais peut être que j’en demandais trop. Faudrait que je le revoie.

                  1. En même temps, Jacob’s Ladder, ça c’est un sacré p*tain de film ! Que je revois souvent avec plaisir.

                     

                    En gros, tu as eu un peu ma réaction quand j’avais vu le second Silent Hill. Comme j’avais aimé le premier, je voulais être méga confiant avec le second… Bon la différence après, c’est que même en tant que film, le second est à chier 😀

                     

                    Et tiens, comme je ne sais plus où on en parlait (vu qu’on dévie tout le temps), j’ai donc revu hier Candyman 2 avec un ami. La chronique viendra, mais l’avis général, oui, ça se regarde. C’est beaucoup moins bons que le premier, mais ça reste une série B plutôt solide et divertissante. Le truc du mec qui parle à la radio, ça aurait pu le faire, mais le gros souci pour moi, c’est plus qu’on l’entend au générique de début, puis le vide pendant 45 minutes comme si l’équipe du film avait oublié cet élément, avant de le remettre par la suite mais du coup beaucoup plus fréquemment. Ça fait un déséquilibre plutôt étrange sur le film.

                  2. C’est un peu flou mes souvenirs de Candyman 2 mais ouais c’est un peu mon ressenti. Et puis des effets un peu nazes à la fin quand le Candyman disparait je crois. C’est dans le 2 le flash back de son supplice avec le miel ? Il y a des éléments sympas sur sa légende, mais moui bon…décevant par rapport au premier.
                     
                    Et tiens puisque tu veux dévier, toi le fan de Cronenberg, y’a pas un seul Cronenberg chroniqué ici ? C’est quoi ce boulot ?^^ (je rigole hein…)
                    Tu me conseillerais lesquels ? J’ai vu Dead Zone, Videodrome, Chromosome 3, Scanners, La mouche et Existenz. Et…c’est tout. ça vaut quoi Frissons, Crash, le festin nu, tout ça ?

                    1. Hop hop hop, j’ai chroniqué le Cronenberg mal aimé qu’est Cosmopolis (et j’adore)! Et Antiviral, même si c’est de son fils, mais ça ressemble au taf du père donc pareil haha !

                      Le pire, c’est que j’ai une chronique de Videodrome et tant d’autres de côté.

                      Je suis surtout un gros fan de Rage, Videodrome, La Mouche et Faux Semblants.

                      Alors, Frissons : sympa, si on aime Cronenberg on voit déjà toutes ces thèmatiques qui pointent le bout de leur nez. Du coup le métrage est intéressant, même si je le trouve bancal.

                      Rage : j’adore, même si en le revoyant, je me dis par contre qu’en terme de musique, le thème a beau être super, il l’utilise un peu tout le temps.

                      Chromosome 3 : Rien à faire, je ne suis pas fan, j’ai du mal à adhérer au métrage.

                      Scanners : Un peu lent par moment je trouve, mais intéressant et quelques scènes cultes.

                      Videodrome : Mon préféré.

                      Dead Zone : Pas revu depuis un bail, la copie catastrophique du dvd ne me motive pas à revoir, mais j’aime bien.

                      La Mouche : Bon ben tout le monde l’a vu.

                      Faux Semblants : Mon second préféré, étonnant de voir un film si calme et subtil dans ses images débarque juste après La Mouche.

                      M. Butterfly : le seul que j’ai pas vu

                      Le Festin Nu : Un film que j’aime, mais dans lequel j’ai toujours du mal à rentrer dedans. Un de ses plus barrés en tout cas. Peut-être trop parfois. Mais très intéressant.

                      Crash : J’aime pas, mais genre, du tout. Sauf la première demi-heure, mystérieuse, après je trouve que ça tourne en rond.

                      eXistenZ : J’aime beaucoup, bonne continuité de Videodrome, même si beaucoup plus accessible.

                      Spider : Celui que j’ai le moins vu, donc à revoir.

                      A History of Violence : Je le trouve sympa mais surcôté, trop classique et prévisible.

                      Les Promesses de l’Ombre : j’aime beaucoup.

                      A Dangerous Method : Étrange venant de Cronenberg, mais un métrage intéressant porté par de bons acteurs.

                      Cosmopolis : J’aime beaucoup même si je suis sans doute un des seuls.

                      Maps to the Stars : Meeeeh. J’admet j’ai du mal. Les acteurs sont excellents, mais je ne trouve pas d’intérêt particulier à cette histoire, à cette critique du milieu déjà vue. Et une scène avec des flammes en CGI est bien dégueulasse.

