[Film] Hellraiser Hellworld, de Rick Bota (2005)

Plusieurs jeunes, accros à un jeu Internet se déroulant dans l’univers de Hellraiser, baptisé Hellworld, se rendent à une fête se déroulant dans leur univers favoris, dans une grande demeure décorée pour l’occasion.


Avis de Rick :
Après une petite pause, il est temps de retourner à cette saga culte pour seulement ces deux premiers opus. Surtout que le trailer du dernier vient de débarquer et qu’au final, ben après les récents carnages, ça a l’air au moins un poil plus sérieux. Hellworld donc, 8ème opus de cette trop longue franchise pourrie par Dimension Films depuis des années… Rick Bota après avoir signé Hellseeker et Deader revient à la barre. En fait non, Deader et Hellworld ont été tournés bout à bout, ça permet d’économiser un peu d’argent lors du tournage Roumain… Et Hellworld, ça donne envie de pleurer. Bon je sais, on pleure depuis le troisième opus en réalité. Si bien qu’après Deader, on se disait qu’il était impossible de faire pire. Et bien fuyez pauvres fous, car Dimension Films et Rick Bota l’ont fait ! Hellworld est pire. Un film qui en plus, joue sur les modes du moment. Car Hellraiser à la base, qu’est ce que c’est ? Un film d’horreur pour adultes, mettant en scène des personnages adultes avec des thèmes qui le sont aussi. Hellworld qu’est ce que c’est ? L’histoire d’une bande de jeunes qui sont fans d’un jeu sur internet. Ah oui forcément, le peu qui restait de la saga est mort. Hellworld est un vulgaire DTV pour teenagers. Ça fait peur. Après une séquence d’introduction dans une église qui prouve qu’à de rares instants, Rick Bota avait du potentiel mais qu’il préfère tourner sans argent sur des scénarios de merde, et un petit jumpscare tout raté, on se retrouve devant l’horrible réalité. Hellraiser est devenu un jeu sur internet, où l’on peut entendre les plus fameuses répliques du premier film en fond sonore. Une bande de jeunes est complétement accro au jeu et gagne des invitations à une soirée concernant le dit jeu.

Et à partir de là, le film s’enfonce encore plus, petit à petit, dans la nullité. Musique pour les jeunes en fond sonore, comportements de jeunes, situations ahurissantes tellement elles sont stupides. La liste est longue, trop longue même. Ce n’est d’ailleurs pas la présence de Lance Henricksen au casting qui va arranger les choses, tant il n’a pas l’air véritablement impliqué dans ce qu’il fait. Les apparitions de Pinhead sont rares et éclairs (jamais plus de 5 secondes d’affilées à l’écran), souvent injustifiées. Mais malgré tout, on essaye de s’accrocher et de voir la fin du film, et puis on se dit que l’héroïne est plutôt mignonne (mais que ça n’a jamais suffit à faire un bon film, il est vrai). Mais alors il faut vraiment s’accrocher, car déjà, il faudra attendre une demi-heure avant de voir quelque chose d’intéressant et d’un peu saignant. Mais ne vous réjouissez pas, le film est très soft. On est très loin des deux premiers opus. Puis le tout s’enchaînera dans un rythme mou et consternant, jusqu’à la révélation finale, qui aurait pu être intéressante et plaisante dans un autre univers, sans le monde de Hellraiser, détruit une fois de plus, et cette fois-ci jusqu’à la racine. Rien de neuf dans ce déroulement vu et revu, « Tout est dans votre tête, ils n’existent pas », mais certains points de l’histoire, mythologie d’Hellraiser mise de côté, sont relativement bien traités. Ils ne se mixent tout simplement pas avec l’univers en question. Enfer et damnation !

Mais non, il faut en plus qu’ils nous collent un final où finalement, « Ah en fait non, c’est peut-être vrai, ils existent. Non, réveille toi, c’est un rêve ». Et ils jouent là-dessus jusqu’à écoeurements, jusqu’au dégoût le plus total, trainant Pinhead et ses clous dans la boue, trainant également ce pauvre Henricksen dans la boue alors que sa carrière baigne dans les DTV allant du B bien bis au Z bien dégueulasse depuis pas mal d’années. Et Pinhead donc ? Aie aie aie ! Outre des phrases peu inspirées, l’ajout d’une dernière ligne de dialogue de sa part allant vers l’humour le plus consternant et de mauvais goût (rappelant en quelque sorte le ton décontracté du troisième opus) et le fait qu’il prend des allures ici de tueur de slasher, tout ce qu’il n’est pas, et voilà. Pinhead avec un hachoir dans les mains, vous n’en rêviez pas ? Tant pis, ils le font quand même. Doug Bradley semble clairement fatigué du rôle, mais bon, il a dû se dire qu’il fallait bien remplir le contrat pour encaisser son chèque. La saga tombe donc là le plus bas possible, et ne s’en relèvera peut-être pas (réponse en Février avec le dernier, mais entre temps, vous reprendrez bien un peu d’Hellraiser avec Revelations ? Non ….).

LES PLUS LES MOINS
♥ … ⊗ Le film
note8
Ce nouveau Hellraiser est une honte, c’est tout, passez votre chemin.



Titre : Hellraiser Hellworld

Année : 2005
Durée :
1h31
Origine :
U.S.A. / Roumanie
Genre :
zzzzzzz
Réalisation : 
Rick Bota
Scénario : 
Carl Duprey
Avec :
Katheryn Winnick, Khary Peyton, Christopher Jacot, Lance Henricksen et Doug Bradley

 Hellraiser: Hellworld (2005) on IMDb


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Auteur : Rick

Grand fan de cinéma depuis son plus jeune âge et également réalisateur à ses heures perdues, Rick aime particulièrement le cinéma qui ose des choses, sort des sentiers battus, et se refuse la facilité. Gros fan de David Lynch, John Carpenter, David Cronenberg, Tsukamoto Shinya, Sono Sion, Nicolas Winding Refn, Denis Villeneuve, Shiraishi Kôji et tant d'autres. Est toujours hanté par la fin de Twin Peaks The Return.
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