[Film] Acts of Vengeance, de Isaac Florentine (2017)


Après le meurtre inexpliqué de sa fille et de sa femme, un avocat décide de trouver lui-même les assassins suite au gel de l’enquête de Police par manque d’informations. Entre quête de rédemption et vengeance personnelle, Il n’aura d’autre choix qu’un déchainement de violence pour arriver à ses fins.


Avis de Cherycok :
Antonio Banderas (Desperado, Le Masque de Zorro) n’est plus aussi bankable et semble n’avoir d’autre alternative que d’atterrir dans la longue liste des acteurs sur la pente descendante hollywoodienne, n’ayant d’autres choix que de tourner dans de la série B d’action, rejoignant ainsi Bruce Willis et autres Nicolas Cage. Et là, deux possibilités s’offrent à lui : prendre tout ce qui lui passe sous la main, quitte à tourner dans des gros étrons, ou alors essayer de choisir un minimum ses rôles afin d’arriver à garder un certain prestige. C’est cette deuxième voie qu’il semble suivre, tout en se spécialisant dans le genre actionner bourrin puisqu’après le musclé Security (2017) de Alain Desrochers, il accepte d’incarner un avocat avide de vengeance dans Acts of Vengeance, la dernière bobine badass de Isaac Florentine (Ninja 1 et 2, Undisputed 2 et 3). Un réalisateur dont les films n’ont jamais brillé par leur originalité mais qui avaient quasiment tous en commun une efficacité à toute épreuve. C’est encore une fois de plus le cas.

La lecture du synopsis ne laisse aucun doute, Isaac Florentine ne fait donc pas là non plus dans l’originalité. On y suit la descente aux enfers d’un célèbre avocat qui vient de perdre, dans des conditions un peu curieuses, sa femme et sa fille. Notre cher Antonio Banderas va rapidement se morfondre, ressentant un furieux besoin de se faire souffrir car il s’estime fautif du sort de sa famille. Fautif par son métier d’avocat défendant les criminels. Fautif car il n’était pas avec elles le soir de leur mort. Faute d’indices, la Police finit par geler l’affaire. C’est le déclic. Déclic qui déclenchera chez lui cette quête de rédemption, cette soif de vengeance. Il réalise que ce n’est pas lui le fautif. Il va s’entraîner, apprendre différents arts martiaux, vite progresser afin de devenir plus fort, et à force de persévérance retrouver enfin la piste du meurtrier des deux amours de sa vie.
Et à scénario vu et revu, construction de l’historie vue et revue. C’est simple, on se croirait revenu à la belle époque de ces films ayant fait le succès de Jean Claude Van-Damme, avec les séquences d’entrainement, la jolie demoiselle qui aide le héros alors qu’il était mal en point, les scènes de flashback, et tous les poncifs / grosses ficelles du genre, … (Oui, John Wick n’est pas loin) …Le discours semi-philosophique que le film tente de délivrer, citant régulièrement Marc Aurèle, est assez maladroit et tout y est prévisible du début à la fin. Mais comment pouvoir reprocher tout cela à Acts of Vengeance alors que d’entrée de jeu, il ne cherche jamais à proposer autre chose que du pur divertissement badass comme son réalisateur sait les faire ? Pour une fois, la bande annonce ne mentait pas sur la marchandise. Ni le nom du réalisateur.

Ça marche puisqu’on regarde Acts of Vengeance un peu comme on pouvait se pavaner devant ces séries B d’action couillues des années 90. Ah la belle époque de PM Entertainment et de ses films presque interchangeables mais qui permettaient de passer un très bon moment…
Oubliez donc votre côté critique, et laissez vous porter par un Antonio Banderas qui du haut de ses 57 balais impressionne par sa forme physique, assurant lui-même une bonne partie de ses cascades. Car oui, qui dit « Isaac Florentine » dit « combats bien troussés », et surtout des combats comme on en fait que trop rarement à Hollywood. Exit ici cinq cuts différents pour filmer un simple coup de poing et bienvenue à des enchainements sans coupe avec 4, 5, 6 coups qui s’enchainent, une caméra qui sait se placer, et surtout des ralentis bien sentis, au bon moment, et sans abus. On n’est clairement pas au niveau de la saga Undisputed en termes d’action, mais l’efficacité est de mise. D’autant plus que la mise en scène est des plus réussies, appuyée par une jolie photographie. On pourra reprocher au film de ne pas laisser assez de place à l’action, avec une narration qui intervient parfois de manière un peu trop intrusive dans les scènes plus dramatiques, mais la courte durée du film permet d’éviter tout ennui potentiel.

LES PLUSLES MOINS
♥ Les combats
♥ Mise en scène correcte
♥ Antonio Banderas
⊗ Manque d’originalité
⊗ Vite vu, vite oublié
Une collaboration Antonio Banderas / Isaac Florentine aurait pu sur le papier paraitre étrange, elle fonctionne néanmoins plutôt bien. Acts of Vengeance délivre ce qu’on était en mesure d’attendre de la part de son réalisateur, une sympathique série B d’action aux scènes de combats efficaces.



Titre : Acts of Vengeance
Année : 2017
Durée : 1h27
Origine : U.S.A / Bulgarie
Genre : Revenge movie
Réalisateur : Isaac Florentine
Scénario : Matt Venne

Acteurs : Antonio Banderas, Cristina Serafini, Karl Urban, Lilian Blankenship, Atanas Srebrev, Eric Ali, Robert Foster, Clint Dyer

 Acts of Vengeance (2017) on IMDb


















A propos de Cherycok

Webmaster et homme à tout faire de DarkSideReviews. Fan de cinéma de manière générale, n’ayant que peu d’atomes crochus avec tous ces blockbusters ricains qui inondent les écrans, préférant se pencher sur le ciné US indé et le cinéma mondial. Aime parfois se détendre devant un bon gros nanar WTF ou un film de zombie parce que souvent, ça repose le cerveau.

1 Comment

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  1. J’ai un vrai plaisir à suivre la carrière de Florentine, mais là pour moi c’est pas possible : passe encore sur le jeu trop monolithique de Banderas, sur le scénario qui ne raconte plus rien passé le postulat de départ avant la révélation de fin, mais alors le discours pompeux + la voix off couplés à un MANQUE total d’action, c’est une catastrophe ce DTV.

    Sans Adkins, le cinéma de Florentine tient mois bien, c’est fou quand ces deux-là bossent ensemble, il se passe vraiment quelque chose (dans les limites de la série B j’entends).

    Plus que Banderas, pour moi si il y a une surprise dans ce film c’est le niveau physique de Karl Urban, il faut que Florentine le réutilise dans un autre film en tête d’affiche.

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