                    2. Ah ben j’ai cherché Cronenberg dans le moteur de recherche et j’ai pas fait gaffe à ton Cosmopolis…
                       
                      Chromosome 3 et la mouche doivent être mes préférés dans ceux que j’ai vus^^ Comme quoi…
                      Videodrome est bon aussi. Même si je suis pas sûr d’avoir bien pigé^^ (donc petite frustration quand même)
                       
                      Dead Zone ne fait pas forcément penser à du Cronenberg (en même temps c’est du Stephen King à la base) mais l’histoire est très bien pour moi.
                       
                      Scanners je pense un peu comme toi.
                       
                      Bon ben Crash ça fait pas envie. Déjà le concept de base (des gens excités par des crash…) j’avais peur d’être complètement imperméable au truc.
                       
                      Existenz est bizarre. Parfois ça fait un peu film cheap et fauché, même si dans le fond il est intéressant.
                       
                      J’y pensais plus mais j’ai vu A dangerous method. Effectivement on oublie que c’est du Cronenberg. Bons acteurs. J’avais eu le retour d’un psy sur le sujet, comme quoi c’est pas une encyclopédie hyper fidèle de l’époque mais ça retrace plutôt bien les grandes lignes de l’histoire de ces psychanalistes.
                       
                      Bon bah il faut que j’essaie Rage, Frissons et le festin nu au moins alors.

                    3. Anecdote amusante : j’ai mis du temps à me décider à voir Chromosome 3 parce que je me disais « ils sont ou les 1 et 2 ? »
                      Quel titre à la con ! The brood c’est plus classe^^
                       
                      Dans les animes c’est pareil j’avais mis du temps à regarder « Armitage III » parce que je me demandais s’il y avait des 1 et 2. Mais non, c’est « Armitage the 3rd generation » en fait…
                      Les mecs qui mettent des chiffres à la fin de leur titre se tirent une balle dans le pied.

  5. Oui, il doit y avoir des anciennes chroniques quand le nom des réalisateurs n’étaient pas encore forcément dans le titre de l’article du coup ça se retrouve paumé au milieu d’autres articles.

    Chromosome 3 après je le revois de temps en temps, même si la qualité de mon édition… (l’édition dvd en duo avec Dead Zone), et je le trouve malgré tout intéressant, et j’adore le final, mais j’ai du mal malgré tout dans son ensemble.
    Videodrome je pense que c’est le film qui prend du « grade » de vision en vision. Et plus on évolue, plus le sujet du film est d’actualité. Après je manquerais sûrement un poil d’objectivité sur celui-là, je l’ai découvert très jeune en VHS puis l’ai vu un nombre incalculable de fois en passant après au dvd puis au Blu-Ray.
    Crash comme dit, la première demi-heure laisse entrevoir du bon, l’ambiance est étrange, la musique donne un cachet prenant (super score de Howard Shore pour le coup), mais après le film semble se bloquer, et répéter le même schémas de scène jusque la fin. Je ne comprends pas forcément où il veut en venir du coup et je m’y ennuie un peu.
    J’espère que tu aimeras Rage, je l’avais découvert à l’époque avec le quartier interdit, j’adore vraiment beaucoup malgré quelques maladresses (budget ultra bas).

    1. Elle est si moche l’image de Chromosome 3 et Dead zone ? ça ne m’avait pas dérangé. A moins que l’édition en duo ne soit pas la même que les éditions à l’unité (mais je pense qu’elles sont pareilles)
       
      Frissons et Rage sont aussi dans une édition duo. Mais vu le prix, je vais surement les voir… »autrement » pour savoir si j’aime.

      1. Ah ah je me posais la même question quand j’étais jeune vis-à-vis de Chromosome 3. Et j’avais cherché… avant de comprendre que oui, The Brood, c’est bien plus classe quand même (et ça a plus de sens).

        Aucune idée, mais je pense que ce sont les mêmes éditions. Sur me grande télé en tout cas, les pixels apparent sont bien fatals, et le grain dans les scènes de nuit ça fait mal aussi.

        Par contre Frissons et Rage là c’est une belle édition duo, donc plus chère, mais à bien meilleure qualité.

