[Film] La Maison des Damnés, de John Hough (1973) - Dark Side Reviews

[Film] La Maison des Damnés, de John Hough (1973)

Un curieux milliardaire envoie un groupe de savants et de médiums dans une maison que l’on suppose hantée, la maison Belasco, afin de tenter de l’exorciser. Le Dr. Barett est un spécialiste de la parapsychologie, cartésien résolu, prêt à mettre tout en œuvre pour prouver ce qu’il avance. Aussi, c’est assez dépité qu’il se rend à la maison Belasco, puisqu’il devra partager l’expérience avec Mlle Tanner, une jeune médium. Sa femme décide aussi de l’accompagner. Les dernières expériences parapsychologiques qui y eurent lieu furent un désastre puisqu’une seule personne survécut. Cet unique survivant est Mr. Fischer, un médium à effets physiques. Et il participe encore une fois à l’expérience.


Avis de Rick :
Écrit par Richard Matheson (le scénario de Duel), qui adapte son propre roman, La Maison des Damnés fait parti de ces films cultes de maison hantée des années 70. Pourtant aujourd’hui, quand on se penche sur le genre (sous-genre) en question, le métrage est un peu oublié, au profit de films moins bons au final, ou plus anciens, comme La Maison du Diable de Robert Wise (un modèle il est vrai) ou encore Amityville. Réalisé par John Hough à l’époque où le monsieur était en pleine ascension (Les Sévices de Dracula en 1971, puis La Montage Ensorcelée en 1975) et pas encore en pleine chute (Hurlements 4 en 1988…), La Maison des Damnés nous invite à suivre quatre personnes dans une maison réputée hantée. Le but étant bien entendu de se débarrasser de ou des esprits habitant la maison. Et pour se faire, ils ont une semaine. Et paradoxalement, si La Maison des Damnés rate la coche à certains niveaux, notamment en ce qui concerne la peur, La Maison du Diable s’avérant à tous les niveaux bien plus efficace, il parvient à nous plonger dans une ambiance très particulière dés les premiers pas dans la maison. Il faut dire que la maison, entourée de brume, avec son chat noir qui traîne dans le coin, son style très British (normal pour un film anglais), filmée la plupart du temps en grand angle, a de quoi interpeler.

L’ambiance ne fait pas peur, mais l’ambiance posée par le réalisateur est pesante, lourde, et cette satanée maison fascine. Heureusement d’ailleurs, car au final, John Hough se refuse presque les effets chocs, et mise tout sur cette ambiance, prenant exemple sur ses modèles. Par moment, on pourrait penser à l’âge d’or de la Hammer dans cette façon de filmer, de mettre en avant les sublimes décors. La force de la Maison des Damnés provient bel et bien de ces décors, mais également de l’attente que le réalisateur provoque chez nous, sans pour autant étirer ses scènes ou appauvrir le rythme, car au final, les manifestations sont nombreuses. Il est d’ailleurs étonnant de voir aujourd’hui que beaucoup de monde connaît ce film, en raison d’une scène qui fut reprise par les Nuls pour leur sketch Krit et Krat, sans savoir de quel film il s’agît. Oui, il y aura donc la fameuse attaque du chat sur la pauvre (et très charmante) Pamela Franklin, et oui, elle a certes ce cachet très années 70 qui pourra faire rire aujourd’hui les plus jeunes, mais qui pourtant fonctionne dans le contexte du film. Comme les autres manifestations, beaucoup plus classiques en soit, avec le mobilier qui se déplace, des effets de lumières, des sons étranges provenant de derrière une porte, mais qui fonctionnent et dynamisent le film.

Le tout est bien entendu aidé par un très bon casting, où l’on reconnaîtra Roddy McDowall, également connu pour son rôle de Peter Vincent dans Vampire Vous Avez Dit Vampire ? de Tom Holland en 1985, et donc Pamela Franklin, excellente (dommage qu’elle ai quitté le cinéma dans les années 80). On pourra ajouter à cela une bande son atmosphérique assez répétitive mais fonctionnant à merveille, clairement ancrée dans les années 70. Et même un final plutôt original et bienvenu pour ce genre de film, même si on pourra lui reprocher sans aucun doute d’être un peu expéditif (comme souvent à l’époque) et même un brin vulgaire dans ses dialogues. Apparemment, le scénario de Matheson respecterait plutôt bien son roman, malgré l’absence de certaines séquences et un ton légèrement adoucit (notamment l’aspect sexuel), et cela donne envie de se plonger dedans. Alors oui, La Maison des Damnés est loin d’être un métrage parfait, il reste moins efficace que d’autres et ne fait pas peur, mais il dégage toujours plus de 40 ans après une ambiance réussie et envoutante, tout en intéressant tout le long.

