[Film] Les Dents de la Mer 3, de Joe Alves (1983)

Les années ont passé pour Michael et Sean Brody, les deux fils de Martin Brody, chef de la police d’Amity. Ils se sont installés en Floride. Michael travaille comme ingénieur pour un parc aquatique dirigé par Calvin Bouchard : le SeaWorld. Quelque temps avant l’ouverture, à l’issue d’une répétition d’un numéro de ski nautique en vue de l’inauguration du parc, les portes qui ferment l’entrée du lagon se bloquent. Le plongeur qui était chargé de les réparer disparaît mystérieusement. Mike et son amie Kathryn partent en sous-marin dans le lagon à sa recherche. Mais ils sont attaqués par un jeune requin blanc.


Avis de Rick :
Si en 1975, Steven Spielberg a lancé la mode des films de requins et d’autres animaux géants, Universal ne comptait pas en rester là. En 1978, une première suite arriva, et bien que n’arrivant pas un seul instant à la cheville de l’original, il s’agissait d’une série B plutôt solide. Et au début des années 80, une mode s’installa le temps de quelques métrages dans le paysage cinématographique horrifique : la 3D. Oui, déjà ! Vendredi 13 chapitre 3, Amityville 3-D, forcément Les Dents de la Mer, avec son troisième opus, n’allait pas y couper. Roy Scheider ne rempile pas, aucun des acteurs des originaux d’ailleurs, et seul Joe Alves, directeur artistique sur les deux premiers films, revient, en s’occupant de la mise en scène. On découvre dans le rôle principal un tout jeune Dennis Quaid, et la Universal nous offre tout simplement une bouillie visuelle, une honte cinématographique, un navet en puissance, qui aurait pu être sauvé en étant amusant, chose qu’il ne parvient jamais à être malgré les nombreux moments cons du métrage. Les Dents de la Mer 3 est un très mauvais film, dont le seul véritable mérite est d’être moins catastrophique que la quatrième opus qui débarqua en 1987. Pourtant, sur le papier, ce métrage contient quelques bonnes idées. Déplacer l’histoire dans un parc d’attraction aquatique permettant de changer d’environnement et offrant pas mal de possibilités, sauf qu’à l’écran, rien de tout ça.

Et encore une fois, pourtant, au départ, ce troisième opus devait être une parodie… mais il faut croire qu’un changement dans la production a viré tous les éléments comiques pour rajouter seulement la 3D. Mauvais procédé, offrant des couleurs un peu baveuses, un grain abominable lors des quelques scènes nocturnes, des incrustations au choix ridicules ou totalement ratées (ou les deux à la fois). Ajoutons à tout cela une mise au point à la ramasse, et nous avons donc un film avec une technique tout bonnement catastrophique, ce qui fait peur vu le budget beaucoup plus élevé, presque 21 millions tout de même. Si encore, le scénario avait tenté de camoufler ses gros défauts en ne mettant pas de scènes de nuit, et en ne montrant que rarement son requin. Mais non ! Les scènes de nuit, surtout dans la première partie, sont plutôt nombreuses (et donc dégueulasses), et le requin apparaîtra aussi souvent que le budget le permet. Malheureusement, c’est-à-dire beaucoup trop souvent. Et attention, navet oblige, notre requin, géant, pourra grogner sous l’eau (oui oui, c’est physiquement impossible), et pourra même faire marche arrière. Renny Harlin et ses requins faisant des créneaux en 1999 n’avait donc rien inventé !

On passera rapidement sur les incrustations 3D, que ce soit les requins, ou quelques navettes sous-marines dont les contours s’effacent parfois sans crier garde, pour parler du principal souci de Jaw 3D, du souci qui fait que l’on ne pourra pas en rire. C’est tout simplement que l’on se fait abominablement chier. Il ne se passe quasiment rien durant la première heure, les personnages sont insipides, les défauts cités depuis le début sont présents à chaque instant, tout est prévisible (oui, forcément, le chef du parc ne voudra pas le fermer car argent, on connait la chanson). Il devient alors bien pénible d’arriver à la fin du métrage, heureusement plus court que les précédents. En quelque sorte, on pourra même reprocher encore plus de choses aux Dents de la Mer 3, puisque malgré des copies pas toujours fameuses, le genre était encore sérieux jusque là, et c’est après qu’il sombra petit à petit dans des concepts de plus en plus foireux, surréalistes, cons tout simplement. Bref, Les Dents de la Mer 3, c’est mauvais, et même pas drôle !

LES PLUSLES MOINS
♥ Dennis Quaid qui commençait à monter⊗ La 3D
⊗ Un film chiant
⊗ La mise en scène peu inspirée
⊗ L’aspect nanar du film
note8
Suivant la mouvance de la 3D, et bien, c’est mauvais comme Amityville 3D. Abominable visuellement, scénario catastrophique, éléments nanars dans un film chiant.



Titre : Les Dents de la Mer 3 – Jaws 3-D

Année : 1983
Durée :
1h39
Origine :
U.S.A.
Genre :
Horreur
Réalisation : 
Joe Alves
Scénario : 
Carl Gottlied, Michael Kane, Richard Matheson et Frank Welley
Avec :
Dennis Quaid, Bess Armstrong, Simon MacCorkindale, Louis Gossett Jr, John Putch et Lea Thompson

 Jaws 3-D (1983) on IMDb


Galerie d’images :

A propos de Rick

Grand fan de cinéma depuis son plus jeune âge et également réalisateur à ses heures perdues, Rick aime particulièrement le cinéma qui ose des choses, sort des sentiers battus, et se refuse la facilité. Gros fan de Lynch, Carpenter, Cronenberg, Refn et tant d'autres. Est toujours hanté par la fin de Twin Peaks The Return.

7 Comments

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  1. Et dire que le 4 est encore plus mauvais, dommage!
    L’idée du parc était bonne à la base.
    Reste la très fun affiche du film.

  2. J’étais sur que tu serais le premier à réagir pti denis lol

  3. Et dis toi Pti Denis que je n’ai jamais vu le 4… Mais je sais que de réputation il est encore pire, du coup pas trop tenté 😉

  4. Je te lance un défi Rick, regarder le 4 et le chroniquer !

  5. Non, j’ai la chronique du 1 de côté et le 2 à revoir 😉

  6. Bah dans la foulée tu te fais le 4. C’est pas toi qui disait « quand on commence une saga, on la termine ? ». Mais non, monsieur préfère regarder des films érotiques fauchés avec Misty Mundae ^_^ Je t’accorde qu’il doit y avoir plus de boobs lol

  7. Il y a quand même une chose à retenir de JAWS 4 : le professionnalisme de Michael Cain. Le bonhomme réussit quand même à bien jouer la comédie, et à rendre son personnage intéressant et attachant. Un tour de force !

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