        1. Ah les pixels j’aime pas trop ouais. Mais j’ai regardé ça sur un écran pas bien grand, pas fait gaffe.
          Le grain je m’en fous un peu, j’ai grandi avec les VHS^^ Et des fois j’aime pas trop quand ilseffacent le grain dans les blu-ray. ça dépend s’ils font bien le taf ou pas, mais des fois ça fait trop clean et paradoxalement ça donne un look un peu cheap ou plus « fake » que s’ils avaient gardé le grain de pellicule.
          Je ne suis pas un puriste dans le sens ou je pense qu’il faut garder tous les défauts de pellicule, hein. Mais trop clean…c’est trop aussi.

        2. Les blu-ray des premiers Star Wars par exemple c’est une catastrophe. On voit tous les défauts des vieux effets, et puis ils ont ajouté plein de conneries (ENCORE !) genre un rocher derrière lequel R2D2 se cache…et qui disparait pour le plan où il sort de la grotte (mais c’est quoi cette idée à la con ?)

          1. J’aime beaucoup le grain cinéma, le fait que ce soit de la pellicule plutôt qu’un tournage digital, ça ajoute un cachet. Mais là c’est plus un cachet du à une mauvaise compression numérique sur un dvd à bas prix fait un peu à l’arrache, et ça me dérange plus.

            C’était le Blu-Ray de Massacre à la Tronçonneuse qui me faisait peur pour ça, j’avais peur qu’il retire tout le grain de l’image (sachant que le film a été tourné en 16mm, le grain est forcément bien plus fort). Mais heureusement non, ils ont fait du bon boulot.

            Star Wars, un cas d’école vu le nombre de modifications apportées au fur et à mesure des années. Je ne les ai du coup même pas dans ma collection, ni en Blu-Ray, ni en DVD ni rien. Je ne suis pas un fan inconditionnel ^^ 

            1. J’aimais bien la première trilogie mais à force de modifications, limite ça m’a dégouté de l’univers.
              Dans les versions blu-ray ils ont même rajouté un « nooo » de la part de Dark Vador quand il sauve Luke de l’empereur. Parce que faut qu’il dise « noooo » tout le temps comme un con, faut croire que c’est mieux…
               
              J’avais envie de me les prendre quand même, mais les anciennes éditions ont toutes été retirées du marché pour ne laisser que les dernières…
              a l’époque j’avais quand même bien aimé la special edition de 1997, mais ç’aurait du s’arrêter là. Cette version n’est jamais sortie en DVD, juste en VHS. Depuis ils ont remis les acteurs de la prélogie qui apparaissent en fantômes Jedi à la fin de l’épisode VI…et ça me gave vraiment.

            2. Une mauvaise compression fait du grain ? Moi je dirais que ça fait des pixels ouais.
              Enfin c’est sûr que ces films mériteraient de sortir dans une meilleure édition.

  6. Alors je l’ai vu.
    Et…hum…mitigé. C’est un peu ce que je dis souvent avec les films que je vois récemment, c’est pénible.
    Attention SPOILERS :

    En fait le changement d’orientation du film ne m’a pas dérangé, on passe dans le fantastique et pourquoi pas ? Le souci pour moi ça vient de la manière dont il le fait. Les dialogues, quelques trucs clichés. Le fait que d’un coup les persos s’improvisent inspecteurs de l’occulte et ont comme par hasard la connaissance historique pour relier un élément à un ancien truc mystérieux des temps immémoriaux, alors que ce sont des légistes, ça fait bizarre et presque rigolo.
    Et puis il y a des éléments un peu gratuits et clichés. ça devient presque un film de fantôme avec la mauvaise personne qui se prend une hache dans la gueule et ces trucs vus mille fois.
    Trop démonstratif en fait je trouve. Et du coup moins original. Alors que le concept de base de ce cadavre sur lequel rien n’est logique était intrigant.

    Alors ça veut pas dire que c’est naze hein, j’ai tout de même apprécié le visionnage, mais ça fait partie de ces films qui semblent vouloir essayer un nouveau truc et qui, comme si les réalisateurs avaient peur que ça déplaise à la majorité du public qui veut juste consommer du film d’horreur classique en bouffant du popcorn, se sentaient obligé dans la dernière partie d’en faire un truc trop démonstratif, bien trop clair et bien trop compréhensible en évacuant tout le mystère pour que le truc devienne un boogeyman quoi…

    Ce n’est donc pas mauvais mais c’est décevant quand le début semble promettre quelque chose de plus original. Et qu’au final, mouais pas tant que ça.