LES PLUSLES MOINS
♥ La maison
♥ Une ambiance réussie
♥ Très bon casting
♥ De la suggestion
⊗ Un final un peu expéditif et raté
⊗ Le film ne fait pas peur
note8
Œuvre culte, La Maison des Damnés se trouve aisément dans le haut du panier des films de maisons hantées, malgré son final décevant.



Titre : La Maison des Damnés – The Legend of Hell House

Année : 1973
Durée :
1h35
Origine :
Angleterre
Genre :
Fantastique
Réalisation : 
John Hough
Scénario : 
Richard Matheson d’après son roman
Avec :
Pamela Franklin, Roddy McDowall, Clive Revill et Gayle Hunnicutt

 The Legend of Hell House (1973) on IMDb


Galerie d’images :

A propos de Rick

Grand fan de cinéma depuis son plus jeune âge et également réalisateur à ses heures perdues, Rick aime particulièrement le cinéma qui ose des choses, sort des sentiers battus, et se refuse la facilité. Gros fan de Lynch, Carpenter, Cronenberg, Refn et tant d'autres. Est toujours hanté par la fin de Twin Peaks The Return.

23 Comments

Add a Comment
  1. Tous ces vieux films ne font plus vraiment peur de toutes façons.
    Mais s’il y a une ambiance, un certain esthétisme ou de jolis plans de maisons inquiétants, ça reste souvent agréable à regarder. Contrairement à des films purement gores qui, lorsqu’ils ont vieilli, n’offrent pas grand chose d’autre à admirer.
    Tu as donc piqué ma curiosité et je me suis commandé ce film à 2€ ^^

  2. J’arrive quand je regarde un métrage à, la plupart du temps du moins, me mettre dans le contexte de l’époque, donc ça fonctionne sur moi.
    Pour 2 euros, je pense qu’il s’agît du dvd français? 😉 Il est de qualité tout à fait potable. Comme c’est un film que j’adore, je l’avais repris récemment en Blu-Ray Allemand.

    1. Voui c’est le DVD français. J’ai un lecteur blu-ray mais je n’achète pas de blu-ray en général. Parce que j’ai pas l’intention de racheter tout ce que j’ai, j’ai l’impression d’être une vache à lait à racheter les même films…
      Et donc pourquoi mélanger 2 supports dans mes étagères ?^^ ça fait désordre. Et c’est plus cher. Etc.
      Bon…je fais des exceptions quand j’ai pas le choix. Le director’s cut de la petite boutique des horreurs n’est trouvable qu’en blu-ray, comme la version non-censurée de Hansel et Gretel. Donc c’est pour des raisons comme ça que je prends quelques blu-ray.
       
      Oui se remettre dans le contexte, je trouve que c’est important. C’est aussi comme ça qu’on peut être vachement impressionné par des effets spéciaux même s’ils sont datés. aujourd’hui, comme il n’y a plus de limites avec les CGI, plus rien n’impressionne vraiment. Mais je suis sur le cul quand je vois les effets de l’homme invisible de 1933. Baleze pour l’époque !

  3. Plutôt d’accord avec vous sur le charme un peu surrané des vieux films (les Hitchcok qui passent toujours tellement bien !)
    En ce qui concerne les films récents et actuels, c’est vrai que presque tout est faisable avec les effets et techniques « dernier cri »..
    Mais je suis toujours impressionné par certains films récents qui arrivent à faire bien mieux avec des effets plus anciens que leurs équivalents en mode CGI !
    Les CGI mal ou trop utilisés, c’est comme la chirurgie esthetique, on finit par ne plus voir que ça…

    1. Bien sûr il y a des différences de qualité dans les effets modernes, mais perso je ne me dis plus jamais « woah comment ils ont fait ça ? »
      Je me dis juste « ah là c’est moches leurs CGI » ou « ah là ils ont davantage soignés leurs CGI »
      Je ne suis jamais émerveillé ou étonné. Alors que les vieux films peuvent me bluffer quand je suis conscient des limitations techniques.

    2. Les marionnettes de Frank Oz dans la petite boutique des horreurs, je me dis toujours « comment c’est manipulé ces trucs pour un tel résultat ? »
      C’est pour ça que les reportages comme « Ray Harryhausen le titan des effets spéciaux » et « le complexe de Frankenstein » (que je vous recommande, ce sont 2 reportages par des passionnés français Gilles Penso et Alexandre Poncet) sont passionnants. Parce qu’il y a autre chose à nous montrer qu’un mec devant un PC qui fait de la modélisation 3D.
      On nous parle de stop motion, d’animatroniques, etc.

  4. Ouais, déjà entendu parler de ces reportages.
    J’ai aussi des reportages assez longs et bien documentés dans les bonus de mes films d’Harryhausen !
    Sinon, ben il m’est déjà arrivé d’être bluffé par un film utilisant beaucoup d’images numériques…
    Exemple : « Titanic » de Cameron..
    J’étais sur le cul quand j’ai vu le nombre de plans numériques utilisés dans ce film et qu’on ne remarques même pas !
    A part peut-être pour un œil aiguisé comme celui de Rick par exemple, mais c’est quand même vachement bien foutu !

    1. Disons que pour moi le numérique est comparable au dessin. ça peut être super bien fait, mais on ne se dit jamais « merde, comment ils ont fait ? » On sait que c’est fait à l’ordi, et qu’il n’y a aucune limite à ce qu’on peut représenter en CGi. Tout comme en dessin. Le dessinateur peut être talentueux mais on se questionne rarement sur comment il a fait.
       
      Et j’aime le dessin hein, je dessine moi-même beaucoup^^ Mais c’est juste pas pareil. Et puis comme c’est intégré dans un film avec de vrais acteurs, les CGI sont vachement limités. ça doit toujours être photo-réaliste sinon ça a l’air moche. Contrairement à l’animation 3D (comme les Pixar) ou les dessins ou tu peux choisir des styles graphiques différents.
      Donc pour moi ça n’a pas de « charme » ni de potentiel étonnant.
      Et comme c’est condamné à être photo-réaliste, ça vieillit vachement vite en fonction des évolutions techniques.
       
      Mais je ne suis pas anti-CGI. ça peut être un outil génial pour les arrière plan, la colorimétrie, l’animation de quelques éléments dans le décor. Mais pour moi, c’est le mieux utilisé quand c’est mélangé à autre chose. Comme Jurassic park qui mélange animatronique crédibles et CGI pour les plans parfois plus éloignés.
      En plus, j’ai l’impression qu’ils sont souvent bâclés de nos jours. Jurassik Park justement…il date de 1995 et les dinos sont presque aussi jolis que ceux de Jurassik World. A croire que maintenant ils font ça à l’arrache, convaincus qu’ils sont que ça a l’air réaliste. Béh…ils se plantent.

      1. 1993 Jurassic Parc (oui, un petit trauma étant gosse en voyant la première attaque du T-Rex dans une salle blindée et donc en me coltinant le premier rang, j’avais bondis dans mon siège). Et en parlant de ça, ben j’ai vu Jurassic World 2 hier soir. Que c’était mauvais mais on aura tout le temps d’en reparlerer, je viens de finir d’écrire dessus.

        1. J’avais déjà pas vraiment aimé le premier Jurassik World. Pas eu envie de voir le 2.
          On m’a bien expliqué tout le film et le script complètement con^^
          Et le message écolo, quand ça implique de lâcher des carnivores de 20 metres dans une ville, ça passe quand même pour un message à côté de la plaque. L’écologie, il ne s’agit pas de mettre en danger les humains volontairement ! Mais de réfléchir à des solutions.

          1. Alors pour l’avis rapide, oui le scénario est débile. Et accumule les incohérences et facilités les unes après les autres. Mais limite à chaque scène quoi. Et ça fait mal, car ça rend le film pire que le précédent, ALORS QUE Bayona à la mise en scène a livré quelques plans super réussis qui marquent. Y a 2/3 scènes où je me suis arrêté un instant en me disant « hey ce plan est super bien trouvé ou éclairé »… avant que les défauts ne viennent reprendre le dessus. Du coup c’est du gâchis, pire que le premier (vu que le premier, on n’attendait rien du tout, et il y avait rien de super en mise en scène).