  7. Ils veulent trop expliquer en fait, laissez les personnages avoir peur ou lancer des hypothèses à la con éventuellement, mais pas donner une explication trop précise pour être crédible. Je sais pas, j’en ai marre des explications dans ces films. Dans Sinister par exemple (que je n’ai pas aimé car bien trop de jumpscare chiants), la partie avec le vieux professeur d’Université qui dit « ah oui vous avez un problème de démon Bagul de tel culte », mais c’est juste comique quoi^^
    Si on prend le film « la secte sans nom » de Jaume Balguero, un film dont je n’aime pas du tout la fin, mais qui a tout de même un déroulement intéressant, eh ben les personnages mettent une heure de film à trouver la trace de l’existence d’une secte. C’est long mais au moins ça rend les recherches plus crédibles. le coup du « docteur scientifique à lunettes » qui ouvre son vieux grimoire poussiéreux sur Skype pour expliquer « ah oui vous avez un problème de Bagul » comme s’il parlait d’une piqure d’insecte, c’est bon pour Ghostbusters ça^^ Pas pour un truc d’horreur sérieux.

    Bon c’est pas aussi naze que ça dans Jane Doe parce que les mecs ne lancent que des hypothèses. Mais disons que je suis un spectateur qui a bouffé pas mal de films, et je reconnais les facilités scénaristiques pour donner une explication aux spectateurs. Et ça, c’en est une^^ Et pour moi c’était même pas nécessaire d’expliquer les origines de tout.

  8. Maintenant il faut que je voie The woman de Lucy Mckee, Frissons et Rage de Cronenberg, Balada Triste, Byzantium, Turbo kid et Green Snake.
    J’ai ma petite liste^^

  9. On perds un peu le côté mystérieux de toute la première partie, mais ça a malgré tout bien fonctionné sur moi, à l’exception de deux jumpscares que j’avais trouvé raté, mais qui sont vraiment rares donc ça passe. Sinon c’est vraiment l’ambiance qui a fonctionné pour moi, que je trouve fort réussie, lourde mais pas forcément ultra complaisante. L’explication n’était pas forcément nécessaire mais bon, de nos jours, on explique tout, faut s’y faire.
    Et oui, je préfère 1000 fois The Autopsy of Jane Doe que Sinister, qui débutait d’ailleurs très bien (la découverte des films 8mm, le côté un peu glauque) puis se casse totalement la gueule par la suite. Et Sinister 2 ahah. C’était tellement pas bon que je n’avais même pas eu le courage d’écrire dessus.

    Bon ça va, tu as de très bonnes choses à voir par la suite ^^

    1. Ouaip Sinister démarrait bien (même si les jumpscare quand le mec regarde es films, ça me gonflait déjà. quand on voit un gosse passait sous une tondeuse je crois. Y’a un gros « tadam !!! » en musique pour surprendre. M’enfin laissez nous trouver ça glauque sans essayer de nous faire bondir bon sang !)
      Mais par la suite, mouarf…ouaip, pas envie de voir la suite^^
      Les Conjuring, Annbelle, tout ça, ça ne m’intéresse pas non plus.
      Encore qu’il parait que ceux réalisés par James Wan sont pas trop mal. Niveau horreur « mainstream » (même si c’est un peu contradictoire^^) il semble être celui qui s’en sort le mieux.

  10. Sinister 2, du peu que je m’en rappelle (mon cerveau a zappé le film, ce qui n’est pas bon signe, car ça veut dire que ce n’était même pas amusant au 36ème degré), on aurait plus dit un opus des Enfants du Maïs en plus, avec un final avec des… enfants dans un champs de maïs….
    Annabelle, je n’ai vu que le premier, c’était une catastrophe.
    Mais les films de James Wan sont en effet le top en ce qui concerne l’horreur mainstream et grand public. Les deux Conjuring sont très efficaces, même si de film en film, Wan a toujours les mêmes défauts, notamment les fins, toujours éclairs et précipitées comme s’il ne savait pas conclure. Conjuring 2 a quelques longueurs aussi, mais des scènes sacrément efficaces, dont une qui est parmi les plus simples du film pourtant (sans jumpscares, juste un effet tout con de morphing dans un plan séquence, mais ça fonctionne super bien).

    1. Je n’ai pas vu les Conjuring. J’étais tenté à une époque mais après j’ai eu peur que ce soit comme tous ces machins Sinister, Annabelle, etc.

      1. James Wan, même si ces films ne sont jamais parfaits, que la fin est souvent ratée, il a un savoir faire visuel qui donne immédiatement un certain cachet à ces films. Et contrairement à beaucoup, il sait prendre son temps, et ça, ça fait du bien. Bon du coup c’est vraiment en gros décalage avec le final souvent expéditif et simpliste, dommage. Mais j’aime bien ce qu’il fait.

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