    2. Je ne suis pas fan de Titanic (l’eau et moi hein, on est pas potes, puis trop de romance pour moi), mais je lui reconnais beaucoup de qualités, dont justement ces effets visuels, mais parce que beaucoup sont utilisés par nécessité (que ce soit scénaristique ou par volonté du réalisateur pour sa vision) plutôt que pour épater la galerie. J’en remarque certains en effet dans Titanic, mais par contre ils sont je l’admets hyper bien foutu et ne me dérangent pas.

      Et comme on parle beaucoup d’effets spéciaux ici, autant à l’ancienne que numérique, je vous annonce que depuis la semaine dernière, je me refais tous les films de Stuart Gordon et Brian Yuzna, donc attendez-vous très prochainement à pas mal de chroniques de leurs films 😉 (la sortie il y a 10 jours de Beyond Re-Animator et de Dagon en Blu-Ray aux states a du aussi aider à me motiver à replonger dans tout ça ^^ )

      1. Voilà, il y a ça aussi : les CGI c’est souvent l’overdose pour épater la galerie. Et ça n’épate pas tant que ça. Quand c’est utilisé par necessité et que chaque plan est soigné et paufiné dans les détails, ça peut être la classe.
        D’ailleurs dans Jurassik park il y a à peine 15min d’images de dinos je crois. Et peut être à peine 5min en CGI. Mais tout est paufiné.
        Aujourd’hui ils en mettent tellement qu’ils ne les soignent même pas. ça doit coûter trop cher en fait. La solution : en faire moins peut être ? Mais plus détaillé.

        1. Ben les CGI qui marquent en général, c’est quand ils ne sont pas là en permanence. Pas forcément car ils sont plus soignés (quoi que, mais là est un très – trop – vaste débat), mais que plus il y en a, plus tu passes limite ton temps à attendre le prochain. Alors que des CGI invisibles à l’oeil nu ou discret (ceux fait par nécessité ou améliorer un truc réel), ils passent souvent toujours bien, et ceux qui sont là, qui sont voyants mais hyper rares, ils peuvent marquer, justement car ils ne sont pas entourés d’autres effets du même style.

          J’ai pas franchement d’exemple mais… si en fait, sur le Blu-Ray du premier Silent Hill de Christophe Gans, tu as la possibilité de voir dans un encart le film avant l’ajouts des CGI, et tu vois malgré tout qu’ils étaient là pour la brume, ou pour intensifier tel ou tel élément, mais derrière, y a des décors, la tonne de maquillage et tout, et j’ai trouvé ça super intéressant. Du coup j’ai vu des endroits où il y avait des CGI que je n’avais pas deviné.

  5. Ce que vous dites tous les deux est très juste, je vois les choses un peu de la même façon.
    Malheureusement, je me dis que pour la nouvelle génération, le cinéma « artificiel et étouffé par les CGI est en train de devenir la norme, parce qu’il répond aux attentes des « masses » pour qui le cinéma est devenu un simple produit de consommation..
    (un sujet dont on a déjà pas mal parlé sur ce site) et ça me fait mal parfois de me dire que si ça continue dans cette voie, le cinéma tel que nous l’avons connu et tel que nous l’aimons, le cinéma vrai et vivant va finir par mourir…au nom du high-tech et des technologies futuristes.
    J’ai vraiment frémis dernièrement quand j’ai entendu qu’aux USA, ils commencent à développer ce qu’ils appelent les films du futur où tout sera virtuel et dans lesquels il n’y aura même plus d’acteurs du tout..
    Ils seront remplacés par leurs versions virtuelles.
    Ça permettra entre autre aux acteurs d’être dans plusieurs films en même temps, puisqu’ils ne seront plus physiquement sur les tournages..
    J’espère que ce genre de truc arrivera le plus tard possible, parce que je ne crois pas qu’on pourra encore parler de cinéma quand les choses en seront là..
    Je trouve ça flippant et triste..

  6. Un acteur pas physiquement sur un tournage, ce n’est pour moi plus du travail d’acteur ni un tournage.
    Pour ma part j’ai tellement du mal avec les nouvelles technologies que je refuse sur mes tournages jusqu’à l’utilisation des fonds verts. Je n’utilise que des vrais décors, et les seuls CGI présents chez moi sont pour effacer par exemple un élément non volontaire dans le cadre, ou une ombre qui me dérange (oui à ce point là ^^).
    Heureusement, même dans les blockbusters, il reste quelques réalisateurs qui font tout pour éviter les effets CGI, comme Nolan par exemple, qui en utilise le moins possible.

  7. Tout à fait d’accord Rick !
    Le cinéma, c’est avant tout l’humain ! (même si les 1ers films de Méliès utilisaient déjà des « effets spéciaux », bluffants soit dit en passant, et balèzes pour l’époque !)
    En tout cas, nous autres, cinéphiles, cinéastes amateurs, amoureux du cinéma sincère, vivant et vrai, nous devons défendre cet art, et faire en sorte qu’il ne sombre pas dans les méandres de la consommation basique..dans le consummérisme austère !
    Parlons-en autour de nous, faisons découvrir les films que certains ne connaissent pas, faisons en sorte qu’il y ait toujours des gens de goût pour protéger une des plus belles façons que l’homme ait imaginé pour raconter des histoires !
    Ouais, je m’enflamme, mais j’ai tellement envie que le cinéma reste un art vivant qui apporte du bonheur aux gens..encore longtemps..
    Une bulle d’oxygène au milieu de notre monde qui se déshumanise…
    Cinéma, je t’aime !!

    1. Wow, c’est beau ça!!!

      Mais je défendrais toujours le cinéma corps et âme ! Autant dans ce que je regarde que dans ce que je fais ! 

      Mais tes paroles sont si belles, tu me donnes une idée, je te dédierais mon prochain film ahaha 😉 

      1. Ah ah, sacré Rick !
        C’est franchement sympa de ta part ! 😉
        En tout cas, avant de découvrir ton prochain film, j’aimerais beaucoup voir ton dernier métrage « Aggression », la critique d’Oli m’a donné bien envie..
        Il est trouvable facilement ? Dans le commerce, ou seulement sur le Net ?
        Ça me tente vraiment de le voir et ainsi mieux comprendre ta vision du cinéma et ta manière de ressentir un film..
        Si tu peux me donner des infos, ce serai bien cool.

        1. Je suis justement en pleine écriture du prochain 😉

          Alors Aggression n’est pas encore sorti, Oli n’a eu droit qu’à une copie digitale pour quelques chanceux. L’éditeur ne m’a pas encore donné de dates en tout cas pour la sortie, et je ne pense pas que celle-ci aura lieu en France. J’espère en tout cas clairement avoir droit au moins à un support physique, même DVD ça me va très bien, mais je ne choisis pas malheureusement.

          Après si tu as un endroit où je peux t’envoyer un message en privé, je pourrais te filer un lien.

          1. Chery a mon adresse mail, tu peux peut-être voir avec lui pour qu’il te la transmette..

    2. Eh ben quelle déclaration en effet !
      Je suis d’accord bien sûr.
      Bon cette histoire d’acteurs virtuels c’est bizarre quand même. Ce serait juste des films d’animation au final. Et il y a quand même beaucoup de gens qui en ont marre des CGI. Pas sûr que l’idée soit bien accueillie.
      Enfin après si c’est dans 30 ans qu’ils comptent faire ça…qui sait comment le public aura évolué…

  8. Bon j’ai vu le film.
    Bien sympa en effet. J’ai été un peu moins enthousiasmé par la fin parce que je n’ai pas trouvé que la « révélation » sur le fantôme était spécialement étonnante et justifiait que ça affaiblisse son pouvoir. Mais bon…c’est histoire de pinailler.

    Après pour l’aspect « ça ne fait pas peur », je ne sais pas…
    Enfin certes je n’ai pas eu peur, m’enfin bon…les machins modernes plein de jumpscares et de musique envahissante comme SInister, ça ne me fait pas peur non plus. ça fait juste bêtement sursauter. Donc au final j’aime bien quand il n’y a pas trop d’effets chocs de maison hantée de fête foraine.
    Comme tu le dis :

    « L’ambiance ne fait pas peur, mais l’ambiance posée par le réalisateur est pesante, lourde, et cette satanée maison fascine. Heureusement d’ailleurs, car au final, John Hough se refuse presque les effets chocs, et mise tout sur cette ambiance, prenant exemple sur ses modèles. Par moment, on pourrait penser à l’âge d’or de la Hammer dans cette façon de filmer, de mettre en avant les sublimes décors. »

    C’est ça que j’aime bien, ce genre de film exploite les décors au lieu de juste mettre un gros bruit pour faire sursauter dans un décor tout banal. Donc en un sens, il y a une atmosphère et un esthétisme qui perdure, même si ça ne terrifie pas le spectateur. Un suspense, quoi.

    Bref un bon petit film que je ne connaissais pas du tout, donc merci.^^

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dark Side Reviews © 2017